Madame Duteil
i) j; « kCle et lui ».
1 Taris, fin janvier 1831].
« Jai été assez malade d'un rhume, mon ami. Mais je vais bien, et je commence à aller au spectacle. J'ai vu le Napoléon de Dumas, à l'Odéon1. La pièce est pitoyable, et Frédérick Lemaitre est bien inférieur à Gobert dans ce rôle. Mais la mise en scène, les décors, les évolutions militaires, la musique, sont magnifiques. L'incendie du Kremlin et le passage de la Bérésina sont de beaux spectacles pour les yeux.
» J'ai été hier aux Italiens. J'ai vu madame Malibran dans Olello. Elle m'a fait pleurer, frémir, souffrir enfin, comme si j'eusse assisté à une scène réelle de la vie. Cette femme est le premier génie de l'Europe. Belle comme une vierge de Raphaël, simple, énergique, naïve, c'est la première cantatrice et la première tragédienne. J'en suis enthousiaste.