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JOURS NON FAVORABLES A LA FÉCONDATION

Deux à trois jours après la cessation complète des règles ; quelquefois plus, d’autres fois moins , selon le tempérament de la femme, selon la durée de l’ovulation et de la menstruation, les jours néfastes commencent. — Alors, la fécondation devient impossible jusqu’à la maturité d’un nouvel œuf, ce qui la renvoie au mois suivant.

Tel est l’admirable et secret travail qui s’accomplit dans les organes génitaux de la femme, aux

époques de l’ovulation, de la menstruation et de la fécondation.

D’après ces données physiologiques, le mois se partage en deux périodes: l’une où la fécondation est certaine, l’autre où elle n’est plus possible. — Ces renseignements peuvent être utilisés dans un cas comme dans l’autre, selon les circonstances et la volonté des conjoints.

SECTION II

INFLUENCE DU COÏT SUR L’ÉCONOMIE HUMAINE ET PARTICULIÈREMENT SUR LA FEMME.

L’acte génital exercé modérément et hygiéniquement, c’est-à-dire dans les circonstances où il ne peut nuire à l’individu, est une fonction qui exalte la vie et produit des effets salutaires. C’est surtout chez la femme que le mariage agit en ce sens ; il développe ses charmes , et complète sa beauté ; son action s’étend aussi sur le moral, en lui donnant plus d’indépendance et d’aplomb.

Mais, autant les plaisirs modérés du mariage sont salutaires, autant leur abus devient nuisible ; il épuise le système nerveux, altère la beauté physique, engendre des maladies locales, des écoulements, des inflammations, des chutes de matrice,

etc., et porte atteinte à la faculté procréatrice. D’un autre côté, il pervertit le sentiment d’amour, enraie l’activité intellectuelle, obscurcit la raison et ne laisse de place, .dans l’esprit, qu’aux idées érotiques; enfin, l’abus des jouissances vénériennes peut conduire l’individu à une dégradation complète du physique et du moral.

Ici, nous nous permettrons une digression sur un point assez obscur aux yeux des gens du monde.

Beaucoup de femmes prétendent, probablement pour des motifs intéressés, que leur premier contact avec l’homme a été très-douloureux et suivi d’hémorrhagie. Cruenta Venus... Leur pudeur a lutté longtemps contre les efforts de leurs

époux Les pauvrettes! Pourquoi dévoiler

ces petits secrets? Est-ce pour se donner plus de relief? Etrange vanité !... Notez bien que ce sont toujours les femmes les moins véridiques qui ne craignent pas de faire ces singulières

confidences Un peu de réflexion leur eût évité

la confusion de n’être pas crues. .

Examinons le fait : — Ou ces vives douleurs, cette hémorrhagie, cette lutte sont des mensonges ; — ou la femme qui les a réellement éprouvées , est mal conformée génitalement ; ou elle est affligée d’un vice organique, d’une maladie.... Gela doit être ainsi, car la . nature qui a fait la

femme conservatrice de l’espèce humaine , n’a pu vouloir que le premier contact lui causât une aussi terrible douleur; s’il en était autrement, la femme éprouverait une invincible aversion pour ce contact ; ce qui n’est pas , puisqu’elle le désire.... Donc, loin de convaincre de la vérité' du fait, les confidences sus-mentionnées produisent l’effet contraire.

Du reste , les femmes de bonne foi, questionnées sur ce cas, avouent avec leur franchise naturelle, que le premier contact n’a pas été aussi pénible, aussi douloureux que les premières le prétendent ; elles ont, disent-elles , éprouvé un froissement désagréable, une légère érosion de la membrane qui tapisse les parties secrètes et par suite une sensation de cuisson.

La physiologie nous apprend que le premier rapprochement sexuel ne détermine chez la femme d’autre changement dans les organes génitaux que le froissement, l’éraillure ou une légère déchirure du repli membraneux nommé hymen; donnant quelquefois lieu à une perte de sang tout-à-fait insignifiante. La plupart des jeunes femmes sincères, avouent même n’avoir éprouvé que peu ou point de douleur à leur défloration. La cause doit en être attribuée à la bonne conformation du vagin et au volume normal du pénis dont l’introduction a dû se faire sans accident.

Les changements qui s’opèrent chez la femme mariée, soit par le coït fréquemment et longtemps

répété, soit par l’enfantement, sont très apparents : — les grandes lèvres sont un peu aplaties et moins exactement appliquées l’une contre l’autre ; leur surface interne a perdu la couleur rosée primitive; — les petites lèvres sont moins fraîches, moins érectiles et parfois de couleur brune ; assez souvent elles sont plus allongées et dépassent l’ouverture vulvaire, — le clitoris plus saillant et son prépuce plus développé; — l’orifice du conduit urinaire plus apparent, plus évasé et laissant sortir un jet d’urine plus volumineux ; — le col de la matrice plus sensible à la partie supérieure du vagin ; — le conduit vaginal plus élargi, et les replis, les froncements de la membrane muqueuse moins saillants ; enfin, le ventre moins arrondi, souvent ridé, et le bassin plus mobile dans son articulation sacro-lombaire.

Parent Duchâtelet, dans son intéressant ouvrage sur la Prostitution, affirme que, pendant sa longue pratique , il n’a jamais trouvé de notables différences entre les parties génitales des femmes mariées et celles des prostituées. Il cite l’observation d’une femme de 51 ans qui, depuis sa quinzième année, se livrait à . la prostitution, et dont les organes sexuels avaient conservé leur fraîcheur. On peut conclure de cette affirmation, i° que les femmes galantes et les prostituées de Paris donnent des soins particuliers à ces organes ; 2° que chez les femmes qui n’ont pas eu d’enfants, la dimension de l’ouverture vulvaire et

du canal vaginal est congéniale, c’est-à-dire vient de naissance ; et qu’on ne doit pas plus s’étonner de la largeur ou de l’étroitesse de ces parties, que des dimensions et directions si variables des autres parties du corps ; — 3° que chez les femmes qui ont accouché plusieurs fois, le conduit vulvoutérin est au contraire élargi, que les grandes lèvres sont amincies et les petites lèvres ont acquis une longueur, parfois incommode .

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