‹ La Vénus féconde et callipédiqueChapitre 82 sur 106 · DU CHAPITRE SUR L’HÉRÉDITÉ · texte numérisé non relu

DU CHAPITRE SUR L’HÉRÉDITÉ

La ressemblance soit morale, soit physique, n’est jamais complète, jamais absolue. La première s’observe sur une ou plusieurs facultés, sur un ou plusieurs penchants ; — la seconde n’a lieu que sur une ou plusieurs parties du corps, trèsrarement sur la totalité.

L’hérédité n’est jamais constante ; elle offre, au contraire, des lacunes et des suspensions. Les lacunes apparentes ne sont que des déplacements, c’est-à-dire le saut d’une génération à une autre, laissant entre elles une ^génération intermédiaire, exemple : Mlle T*** ne ressemble ni à son père ni à sa mère, mais elle est le portrait vivant de son grand-père.

Les suspensions de l’hérédité dépendent des mutations dans l’action des procréateurs, c’est-àdire d’une substitution de l’action de l’un des procréateurs à Faction de l’autre, dans la même partie ou le même organe de l’être procréé... — Exemple :

Le père est myope, la mère ne l’est pas ; ils ont engendré cinq enfants ; deux sont atteints de myopie, trois autres ne le sont point. — La mère est phthisique , le père ne l’est pas; ils ont pro-

créé quatre enfants ; deux ont hérité de la maladie de la mère , les deux autres en sont complètement exempts.

Dans ces deux cas, la lacune de l’hérédité n’est strictement que le remplacement de l’un des procréateurs par l’autre.

SECTION VI

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