‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 45 sur 106 · LA PART DE L’HOMME · texte numérisé non relu

LA PART DE L’HOMME

D’une organisation délicate et nerveuse , la femme est soumise à des tributs périodiques dont les irrégularités assez fréquentes (nous parlons de la femme des cités), influent positivement sur sa santé et sur son caractère.

A ces époques elle est très-impressionnable ; elle éprouve des agacements , des impatiences , qu’il lui est difficile de maîtriser. La moindre contrariété l’afflige et parfois l’irrite, comme aussi une légère attention , une simple parole affectueuse la calme et dissipe sa mauvaise humeur. — Aujourd’hui elle est aimable, souriante, prête à recevoir et à donner des caresses ; demain èlle est triste, muette; tout la fatigue et l’ennuie;

elle s’isole, recherche la solitude et lorsque

vous la croyez plongée dans un profond abattement, vous la voyez tout-à-coup, alerte et joyeuse,

s’élancer au devant du plaisir Telle est la

femme nerveuse, à certains jours de son tribut mensuel.

Ces inégalités de caractère, ces oscillations d’humeur, ont leur source dans une organisation éminemment impressionnable. L’homme bien élevé, intelligent, qui veut être aimé de sa femme, doit étudier son état physique et moral, et ne jamais exiger d’elle des caresses dans un moment inopportun.

Les divers états nerveux que nous venons de signaler à l’attention du mari , sont des plus défavorables à une bonne fécondation. Or, comme il n’est point de père qui ne désire avoir une progéniture saine de corps et d’esprit , il devra, pour l’obtenir , suivre exactement les préceptes calligénésiques indiqués et ne jamais s’en écarter.

La femme, avons-nous dit, est un être fort impressionnable et d’une exquise sensibilité ; elle sait apprécier les bons procédés , les attentions de l’homme à son égard, et lui en donne des preuves, • à l’occasion. Mais elle est aussi d’une excessive susceptibilité aux manques d’égards, aux impolitesses, aux paroles dures, aux fatigantes importunités, aux grossièretés sensuelles

sa pudeur en rougit; cette conduite indélicate l’afflige, et souvent elle en garde rancune. C’est

pour ces motifs qu’on rencontre tant de mariages d’où le bonheur et la paix se sont enfuis.

Vous qui ambitionnez l’amour et l’estime de votre compagne, soyez toujours doux, aimable et prévenant avec elle ; n’exigez, ne commandez jamais en affaire d’amour. — Lorsque le désir vous presse, si votre femme n’est point disposée à vous accorder ce que vous lui demandez, ne montrez jamais d’impatience, surtout de mauvaise humeur!... Ce serait une faute grave, dont vous pourriez vous repentir... Remettez la partie a une autre heure, à un autre jour, soyez-en sûr, on vous en tiendra compte prochainement... Si, au contraire, vous prenez de force ce qui doit être donné librement et avec amour, vous satisfaites un besoin brutal pour goûter un plaisir qui n’est point partagé... et... vous vous perdez dans l’esprit de votre femme.

En pareille circonstance, combien il serait préférable et plus profitable , à la fois , de vous excuser de l’inopportunité de votre demande et de vous retirer en lui baisant la main.

La femme est capricieuse ; ce qu’elle repoussait tout à l’heure, elle le désire à présent ; douée d’une exquise sensibilité , les petits soins affectueux, une aimable complaisance la touchent ; une attention délicate, une soumission momentanée à ses fantaisies, une excuse à ses faiblesses, l’émeuvent et la vainquent... Elle éprouve bientôt le regret du refus qu’elle a fait à son mari ; elle

en souffre... Elle l’appelle et court se jeter dans ses bras ; parce qu’il est aussi bon qu’aimable ; parce qu’il a compris et respecté l’état moral où elle se trouvait au moment du refus* Elle en est reconnaissante et se donne tout entière à lui.

Vous le voyez, pour obtenir de sa femme tout ce qu’on désire , il ne s’agit que d’étudier son caractère et de baser votre conduite sur les diverses situations physiques et morales ou elle se trouve. Le moyen est fort simple ; pratiquez-le , vous serez aimé et aurez de nombreuses chances d’engendrer de beaux enfants.

SECTION VI

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