DES INFLUENCES QUI PEUVENT AGIR SUR LES ELEMENTS DE L’OVULE
Beaucoup de ces influences sont occultes, profondes et ne se manifestent que par leurs effets ; d’autres, au contraire, sont plus ou moins appréciables et faciles à reconnaître. Ainsi, tous les agents qui tendent à modifier, à changer le tempérament primitif de la femme, portent atteinte à la fonction de l’ovaire, telle qu’elle s’exécutait antérieurement. — Le genre de vie, de conduite, de nourriture; — les exercices physiques, les voyages, les fatigues, le repos prolongé ; — les passions tristes et violentes, les maladies, etc., etc., sont autant de causes ou d’influences qui peuvent modifier la sécrétion de l’ovule humain et provoquer la subversion de ses éléments; de telle sorte que l’élément mâle absorbe l’élément femelle ou l’élément femelle absorbe l’élément mâle. Les deux faits suivants serviront d’exemples.
§ IV
La comtesse de ***, femme lymphatique à formes empâtées, mère de quatre filles, fut atteinte d’une maladie grave dont la convalescence longue et difficile la rendit sèche et très-nerveuse. Fécondée vers la fin de sa convalescence, elle accoucha d’un garçon.
Jeanne Lory, fermière, d’un tempérament nerveux, maigre , vigoureuse et d’une pétulance singulière, donna d’abord le jour à quatre garçons. Alitée , pour une plaie à la tête, suite de chute, une fièvre cérébrale se déclara et mit ses jours en danger. Revenue à la santé, il s’opéra un grand changement . dans sa constitution; elle prit de l’embonpoint, mais perdit son activité et de ce -moment ne se livra qu’avec nonchalance aux occupations de la ferme. Devenue enceinte, elle accoucha d’une fille ; deux autres couches successives la rendirent encore mère de deux filles.
Pendant l’année qui suivit sa dernière couche, son embonpoint diminua considérablement; les formes arrondies se fondirent, elle revint à son premier tempérament, à son activité et à ses premières habitudes, elle se masculinisa.
D’après notre théorie, si Jeanne Lory usait du mariage , en son état présent , la fécondation de-
vait être mâle , puisqu’elle était revenue à son tempérament primitif. C’est, en effet , ce qui eut lieu... L’année suivante, elle accoucha v d’un gros garçon.
Une influence qu’il ne faut pas oublier de mentionner, est celle de l’âge des procréateurs sur le sexe de l’enfant. — Les mariages de sujets trop jeunes, qui ont à peine dépassé l’époque de la puberté, restent souvent stériles, pendant les premières années, ou ne produisent que des filles, parce que les ovaires de la jeune mariée n’ont pas encore acquis leur complet développement. —
Les mariages de sujets trop avancés en âge ne produisent également que des filles, parce que les ovaires de la femme qui touche à l’âge de retour, n’ont plus la vitalité nécessaire au développement complet de l’élément mâle. Il y a, sans doute , des exceptions à cette règle , mais ellé réuni(t la plurarité des faits.
La jeune fille pubescente ^et la femme. qui arrive à la ménopause , sont les deux extrêmes de la période génitale.