L L SÉSUDE SUR
du “Lac aux Canards où il le confie aux soins des autres prisonniers anglais. Neuf: cadavres ont restés Sans sépulture sur le terrain, va-t-il donner ordre de : . les mutiler ou de les profaner ? :Non, aussitôt arrivéan. F “ Lac aux Canards ” il en confère avec le brave Gabriel
mandant de la police, du Fort. Carleton, l'avertissant
‘de vénir enterrer. ges morts, et que, loin-de lui nuire
dans cette opération, on'est prêt, de la part des Métis, ; or à lui donner tout le concours nécessaire. d
Ce message est confié à l'un des prisonniers anglais, / qui accomplit sa mission, et quand quelques jours :
cher les’cadavres de leurs camarades, ils trouvent leurs 4 Corps, recouverts. et mis à l'abri des bêtes féroces et une a ‘escouade de Métis français qui Îles aident dans leur | + triste besogne. , .
Au “Lac aùx Canards ” il attend, pour donner à . ses gens, le signal de la fusillade, que la police ait commencé le feu et tué deux de ses hommes.
Durant la bataille de la “ Coulée de Poisson”, Riel | resté dans Batoche, se met à genoux et prie durant 7 heures les bras en croix pour le salut de sa nation:
Pendant le siège, il s "expose sans armes dans les postes les plus périlleux, ne cessant d'encourager de ses: paroles et de ses conseils les défenseàrs de Batoche.
Est-ce là la conduite d’un homme cruel, sanguineire et altéré de sang ?
LS
I y à doné une contradiction inexplicable, entre l'accusation portée contre Riel, au sujet du soulève
« ment'des Sauvages; et tous ses actes, et il faut de tonte
u ‘nécessité aller chercher ailleurs. les motifs réels de la
e Dumont, ét, de suite, une lettre est adressée au com. >
après, les-volontaires de Prince Albert viennent cher- ./
° Tonne, 8 ‘au sujet de cette grave accusation dansle procès
le LT TT
{LA QUESTION ATÉTISSE ct 269 .
‘ coopération armée des tribus-indiennes dans’ ‘la révolte de 1885.
Ces motifs sont bien antérieurs à la date du soulève: ou | ment des Sauvages, et quand je les aurai exposés, il
‘sera impossible de ne pas ‘se conraincre que l’auteur !
sur qui doit retomber-toute la responsabilité de cette , guerre indienne, n est certainement pas celui que l’on accuse, Riel‘ le chef métis, mais bien le Fguvernement L canadien.
Cépendant; avant de démontrer, d'une mañière péremptoire l'exactitude et la véracité de mon avancé, je vais toutefois disséquer la preuve faite par/la Cou-
Riel. = :
‘ Après la prise de Batoche, on trouva les papiers du | ; Conseil des Métis, et ils furent de. suite expédiés à Ottawa pour y être conservés comme papiers d'Etat.
An nombre de ces ; documents écrits, se. trouvaient . À.
.!’ des Métis et à des Sauvages en cho dæ Batoche.
Lors du procès à Régina, partie de ces papiers furent produits par la Couronne, avec les remarques suivantes
. de son représentant, M. Osler, s'adressant BUx, jurés ;
“TS ÿ 2 parmi ces papiers uns lettro adressée À aux se
‘et aux Métis de Fort Pittet de Baitleford, écrite par Octave Ré. .
gnier, agissant comme sarétaire où en une ‘autre qualité pour ‘
Riel.
