‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 14 sur 106 · AXIOME · texte numérisé non relu

AXIOME

LA MENSTRUATION EST I.A CONSÉQUENCE DE L’OVULATION ET LE TYPE DE LA FÉCONDATION.

Les intéressants travaux des physiologistes modernes ont clairement démontré que les règles ont leur vraie cause dans l 'ovulation ou ponte mensuelle, c’est-à-dire dans la maturité d’un ovule ^ui se détache de l’ovaire et passe dans l’oviducte, pour aller se dissoudre dans la matrice lorsqu’il est infécond. La menstruation est un des princi-. paux signes de la fécondité : la femme aménorrhéïque ou privée de règles est généralement stérile ; de même , avant la puberté et après l’âge critique , la fécondation est impossible , par la raison que chez la jeune fille impubère, les règles n’ont pas encore paru, et que, chez la femme arrivée à l’âge critique , elles ont disparu sans retour.

Signes précurseurs des Règles.

Chaque mois , dans les ovaires de la femme pubère , il se produit un travail profond dont elle

n’a point conscience ; c’est le travail de l’ovulation qui précède ordinairement de quelques jours le flux menstruel.

A l’approche des règles , les femmes nerveuses et impressionnables éprouvent une surexcitation générale : le pouls augmente de force et de vitesse ; les parties génitales sont plus chaudes ; les petites lèvres et le clitoris éprouvent une légère tuméfaction ; aux douleurs lombaires succèdent des lassitudes dans les cuisses ; un cercle bleuâtre cerne les yeux ; la peau du visage perd son éclat ; l’appétit diminue ; la sensibilité s’exalte et les impressions sont plus vives. — Beaucoup de femmes , pendant cette époque , sont tristes , abattues, sujettes à des impatiences, à la mauvaise humeur et parfois à la colère ; elles ont besoin de repos et sont disposées au sommeil. Cet état de surexcitation diminue aussitôt que les règles ont pris leur cours, et disparaît complètement quand l’hémorrhagie est arrivée à son plus haut degré.

Ces phénomènes sont à peine sensibles chez les femmes actives, robustes et bien portantes; surtout chez les femmes des campagnes qui , pendant la période menstruelle, continuent leurs durs travaux, sans même y faire attention.

La menstruation normale dure trois ou quatre jours ; la quantité moyenne de sang écoulé est de 150 à 200 grammes. Mais cette régularité, est fort rare; car, la durée du flux menstruel et sa

quantité sont très-variables : Il est des femmes qui perdent beaucoup et pendant sept à huit jours; d’autres, au contraire, perdent peu et l’écoulement ne dure que deux ou trois jours ; — chez celles-ci , les règles sont , chaque mois , en avance de quelques jours, tandis que celleslà éprouvent un retard ; il n’y a point de régularité parfaite. — La durée et la quantité de l’écoulement dépendent du tempérament , de l’état de santé , de la condition sociale , etc. ; mais , ces variations, ces irrégularités ne sont point un obstacle à la fécondation ; les obstacles n’existent que dans les cas d’aménorrhée, d’imperfections ou d’infirmités génitales cités plus haut, et nous avons dit que ces infirmités exigeaient les secours de l’art médico-chirurgical pour être combattues victorieusement. Dans' les mariages où l’infécondité dépend des rapprochements sexuels faits en temps, inopportun , il est très-facile d’y remédier en se conformant aux préceptes indiqués au chapitre des jours fastes et néfastes de cet ouvrage.

SECTION II

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