‹ La vérité sur l'Affaire DreyfusChapitre 15 sur 32 · ENT · texte numérisé non relu

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au ministère italien ce personnage ; mais on savait que des documents secrets sur les ouvrages du corps retranché de Nice avaient été en possession de Dreyfus.

Le capitaine, au cours de l’un des voyages d’étatmajor accomplis par les élèves de l'Ecole supérieure de guerre, avait étudié avec soin ces ouvrages sur lesquels il avait rédigé un rapport très détaillé qu’il avait pu compléter plus tard, à laide des renseignements recueillis par lui à l'état-major de l’armée.

On ne crut pas devoir inquiéter ce personnage, car la justice militaire, rendue incompétente par l’introduction d’un civil dans l'affaire, aurait dû se dessaisir et Dreyfus aurait échappé au Conseil de guerre pour comparaître devant la Cour d'assises.

D'ailleurs, une surveillance incessante exercée sur ce personnage suspect pouvait faire découvrir d’autres complices, car on en soupconnait et l’on en soupçonne encore, à Nice notamment, qui sont observés de fort près. »

Tout cela est faux. On a filé en effet une personne ef cette personne est prête à se faire connaître. Si on ne l’a pas inquiétée, c’est qu’elle ne pouvait l’être en aucune façon ; il n’existe pas de complice et il ne peut en exister, puisqu'il n’y a pas eu trahison. Quant aux autres assertions, elles sont purement fantaisistes, mais elles tendent à tromper volontairement l'opinion publique ; je n’en rend pas responsable le journal qui les a reproduites. Maintenant encore, ces affirmations ont été

répétées. Faisant allusion aux lignes qui précèdent, M. Montville (Journal du 9 novembre 4896), écrivait :

L'auteur de la brochure se trompe. Dreyfus a eu des complices. Dans le numéro du 16 septembre, le Journal à publié, à ce sujet, unentrefilet qui fut très reproduit et qui n’a jamais été démenti parce qu’il ne pouvait pas l'être.

Le voici :

On parle d’un complice de Dreyfus qui, au lendemain de l'arrestation de ce derniér, aurait gagné l'Italie, On aurait pu arrêter ce :omplice, mais on y renonça. C'était un civil, et la justice militaire devenant incompétente, il aurait fallu juger Dreyfus devant la cour d'assises. C'était ce qu’il fallait éviter. Cet espion, qui est Italien, est bien connu au ministère de la guerre, qui, depuis plusieurs années, le fait étroitement surveiller. Mais l’ex-eapitaine Dreyfus, on en a la cerlitude, aurait un autre complice qui ne serait pas le premier venu, qui jouirait d’une fortune considérable et occuperait une haute situation. L'inquiétera-t-on, celui-là ?

Le lendemain de l'apparition de ces lignes, le complice en question était, d’une façon des plus transparentes, désigné far un de nos confrères. »

Je suis obligé de le répéter une fois de plus : ce sont là des racontars sans valeur; iln’y a pas et il ne péut y avoir de complices civils du capitaine Dreyfus. Je mets au défi

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