‹ La vérité au duc de BordeauxChapitre 3 sur 4 · LE DUC DE BORDEAUX ET LE DUC DE NORMANDIE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BORDEAUX ET LE DUC DE NORMANDIE

soir, le duc de Bordeaux est arrivé avec sa suite à , en route pour visiter le duc de Northumberland,

LA VÉRITÉ AU DUC DE BORDEAUX Sç

<jui, on se le rappelle, était ambassadeur à la cour de C pendant Tenfance de S. A. R. Le duc de Bordeaux ( dans cette ville jusqu'au vendredi soir.

« Les journaux des derniers mois rendent compte pect des é^ards dont S. A. R. a été partout environné portance qu'on donne dans ce pays au noble visiteui rien eu de flatteur pour Thôte des Tuileries. Une < naturelle portait à voir un prince sur lequel semblent centrer les espérances futures des légitimistes de L'extérieur de S. A. R. n*a point répondu aux idée s'était formées du descendant d'une aussi longue suite Le duc est quelque peu au-dessous de la taille moyeni teint fleuri ; il est blond, il a les yeux clairs et, en gén( grande ressemblance avec les Bourbons de France. Soi Royale a très peu de cette, contenance noble et princ dénote un esprit élevé et royal, tandis qu'une expre: fierté, de timidité et d'irrésolution contrarie son < d'amabilité et de bon naturel. Si la physionomie ne pas, le duc de Bordeaux ne possède point le courage table, la fermeté de résolution ou le talent qui donner; chances de succès à un prétendant à la couronne de S'il s'asseyait jamais sur le trône de Charlemagne, ne sons que sa main ne retiendrait pas longtemps le n'ayant ni le nerf puissant de l'empereur, ni la j subtile du roi-citoyen, pour tenir en respect l'esprit t et factieux qui prévaut en France aujourd'hui. Dans 1 jours de Versailles, Son Altesse Royale aurait pu de^ roi populaire ; mais, maintenant, on demande à un m quelque chose de plus que les qualités propres à main pompes et la magnificence d'une cour, à décider sur ] de l'esprit et de la beauté, ou à résoudre une difficulté -gique. Dans ces jours de sinistre augure, il faut le co lion et la prudence du serpent, pour guider les destin -France. Si l'on mettait le duc de Bordeaux à l'épreuv craindrions qu'il ne faillît dans ces qualités de tête et que les progrès du siècle et ses innovations réclame tamment. Mais les défenseurs des droits imprescripi droit divin et des lois héréditaires inaliénables ne d -pas oublier qu'il existe un autre prince qui, quoique

milieu des humiliations et du désespoir, possède un rieur au trône des Capets, et qui prime ceux du petitarles X. Nous n'avons pas besoin de nommer le duc indie, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette : ce brtuné, victime d'impitoyables persécutions, desoufnméritées, et dont la vie n'a été qu'un tissu perpétuel îs et d'adversités. Pourquoi donc est-il dédaigné par listes, tandis que le duc de Bordeaux est courtisé, ouré de tous les honneurs attachés au rang usurpé par l'aveugle bigoterie et tyrannie de son granddroits du fils de Louis XVI au trône de France sont snt supérieurs à ceux du petit-fils d'un frère de la :adette. Le duc de Normandie possède des talents lériorité peu ordinaire, et un esprit façonné de mai rendre capable, dans toutes les éventualités, de dopouvoir et de défier la malignité de ses persécuteurs, ives de l'adversité, par lesquelles Son Altesse Royale )nt été assez sévères pour détruire en lui l'arrogance >sance et les pompes de la grandeur ; tandis que les ons et les souffrances auxquelles elle a été exposée )nné une leçon frappante de l'instabilité des splennaines, en lui démontrant que les rois et les princes, îs plus humbles de leurs sujets, peuvent devenir le rigueurs de la fortune. Dans les annales de notre nsolvables, on trouve un acte dans lequel Théodore, rse, assigna son royaume à ses créanciers après avoir ndant des années dans les prisons de ce pays ; l'acte duc de Normandie en est un triste pendant ; mais r était un aventurier qui avait gagné son royaume igue, tandis que le duc de Normandie est le reprée l'une des plus anciennes monarchies de l'Europe, ec bien de la vérité que l'éloquent Burke^ en s'expli- • le sort cruel de Marie-Antoinette, dit « qu'il n'y 5 d'esprit chevaleresque en France ». Comment les hisiiturs pourront-ils concilier l'anomalie du contraste ions dans les deux existences de ces deux descena maison de Bourbons : les ducs de Normandie et de K? »

2 décembre suivant, pendant le séjour du duc de Bor-

deaux à Londres, le même journal contenait encore Tarticle x:i-dessous :

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