S On-prouvera que cette lettro a été dictée par l'accusé : c'est « : une lettre du 1ér mai 185, incitant les Sauvages àse Crus ce
Les Sauvagés du Fort Pitt et de Battleford, faisaient | partie de la bande de Gro$-Ours. : 2". à 5 7 UE, Non
D Us , Lu“
«ir 7e une lettre, ‘continus M. Oslers-trouvée dans le camp. $'
de Poundmaker, lettre écrile par l'accusé, lottre qi vous sera Ÿ .e pa : . :
“ n ” r u n : D Un ES . Ce LUN Pr . a : 2 sie, : c'e : . ja cr s ; of » 6 y , - 8 5. e Un et CS nd a 1 De ‘? 4 12
270 ÉTUDE SUR re
lue.et qui indique une tentative, de propos délibéré, d'attirer sur cepays la calaïnité d’une guerre avec les Sauvages etde toutes . les horreurs qui l'accompagnent: (Epitome etc., p. 54.) |
Quelle preuve la Couronne a-t-elle faite. au sujet de
” ces deux lettres, la première par Régnier, comme secré-
taire de Riel, et la seconde par Riel lui-même ? | Dans la liste des exhibits produits par la Couronne, la lettre du ler mai 1885, n'apparaît pas avec la date
‘qu'on lui assigne. Aucun témoin ne la mentionne dans
le procès, et assurément Régnier qui l'aurait écrite sous
‘la dictée de l'accusé, suivant l'affirmation de M. Osler, * était bien l'homme le plus en état d'éclairer le tribunal
sur la question: ’
A-t-il été assigné comme témoin ? Non et pour cause. A-t-on cherché, d’un autre côté, à établir que cette lettre était bien de l'écriture de Régnier ? Non.
Si nous référons maintenant au procès de Gros-Oùrs,
‘ nous voyons que le chef sauvage est accusé lui aussi
d’avoir fait écrire par un nommé Montour une lettre aux Métis du Lac La Biche. to.
Cette lettre était adressée à ‘Alexandre Salomon et. disait suivant le-témoin-Pritchardr— TT & Qu'il eut à prendre ses précautions contré los Sauvages qui
lui voleräient, dans tous les cas, ses fusils et ses muünitions, et que son meilleur parti était de lès livrer de bon gré.”
Trouve-t-0n i ici, quelque rapport, un semblant d’ana-
—Jogie entre cette lettre et celle que l’on a prétendu " avoir été écrite par Régnier sous la dictée de'Riel? .
Pourtant, c'est bien là tout ce qui a été dit et prouvé à ce sujet. De Riel, pas un mot dans ce procès, de lettres
°. produites aux jurés, aucunes, | * Mais admettant pour un instant que Riel äürait fait
écrire par Régnier, à Gros-Ours, la lettre en “questions
Pi
Le
er
s cs
‘datée du. ler mai 1885, incitant les Sauvages à la guerre L : et au pillage, comment pourrait-on logiquement ‘en:
arriver à dire, qu'il était responsable des assassinats commis au Lac aux Grenouilles, sur la personne des missionnaires Fafard et Marchand, un mois auparavant savoir, le 2 avril, et du pillege du Fort Pit, le 17 du même mois? ‘
Riel aväit-il besoin de pousser à la révolte et an car-..
nage, des gens qui avaient déjà si bien débuté dans le
sentier de la’guerre ? ‘ Au reste, ce procès établit hors de conteste, par le
témoignage désintéressé de Henry R. Halpin, commis
de la Cie de la Baïe.d'Hudson, que c’est de la bouche E
du témoin même que Gros-Ours,'a appris le 19 MAIS, qu'il y avait eu des désordres dans, Batoche et. que “Riel, suivant le “ Herald ” de Battléford' avaitpillé les malles. Ce chef sauvage connaissait donc. le soùlèvement des Métis, et la lettre de Riel, ent-elle j jamais été écrite le ler mai 1885, par Régnier et envoyée à l'adresse de Gros-Ours, ne pouvait guère activer et aug- - menter- l'attitnde belliqüeusé que sa-tribu avait déjà
prise, dès le 2 Avril, un mois auparavant au ‘ Lac aux
Grenouilles ” et le 17 du même mois au Fort Pitt.
Procès des personnes impliquées dans l'insurrection du N ord- Ouest, 1885, p. 221.
“Il y 2, * Éait la Courÿnne, uns lettre écrite par l'accusé, que lon a trouvée dans le camp de Poundmaker, dont il vous sera fait lecture, lettre qui indique une tentative, de propos délibéré, d'attirer sur ce pays. la calamité d'une guerre avec les Sauvages. Lu .
