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métisses. ‘ . Et c'était pour elle un rempart à l’abri duquel elle était bien : ‘aise de se tenir, car il n’y à pas encore bien longtemps les Indions étaient barbares autigment quels Puissance ne les 4 ‘trouvés; ils étaient nombreux, en Inttes les uns avec les autres. Lespartis de guerre se croisaient dans toutes les directions . Les.Oris, les Pieds-Noirs, les Sioux, du Minnesota, du Dakota, du Montana se disputaient le plamet de la bravoure. Ce qui les rendit.alors inopinément plus à craindre, peut-être plas qu'avant, c’est que par leurs rapports avec les blancs et toutes sortes de gens livrés aux aventures, ils s8 trouvèrent, voilà une trentaine d'années, mieux armés qu'ils ne l'avaient été jusque-là:
Il eût été impossible à la Compagnie de se maintenir, sans avoir à faire des dépenses continuelles, nécessaires à l'entretien d’une force armée considérable. = »
Les Métis sont les hommes qui domptèrent ces nations sau-
*-vages par les armes, et qui, ensuite, les adoucirent par les bonnes relations qu'ils entretenaierit avec elles à la faveur de la”paix.
© Ce sont eux quimirent, au prix de leur sang, la tranquillité dans le Nord-Ouest, = L . oi
\ EnTRée DE LA Puissance
"Quand'Ia Puissance se présenta ànos portes, elle nous trouva. donc dans le calme. Elle trouva dans le Nord-Ouest non-seulement Je peuple métis en bonne condition de vivre sans elle, : . <omme je l’aimontré dansle cours de cetarticle, mais le peuple métis avec an gouvernement à lui, libre, en paix, fonctionnant et faisant à son compte l'œuvre de la civilisation que la Compagnie de l'Angleterre n'eût pas :pu faire sans des milliers … d'hommes de troupe : un gouvérnement de constitution définie et dont la juridiction était d’autant plus légitime et à respecter - qu'elle s’exerçait sur un s0l qui lui appartenait. . ” Qu'a fait 1a Puissance ? Elle a mis la main sur le pays des, 7 .Métis comme sur le sien. De ce seul coup, elle a donné preuve . ‘que «on plan était de lés frustrer de leur avenir, Elle a mis en jeu, même leur condition présente. Car non-seulement elle a fait partir le solde dessous leurs pieds, mais leur a°en êté com-
plètement l'usufruit. Ainsi privé de son pôint d'appui dans le, -
. monde, au débat de son existence, lélémeñt métis est dans une ‘ position bien: plus triste que la classe même‘indigente.parmi les 7 émigrants, Danit pauvres que bien des émigrants puissent être, +
par le fhiëmême qu'ils ont été élevés an milieu d’une civilisation |.‘
môrie, ils arrivent an Nord-Ouest avec. une dot: morale” pré-"
l'autorité du Consoil de in Prairie et sons la pfotection des lois —
cieuse en habitudes d'économie, avec une dot morale d'arts et d’aptitades excellents. Ils sont riches et en moyen de gagner lour vie, Ils forment une société prospère et par la jouissance. plus ou moins complète de son territoire ils deviennent des bhômmes industrieux. : .
Mais les Métis, au début de leur carrière, comme -ils le sont aujourd'hui, n'ont pas encore fait ces progrès. Et leur ôter leur * pays, c’est démoraliser les forces de lenr caractère ; en les ré. duisant à lutter péniblement pour chaque bouchée de nourriture, c'est leur ôter lo moyen dé faire ces progrès ; qu’on y fasse attention, et lon reconnaîtra que chaque nstion, chaque tribu, à l’état de vie mème le plus primitif. a des biens que son pays Jui fournit en abondance, sans qu’elle ait beauconp à travailler poar les convertir en arttles de subsistance. ; Dieu qui est lear Père les dote ainsi, d'abord parce qu'il est bon, et puis parce qu'il veut que la reconnaissance de tous les hommes s'élève à Lui, Enfin, il entre dans ses desseins de cha-, rité que . ‘ CHAQUE PEUPLE SOIT A L’AISE
dès son enfance, et qu'il ait de quoi bénir le nom de son Dien, tant pour les faveurs qu'il reçoit de Lui à son berceau, que pour, les richesses et l'opulence dont ses travaux et ses entreprises sont couronnés aux autres époques de sa vie,
Je le demande à tous ceux que les notions de la. vérité et de la plus simple justice éclairent. Est-ce que l'honnêteté permet à an peuple plus grand de ravir à un peuple plus petit sa patrie? L’humanité répond que non. La-conscience humaine déclare qu'un tel acte est criminel, et que ses” conséquences funestes sont nombreuses et malaisées à mesurer, C’est un mal qui porte avec lui le meurtre, La patrie est a plus importante
e toutes les choses de la terro, et de plus; elle est sainte par les ancêtres qui la transmettent, L'enlever au peuple qu'elle a . produit est aussi abominable due d'arracher une mère à 8es petits enfants dans le temps qu'ils ont toujours besoin de ses services. Mais la patrie s'appelle la patrie parce qu’elle est le don de Dieunotre père; héritage sans prix, je dois dire plutôt, héritage divin ! le peuple qui prend injustement à un autre peuple sa patrie, commet le sacrilège le plus grand, parce que tous les : . autres sacrilèges ne me semblent que des parts de celui-là.
Eh bien! je gouvernement d'Ottawaest coupable de tout cela vis vis des Métis. . To sos ":
* Encore si en leur pillant leur patrimoine, il eût eu assez do conscience pour leur remettre au moins un simulacre d'intérêt, d'année en année, - rt ? ;
Le
Il bien eu la précaution de traiter avec les Sauvages; il a ‘ fbien reconnu tous leurs petits camps, avec leurs chefs. C'est
: vrai que la Puissance a calomnié le Gros Ours et sa tribu, d'la
” face de toute la civilisatjon, parce que le Gros Ours et ses Cris, sans être assez éclairés pour demander Ia valeur complète de leurs terres, avaient néanmoins assez de bons sens et de con-
naissance des choses, pour ne pas vouloir les céder, à moins
d'une compensation moyennement utile. , C’est vrai qu'en reconnaissant les autres Indiens plus timides
et moins clairvoyants que le Gros-Ourts, la Puissänce avait eu . la finesse de ne leur reconnaître le droit ni d'estimer leurs .
‘terres, ni‘d'hn füire le prix. Cest vrai que ses
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