LES COMPLICES
On insinuait qu'il avait des complices. L’Æclair l'a ercore affirmé :
« Nous touchons, dit-il, à une question d’autant plus délicate que nous ne croyons pas que l’on puisse et que l’on veuille recommencer le procès pour ceux des complices que l’enquête à dessein écarta tout d’abord. Nous ne signalons ce détail que parce qu’il a été abordé dans l'enquête et qu’il concourt à établir la culpabilité de Dreyfus.
Si l’on perquisitionna chez Dreyfus, on ne perqui-
sitionna pas chez ses alliés. Or, l’un de ceux-ci, deux
jours plus tard, partait pour l'Italie. Un agent le filait et le voyait entrer au ministère de la guerre à Rome. L'agent n’avait pas mission de l’arrêter. Il se borna à faire son rapport.
On ne savait quelles raisons exactement appelaient