STÉRILITÉ CHEZ L’HOMME
Les causes de la stérilité absolue, chez l’homme, se rapportent à l’absence congéniale des testicules, à l’ablation de ces organes, ou castration ; à l’altération profonde et incurable des deux testicules, au point de pervertir ou de supprimer complètement la sécrétion du sperme.
Impuissance.
Ce mot ne devrait s’appliquer qu’à l’impossibilité où se trouve l’homme de pratiquer le coït, soit par absence de pénis, soit parce que cet organé, dépourvu de la faculté érectile , reste flasque, inerte à tous les excitants physiques et moraux. Dans cet état d’inertie, le pénis ne peut remplir sa fonction et l’homme est frappé d’impuissance. Mais, l’impuissance n’èntraîne pas nécessairement la stérilité; tant4que les testicules élaborent le fluide spermatique, l’homme peut engendrer. Quelques médecins, pour s’en assurer, ont injecté, au moyen d’une seringue, le sperme d’hommes impuissants mariés, dans le vagin de leurs femmes ; celles-ci' ont été fécondées et ont accouché à terme d’enfants bien constitués.
L’impuissance, par défaut d’érection , reconnaît différentes causes: — une lésion du cervelet ou des nerfs qui président à l’incitation vénérienne ; les excès du coït, comme aussi la continence prolongée, — la crainte, les chagrins, la surprise, un amour trop violent , un respect extrême ; le défaut de confiance dans sa force , a souvent humilié un vainqueur au moment du triomphe. — Les travaux opiniâtres de l’esprit, diminuent
considérablement la faculté érectile du pénis et préparent son inertie. — Les jouissances vénériennes prématurées; la masturbation, l’excitation continuelle de l’imagination par les idées ou des représentations érotiques, déterminent aussi l’atonie des muscles érecteurs du pénis et de son tissu érectile. C’est pourquoi nous ne saurions trop répéter aux jeunes gens qui sont jaloux de conserver longtemps leurs facultés viriles, d’être sobres de ces jouissances; il est sage. et logique de laisser aux organes copulateurs fatigués , le temps nécessaire pour réparer les pertes qu’ils ont faites. L’impuissance , avant l’âge, ne reconnaît pas de cause plus active que les abus vénériens.
SECTION II