Concernant ce fait, les représentants du ministère
public, ont fait entendre un seul témoin. . C’est un.
nommé Robert Jefferson, instructeur agricole du gou-
vernement sur la réserve des Cris, et qui, durant toute
R et da ta Ls,
| LA QUESTION MÉTISSE Ci ‘OL
272 os ÉTUDE SUR.
la guerre, est démeuré prisonnier dans le .camp de Poundmaker. Il déclare qu'il a entendu lire une lettre à Poundmgker, par un Métis du nom de Delorme, mais il ne peut dire sous serment si elle a été lue en fran-
| çais, en anglais ou en allemand, il croit qu'elle lui a été
lue d'abord en français, mais il n’en est pes sûr. | . Puis il ajoute qu'élle a été traduite, mais dans quelle
." , … langue, il ne saurait le dire. | Ce x Tout ce qu'il sait, c’est que la lettre qui lui est mon-
“ trée par la Couronne, il .se rappelle l'avoir déjà vue . deux fois, la première entre les main de Pourdmaker ‘et la seconde ‘entre celles de sa femme, bien éprès le.
reddition de “Riel. .
Et quand on lui demande de relire cette lettre qu'il ‘a en l’occasion de relire plusieurs fois et, d'apprendre même par cœur depuis le commencement du procès, il hésite, la mémoire lui fait défant et dans quatre lignes, il change les expressions, mélange l'adresse avec le corps dn document, et ajoüte des mots qui n'ont jamais été écrits dans l'original (Epitome pp. 143 144). - Une semblable preuve pouvait bien à juste titre pro- - ___ voquer les réflexions suivantes-de-la part de l'avocatde——— Riel, M. Fitzpatrick, dans son adresse‘aux jurés : Le
‘ On nous parle des documents trouvés dans la chambre du conseil. Quelle preuve avons-nous eue que ces documents aient été employés pour nne fin quelconque, ou pour les desseins : qu’on 8 attribués à l'accusé ? Quelle preuve avons-nous”eue de ..
- l'envoi de ces documents, et qu'il a été fait appel à ces hordes un .‘sauväges, les incitant à se soulever dans le but d'exterminer
. des.blancs ? ” : - + .: "Vous n'avez eu à cet effet qu'un seul fait; vous avez eue Ta preuve.d'une lettre envoyéo à Poundmaker; vous avez eue la ‘ ‘preuve.qüu'une lettre a été trouvée au camp de Poundmaker, et . Quelle preuve avez-vous eue de cela? Ne pensez-vous pas qu'il : ‘ est étrange de voir que cettre lettre ‘ait ét6 trouvéo au camp de Poundmaker, qu'elle ait été trouvéa en la possession de -
…. Poundmaker, qui est actuellement MM les jurés, ‘comme chs-
cun lesait prisonnier entre les mains de la Couronne, que cette lettre lui ait été envoyée, dans ie but d’exciter les passions diaboliques des sauvages et qu'il ne vous ait été donné aucune preuve que cette lettre a été lue à Poundmaker, sauf par un assistant qui déclare avoir entendu diré quelque chose
. de ce genre ? Celui qui lui alua lettre n’est pas produit, et
pourquoi Poundmalker n'est-il pes ici, n'est-il pas amené à cette tribune et comme témoin 7. Te “Pourquoi Poundmaker n'a-t-il pas. été produit par ls
- Couronne-et interrogé comme témoin, pour prouver qu'il a
- spéciales pour la prestation du serment, et il y a même, dans : . Ja législation de ce pays, des dispositions spéciales, portant.
reçu cette lettre qu’il l'a lue etl'a comprise et qu’il en a compris la portée?” , , .
“ Pourquoi Gros-Ours et les autres sauvages. auxquels l’ac-
eusé est supposé avoir écrit, n’ont-ils pas été amenés en cour?
Is sont à un jet de pierre de cet édifice même ; ils sont sous le contrôle de la Couronne, et si cet homme est coupable de la barbarie dont on l'accuse, s’il est le méprisable scèlérat que
vous représente la Couronne, pourquoi n'est-ce -pas prouvé? : -. Vous savez messieurs. que la loi a des dispositions spéciales pour
Vinterrogatoire des gens comme ceux là. Elle a des dispositions
que même si quelqu’an ne croit pas en Dieu, il peut cependant être interrogé comme témoin : ?” |
“ Pouvez-vous en trouver quelque justification, quelque ex-.
