‹ La véritable histoire de "Elle et lui", notes et documentsChapitre 11 sur 40 · Texte original · texte numérisé non relu

Texte original

« Caro Alfredo, » Non ci abbiamo scritto encora ne Tuno ne l'altro forse perche l'uno ne Taltro voila esser primo. Questo non toise

l'un ni l'autre ne voulait être le premier à le faire. Ceci pourtant n'a pas éteint cette réciprocité d'affection qui nous liera toujours de liens sublimes pour nous, et incompréhensibles aux autres.

» Je me réjouis de vous savoir sain de corps et fort d'esprit. J'ai toujours bien auguré de votre santé, pourvu que vous ayez le courage de résister à ces tentations de désordres qui sont les compagnes de votre nature trop impétueuse.

» Lorsque vous êles entouré d'une douzaine de bouteilles de Champagne, souve-

pero quella corrispondenza cTaffetto che ci leghera sempre di nodi sublimi p?r noi e incomprensibili agli altri.

» Godo di sentir vi sano di corpo e forte di spirito. Io no sempre vaticinato bene délia vostra salute, tutto che voi abbiate corragio di apporvi a quelle tenlazioni di desordini che sono compagni délia vostra natura troppo vivaee.

» Quando siete circondato da una dozina di bottiglie di sciampagna, ricordate vi quella caratina d'aqua de gomma arabica che vi ho fatto votare air albergo Danieli, e son certo che avrete animo di fuggir le !

» Addio, mio buon Alfredo. Amate mi corne io vi amo.

» Vostro vero amico.

<r P[IETR0] P[AGELL0]. »

nez-vous de cette pelite barrique d'eau de gomme arabique que je vous ai fait vider à Thôtel Daniéli, et je suis certain que vous aurez le courage de les fuir !

» Adieu, mon bon Alfred. Aimez-moi comme je vous aime.

» Votre véritable ami.

» P [ i E T R 0 ] l>[\GELLO] . »

D'autre part, M. Dudevant, le mari de George Sand, ne s'était pas plus inquiété du départ de sa femme pour l'Italie, ni des conditions de ce départ, qu'il ne s'était soucié de la vie indépendante, qu'avec son assentiment elle menait depuis 1831. Cette situation fut, en effet, acceptée dès cette époque avec un calme absolu par ce singulier époux, et nous allons citer, pour preuve de la bonne harmonie du ménage sur ce point, quelques-unes des lettres écrites à

M. Dudevant de 4831 à 1834, par celle qu'il avait livrée sans défense à tous les entraînements d'une existence d'artiste. Elles témoignent entre eux, dès 1831, d'une bonne camaraderie insouciante, qui, même pendant le voyage d'Italie, ne fut pas troublée. La pensée de ses enfants domine toute cette correspondance, où se révèlent les constantes préoccupations maternelles de George Sand.

[Paris, janvier 1831 .J

ce Mon cher ami.

* Maurice m'écrit qu'il a été malade.

J'espère que si c'eût été sérieux, tu me l'aurais écrit toi-même. Je désire que tu ne me caches jamais la vérité à cet égard, et j'espère aussi que tu ne voudrais pas m'affliger et m'effrayer en l'exagérant.

» Je suis arrivée sans encombre ni fatigue. J'étais seule dans le Courrier. Je me suis couchée en travers. Le conducteur me bâchait

comme une malle avec du foin et une grande peau de mouton. Il y avait trois dindes truffées dans un sac, dont je me suis fait un oreiller. J'avais bien envie d'en fourrer une dans mon sac de nuit.

» Demande donc à Vincent s'il a fait partir mon carton à chapeau, et la lampe. Je n'ai encore rien reçu, quoiqu'on m'ait promis chez Matron qu'on les ferait partir très exactement. Écris aussi chez madame Matron pour t'en informer. Je ne serais pas bien aise qu'ils fussent oubliés. J'ai grand besoin de collerettes, et mon chapeau m'a fait bien faute. Je n'ai pu aller voir madame Dudevant hier1, parce que j'attendais l'arrivée de celte diligence, et que, ne recevant rien, je n'ai été acheter un chapeau qu'hier soir. J'ai été de là chez madame Saint- Agnan, où j'ai passé la soirée avec madame Angel et les petites. Tonine est charmante; elle a des

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