‹ La vérité sur l'Affaire DreyfusChapitre 30 sur 32 · PAUSE · texte numérisé non relu

PAUSE

Tout cela est parfaitement raisonné, mais c'est raisonner dans le vide. Je n’ai Jamais écrit — les lecteurs de cette brochure l’auront constaté — que le rapport du commandant Besson d'Ormescheville coucluait à la non culpabilité du capitaine Drevfus, et l'argumentation de M. d'Ormescheville, quelle que soitsa valeur, est inutile. Ce que j'ai dit,et je le maïintiens absolumené. c'est que ce rapport ne contenait aucune charge contre la capitaine Dreyfus et qu'il concluait à sa culpabilité uniquement en se basant sur les témoignages contradictoires des experts.

.…D'interwiev de M. le commandant d'Ormes-

G cheville se termine par ces mots : (€ Cette brochure de M. Bernard Lazare, tout en tendant

73 vouloir innocenter Dreyfus, n’est peut-être qu'une manœuvre de vengeance contre mot, contre M. Brisset.» Pour quels motifs aurais-je voulu me venger de M. d'Ormescheville ou de M. Brisset que je ne connais pas? Ils ne sont pas mes ennemis, et je ne les ai jamais considérés comme tels; je n'ai pas voulu dans cette brochure attaquer des juges, mais défendre un innocent; je n'ai pas été guidé par un csprit de vengeance, qui n'aurait aucune raison d'être, mais par un esprit de justice. Je n'ai pas autre chose à répondre.

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