-cuse ? ” i
__.#{ Te soutiens mgssieurs qüe vous ne le pouvez pas, et je dis
‘qu'on, nous avous le-droit d'exiger qu’on produise la meilleure:
que quand,une aussi terrible accusation est portée contre quel-
preuve possible, de manière qu'il ne subsiste aucun doute à ce sujet, ” Vs es
“ J'affirme que si-cette preuve eut pu être fournie, elle l'aurait, été ot je sais que Ài les avocats de la Couronne ne l'ont
. pasfaite, c'est parcequ'ils ne pouvaient la faire, car vous avez
vu qu'ils n'ont rien négligé, rien oublié dans cette ésuse. ” {(Epitome etc pp. 191, 192 & 193.)
ET Yon, Riel n’a pas cherché à eoulever les Sauvages, et
: l'ent-il fait que son érime ne pouvait être plus grand aux : yeux des autorités fédérales que celui du colonel Dennis .
et du Gouverneur Schultz qui, tous deux, en 1859-70 .
. a . # - ne meme semer us me .{ 274 ‘ ÉTUDE SUR
avaient excité les tribus indiennes à prendre les armes
contre le gouvernement provisoire de la Rivière-Rouge. L
Ce qui était faute grave chez le Métis français et catholique, devenait-il vertu admirable chez l'Anglais et le protestant, du moment que ses actes secondaient les vues ministérielles ? Il faut le croire, puisque ces deux personnages ont été comblés des faveurs gouvernementales, tandis que le chef de le nation métisse n’a eu pour toute récompense que l’ignoble échafaud de
Régina. “ Au reste, pour confirmer de fait que ‘Riel n’a pas -
essayé, et n'avait pas besoin de solliciter les Sauvages à prendre les armes côntre le gouvernement canadien, nous avons la parole de Mor Taché, qui dit dans son mémoire du 7 Déc. 1885, ce qui suit: |
On à tort de jeter sur les Métis, toute la responsabilité du soulèvement des Sauvages. L'alliance des uns et des autres est. naturelle et doit se produire indépendamment de toute tentative ad hoc. Il y a, entre ces deux races, communautés .de langage. d'origine et j'ajouterai de mécomptes. ”
‘* Dans la prairie et dans la forêt, le Sauvage a reconnu la
‘ supériorité du Métis sans la jalouser, parceque c'était son pa-
rent ; aussi dès que les Métis ont manifesté du mécontentement, les sauvages en ont tiré une conclusion a furtieri, qui n'a pu manquer d’avoir son effet. ” ct
“ C'est une des raïsons pour lesquelles, il était si important de ne pas s’aliéner l'affection des Métis, mais bien au contraire de se les ménager, comme intermédiaires efficaces. ”
Quoi de plus naturel en effet, que la prise d'armes de la race sauvage en faveur de la race métisse, quand il est avéré qu'il y a entre elles communauté de langage, d'origine et de mécomptes, suivant l'expression adoucie de Sa Grandeur Mgr Taché ? Mais la coopération active des Sauvages en cette ‘circonstance, trouvait-elle seulement son excuse dans les liens de la ps-
At.
al
ri ©. LA QUESTION MÉTISSE | 275
renté, et dans la communauté de langage et d'origine
‘-qui uxissait leur nation avec celle des Métis ?
* Malheureusement non, car le gouvernement canadien qui avait violé à mainte et mainte reprise ses traités
avec les tribus indiennes, les laissant depuis nombre
d'années à la merci d'employés malhonnêtes et -d’une
immoralité révoltante, devait s'attendre à voir un jour .
ou l'autre ces pauvres mais fiers enfants de la forêt donner-cours à leur ressentiment motivé, en exerçant de terribles représailles contre ses persécuteurs offciels. 2 2 ‘ :
Le soulèvement métis les a trouvés tout prêtset ils 2
entrèrent de cœur, puisque les révoltés, leurs frères, : étaient comme eux les victimes et les persécutés du
même gouvernement: Toute autre agitation se serait-
elle produite au Nord-Ouest, qu'elle aurait eu appuiet :
secours chez les Sauvages, tant ils étaient exaspérés et . / o réduits au désespoir. co Ils mouraient littéralement de faim et comme le disait l’an de leurs chefs:
*“ Il vaut mieux pour nous périr les armes à la main et nous
venger que de moürir faute de vivres. ” ,
“Toutes les bandes impliquées dans la rebellion, dit le gouverneur Dewdney, dans son rapport de 1886, sont Ia bande de Une-Fièche, ia bande de Barbu OKenasis, une partie de
celle de Petaquakys, dans le district de Carleton, et tous les .
