CONSIDERE COMME CAUSE DÉTERMINANTE
C’est dans le tempérament ou constitution physique de la femme qu’il faut chercher la cause de la détermination du sexe de son fruit. Selon nous, c’est là qu’elle existe. — Lorsque la femme possède, au complet, tous les attributs, toutes les qualités de l’organisation féminine, elle engendre des filles, parce que dans ce mystérieux laboratoire qu’on . nomme l’ovaire, l’élément mâle est déplacé, annihilé par l’élément femelle. — Dans les cas où la constitution de la
femme se rapproche de celle de l’homme, elle procrée des garçons, parce que l’élément mâle déplace, absorbe l’élément femelle.
La causalité de la détermination sexuelle, réduite à ces deux termes, s’offre alors dans toute sa simplicité. — S’il était besoin encore d’autres preuves, les lois de l’hérédité physiologique prêteraient leur appui à cette théorie; car, il est vulgairement reconnu que la fdle d’une femme qui a procréé beaucoup d’enfants mâles, produira, ainsi que sa mère, plus de garçons que de filles.
g II.
Parallèle des deux organisations physiques mâle et femelle.
Avant de passer aux preuves qui confirment notre théorie, nous croyons utile de mettre sous les yeux du lecteur les principaux caractères des deux organisations féminine et masculine.
La fonction prédominante, chez la femme, est la génération ; cette fonction, qui commence quelques mois après la puberté, par la ponte mensuelle des ovules, se. continue par la fécondation, l’incubation ou grossesse, et se termine par la parturition et l’allaitement. — L’homme ne coopère à la procréation que par la fécondation, tandis que la femme produit l’œuf, le nourrit et
le transforme. La génération est enracinée dans sa nature ; elle domine toutes les autres fonctions du corps, elle détermine les premières directions le son esprit et l’occupe pendant toute la période génitale. On peut dire que sa vie se complète par l’amour conjugal et maternel.
C’est par ces divers motifs que le célibat est beaucoup plus nuisible à la femme qu’à l’homme. Parmi les nombreuses infirmités qu’il amène à sa suite, nous ne citerons que l’hystérie, les hallucinations érotiques, les altérations de l’ovaire, le squirrhe et le cancer de la matrice, toujours mortels...
En général, les systèmes lymphatique et nerveux prédominent chez la femme. — Les tissus cellulaires et graisseux sont très-abondants; ils cachent les saillies musculaires et arrondissent les formes. — La peau de la femme est douce, unie, à mailles moins serrées que celle de l’homme, plus extensible et exempte de poils, à l’exception de certaines régions du corps. — Sa constitution est humide, comme disaient les anciens. — La poitrine et le ventre sont bombés ; le bassin, ce laboratoire où sont cachés les merveilleux instruments de la génération, le bassin est fort large; les os des hanches sont évasés, le région fessière est très-développée ; les cuisses sont rondes et charnues; les genoux peu proéminents ; le mollet délicatement tourné ; le bas de la jambe effilé, le pied étroit et petit.
Chez l’homme, les systèmes osseux, musculaire et pileux ont un développement remarquable; ce dernier envahit la plus grande partie de la surface cutanée ; — les épaules sont carrées ; les bras musculeux offrent des saillies tendineuses; — la poitrine large , le bassin étroit , le ventre gardant la ligne droite ; la région fessière peu développée ; — les cuisses aplaties à la partie interne; les genoux proéminents; les jambes fortement musclées; les malléoles saillantes et le pied solidement articulé.
Cette légère exquisse de T organisation physique de l’un et de l’autre sexe, mettra le lecteur à même de mieux saisir le sens des expressions féminité — féminiser — masculinité — masculiniser qui reparaîtront souvent dans cet ouvrage. — Toutes les fois que la femme s’éloigne de Son tempérament pour se rapprocher de celui de l’homme, elle sè masculinise; de même que l’homme se rapprochant de l’organisation de la femme, se féminise. — Les femmes masculinisées , les viragos peuvent se féminiser sous certaines influences que nous signalerons plus loin.
§ III
Des tempéraments de la femme sons le rapport de la fécondation mâle et femelle.
Les tempéraments lymphatiques et lymphatico- . sanguins représentent la féminité et donnent des produits analogues. — Les tempéraments bilieux, bilieux-sanguins et bilieux-nerveux représentent la masculinité et donnent des produits semblables à eux. — Ces faits ont été observés et notés dès la • plus haute antiquité. Partant de ce principe, on arrive aux déductions suivantes :
lre Catégorie. — La femme purement lymphatique procréera toujours des filles, tant 4 que sa constitution lymphatique persistera, n’importe le tempérament de son époux.
Mais si , par un concours de circonstances , de causes , souvent inappréciables , sa constitution éprouve des variations, un changement dans les organes, avec ou sans altération de la santé ; si, de lymphatique qu’elle était, elle- passe, peu à peu, au type sanguin-bilieux, ou sanguin-nerveux ; ce changement retentira’ , sans nul doute , sur l1 ovaire et transformera son mode de sécrétion, c’est-à-dire détruira l’élément femelle de l’ovule , au prolit de l’élément mâle. — La fécondation
ayant lieu en ces circonstances, le fruit sera un garçon.
2me Catégorie. — Les femmes bilieuses et nerveuses, d’un tempérament sec, engendreront toujours des garçons, n’importe le tempérament du mari. — Se trouvent dans le même cas les femmes à constitution bilioso-sanguine, aux membres tendineux et aux allures masculines.
Mais, si par des influences modificatrices, leur tempérament s’éloigne du type masculin pour revêtir le type féminin, l’élément mâle disparaît devant l’élément femelle qui le remplace ; alors, elles procréeront des filles.
Faisons observer, ici, que la force, la vigueur du tempérament, la belle ou mauvaise santé, n’influent en rien sur la sexualité du produit. Une femme çbétive, faibhè, maladive, procréera des garçons, tandis que la femme grasse, énorme, à santé florissante, n’engendrera que des filles. — Le sexe du produit dépend, ainsi que nous venons de le voir, de la féminité ou de la masculinité de la mère ; autrement dit de la prédominance de l’un des deux éléments sur l’autre.
D’après cette théorie , — l’homme qui désire procréer des filles, aura neuf chances de succès contre une, en épousant une femme de la première catégorie. — L’homme qui désire posséder une progéniture mâle aura, également, neuf chances de succès contre une, en s’unissant à une
femme de la seconde catégorie; si toutefois les causes qui modifient les tempéraments ne viennent s’y opposer.
SECTION II