DES CAUSES NUISIBLES A UNE BONNE FÉCONDATION
Tous les jours et tous les moments ne sont pas également favorables aux bonnes fécondations. Les époux qui se livrent intempestivement aux plaisirs sexuels, commettent une faute grave dont ils auront, plus tard, le repentir; parce que si la fécondation s’opère dans un moment néfaste, l’enfant qui naîtra sera tôt ou tard victime de l’incontinence de ses procréateurs.
Les causes qui se renouvellent le plus fréquemment, sont : — Les fatigues du corps et de l'esprit. — Les veilles prolongées soit en parties de plaisir,
soit dans les travaux de cabinet. La tête et le corps se fatiguent également par des exercices physiques ou par une contention d’esprit trop longtemps soutenus. — Les époux doivent attendre que le repos ait réparé les pertes nerveuses qu’ils ont faites; car si à ces pertes non réparées, ils ajoutent encore celles que leur causera l’acte sexuel, ils éprouveront sans nul doute, un épuisement plus profond qui retentira dans les organes génitaux, et nuira positivement à la fécondation.
Les émotions fortes , accablantes , telles que l’effroi,
l’horreur, l’épouvante ! — Les passions ardentes ,
fongueuses , comme la jalousie, la colère, la fureur, la vengeance!... Les passions tristes , débilitantes , telles que l’envie, la crainte, les déceptions, la misanthropie, l’ennui de la vie, le désespoir ! — Enfin, toutes les émotions, passions et situations violentes qui ébranlent l’arbre nerveux, sont nuisibles et bien souvent funestes à la fécondation de l’œuf humain. Les époux, qui doivent nécessairement tenir à la santé et à la vie de leur progéniture, attendront que le calme soit tout à fait rétabli, dans leur organisation agitée, avant de se livrer à l’acte génital.
IJ alcoolisation f V ivresse de l’un des conjoints . et, ce qui est plus grave, l’ivresse des deux à la fois, est la cause la plus affreuse, la plus terrible des dégradations de notre espèce. — Les relevés faits dans plusieurs grandes villes d’Europe, établissent que les enfants engendrés par des
parents en état d’ivresse, succombent dès le bas âge à des convulsions mortelles, ou portent en eux les germes d’une dégradation physique et morale : les paralysies partielles, l’épilepsie, la chorée, les tremblements nerveux, l’idiotisme, le crétinisme, la folie, etc.!.... Tels sont les terribles effets de l’ivresse des procréateurs sur les êtres engendrés. N’est-ce pas épouvantable ?....
Le cas de maladie. — Nous croyons inutile de dire que dans les cas de maladie ou de convalescence de l’un des conjoints, le rapprochement sexuel est strictement défendu, dans l’intérêt du malade et de la fécondation.
Pour mieux graver dans l’esprit du lecteur les causes nuisibles à la progéniture, nous résumerons les empêchements du coït, dans les quatre préceptès suivants :
1° S’abstenir strictement de la copulation, après les grandes fatigues de l’esprit et du corps, et pendant le travail de la digestion.
2° Après les accès passionnels et les émotions violentes qui ont troublé l’équilibre nerveux de l’organisme entier.
3° Abstention complète, absolue du coït pendant et après l’ivresse ; pendant toute excitation alcoolique des organes, et particulièrement du cerveau ; car, il n’est pas d’influence plus pernicieuse, de cause plus funeste à la progéniture.
4° Le coït est sévèrement défendu pendant toute maladie, toute indisposition et tout malaise. Le
pratiquer lorsque l’organisation est en souffrance, lorsque la santé est dérangée, c’est aggraver le mal et opérer une fécondation défectueuse ; c’est, de la part des procréateurs, une coupable imprudence, dont ils auront plus tard l’amer repentir.
SECTION V
UN DES CÔTÉS DE L’ORGANISATION FÉMININE (physique
et morale) ; — des égards qu’exige la femme de