SES DIFFÉRENTS NOMS ET QUALIFICATIONS
• L'imagination des anciens Grecs, si fertile en créations poétiques, avait peuplé leur ciel (l’olympe) d’une foule de charmantes Déesses, dont la plus belle , la plus attrayante était Aphrodite ou Vénus. Le culte de cette incomparable Déesse se trouve chez tous les peuples de l’antiquité. De nos jours, si l’on n’élève plus d’autels à Vénus ,• son culte n’est point et ne sera jamais effacé ; il existe dans tous les cœurs.
Les mythologues avaient donné à Vénus différents noms ou épithètes, selon l’objet pour lequel on l'invoquait.
Vénus Uranie ou céleste, signifiait l’harmonie des astres, dans leur course éternelle.
Vénus Psychique annonçait l’amour dégagé de la matière; les . sentiments purs, élevés; l’adoration et le respect.
Et par opposition :
Vénus Terrestre — vulgaire — impudique, caractérisait l’amour charnel, les désirs vénériens , les besoins du tempérament , l’acte brutal.
Vénus Féconde — procréatrice , spécifiait l’instinct de propagation, le but de la nature dans la réunion des sexes.
Vénus Apostrophie ou préservatrice , invoquée pour conjurer les malheurs de l’amour.
Vénus Victorieuse , qui asservissait les dieux et les hommes ; — et beaucoup d’autres Vénus qu’il serait trop long d’énumérer.
La fameuse ceinture de Vénus réunissait, d’après Homère, les charmes, les attraits et toutes les séductions de la forme ; — les amours vainqueurs, les brûlants désirs et l’ivresse, les entretiens secrets, les voluptueux badinages, les tromperies, les agaceries, les bouderies et toutes les armes avec lesquelles la feipme triomphe de l’homme.
Vénus était toujours accompagnée des ris et des jeux, des amours et des plaisirs ; — les fleurs naissaient sur ses pas et les zéphyres la caressaient de leur douce haleine ; devant elle, les flots irrités se calmaient, les vents se taisaient, les orages se dissipaient et les cieux, un instant obscurcis, reprenaient leur riant azur. — On lui offrait de très -fréquents sacrifices. Autour de ses autels, toujours parfumés et enguirlandés de fleurs, se pressait la foule des mortels implorant ses faveurs.
Vénus, ô charmante déesse! c’est par ta puissante influence que les êtres s’attirent, que les sexes se rapprochent et se confondent; que le pistil se penche amoureusement sur Y étamine pour en absorber le fécondant pollen. — O Vénus! c’est toi qui as peuplé les continents et les mers, d’êtres sans nombre, en les initiant aux plaisirs de la reproduction . Sans toi, l’instinct procréateur se perdrait. L’amour que tu symbolises, c’est le feu sacré qui perpétue la vie; sans l’amour, la vie s’éteindrait et notre planète ne serait plus qu’une masse inerte
Ainsi tu fus glorifiée, ô Vénus ! par les
poètes d’un autre âge, et ton règne fut de longue durée; mais, aujourd’hui, la science a relégué ton mythe dans le domaine de l’imagination et lui a substitué des vérités sévères, contrôlées par la raison.
LÀ