DE LA FÉCONDITÉ EN GÉNÉRAL
La vie qui anime notre planète n’est qu’une émanation atomique de la vie universelle.
Tous les êtres vivants qui peuplent la terre sont doués de la faculté de se reproduire; cette faculté, largement développée, prend le nom de fécondité.
La vie dévore la vie, c’est-à-dire ne peut s’entretenir qu’aux dépens d’autres vies. Cette loi s’applique à tous les êtres sans exception. Que l’homme soit carnivore ou frugivore, il détruit nécessairement d’autres vies pour entretenir la sienne; car le végétal aussi bien que l’animal, possède une vie qui lui est propre, et dont la durée est en rapport avec son organisation. *
La fécondité est relative à l’espèce. — Les plantes et les poissons, en général, sont doués d’une fécondité tout à fait exceptionnelle; nous ne citerons que quelques exemples :
Un pied de tabac donne 360,000 graines.
Un giroflier 700,000 ici.
La fourmi et l’abeille pondent. 460,000 œufs.
Réaumur a compté 20,000 petits dans le corps d’une espèce de mouche.
Certains poissons dépassent de beaucoup ces nombres.
L’esturgeon produit 3,000,000 d’œufs.
Le Gadus morhua de 5 à 6 millions.
Mais, à mesure qu’on s’élève sur l’échelle animale, les diverses pièces des organes générateurs se perfectionnent, la fécondité se restreint de plus en plus et finit par ne donner, chez les mammifères, qu’un ou deux produits par portée; à l’exception de quelques espèces qui mettent bas de six à quinze et même vingt petits.
SECTION I