Sauvages dans le district de Battleford et de Fort Pitt, excepté la bande de Moosomin et une partie des fils du Tonnerre, cette dernière refusant d'approcher le camp des rebelles, 4 moins d'y être forcée par le manque absolu de tout. ” |
Ainsi d’après la déclaration de ce hant fonctionnaire,
les deux bandes en dernier lieu mentionnées refusèrent :
de se soulever à moins d’y être contraintes par les privations. Faudrait-il en conclure que les autres bandes fa-
du
‘rent forcées de se joindre aux rebelles, par suite de privations et pour autres motifs aussi déterminants ?
C'est dans les documents publics que’ nous allons trouver de nouveau la réponse. |
Par les citations des rapports du département des Sauvages : à l’aide des témoignages de quelques em-, ployés honnêtes ; fort des’ déclérations des membies . du clergé catholique,des ministres protestants de toutes dénominations religieuses et des hommes les plus hono- rables et les plus respectés dans le Nord-Ouest, je vais ‘ démontrer que les injustices commises par le gouvernement canadien à l'égard des Indiens, sa violation ouverte des traités, la fraude, le vol, l'inconduite, Pincapacité et la brutalité deses officiers ont dès le début produit un malaise qui est \dégénéré en mécontentement pour . ‘éclater enfin dans une rebellion ouverte contre les autorités fédérales. |
Au temps de l'agitation :en. 1885, le gouverneur Dewdiey était commissaire nommé par le gouverne-
. ment d'Ottawa pour les Sauvages du Nord-Ouest.
Ilétait à la tête de ce département dans les Terri- : . toires et remplisseit sa charge: depuis plusieurs années. +. En donnant ici l'appréciation, que font des actes et -du caractère de ce chef, des journaux amis du gouvet- ‘nement ainsi-que certains personnages politiques très : ‘importants tous partisans du cabinet MacDonald, on verra par là ce qu'il nous faut penser des actes et du
” caractère de ses employés subalternes: -
Le.“ Times ” de Winnipeg organe conservateur s'ex-
- primait ainsi en 1883, sur le compte du gouverneur
Derrdney : re | |
, Te \ S “ Mais ce vil métal qui s'appelle Tor, nest pas le dieu de
-M Dewdney, Cet homme est un grand. philanthrope. Son
bonheur est de favoriser les intérêts des Sauvages, qui vivent . sous son régime, Ill'a prouvé quand Long Lodge, chef des . Assiniboines Inia dit : que lo lard fumé était dommagesble à Ja santé de son peuple, parce que ce n'était pas 8a nourriture ;. ordinaire. M Dewdney déclara alors que les sauvages devraient manger du lard fumé ou mourir ou aller chez le diable. ” fe la également donné un noble exemple aux blancs en. , leur «enseignant un nouveau code de morale. Il suit, dans 8es propres actes le principe-moderne : que tout homme doit Intter pour sa propre existence. M. Dewdney mérite donc notre grati. : ” tude'et celle des sauvages de ces territoires. -# Pourrait-on lui présenter uelque chose de plus conversble qu'une pétition le priant & s’en ‘aller ailleurs enseigner aux autres sauvages et aux autres blancs If morale de l'égoïsme, la morale de enpidité éhontée qu'il a pratiquée dans les territoires du Nord-Ouest, ” / : Le “ Sun ” d'Ottawa, un autre journal ministériel. écrivait au sujet des Sauvages: - Ces territoires ont subi un perronnel d'officiers sans scru- n pules et tyranniques, et c'est à cette cause qu "il faut. faire re ne monter l'origine des présents troubles. “Les officièrs ont été choisis au point do vüe de la’ politt. que, dans plusieurs cas, savs s'inquiéter de leur compétence et . de leur caractère, ” “ Presque tous les officiers ont eu pour têche de s'enrichir en spéculant sur les terres qui auraient dû être administrées . dans l'intérêt du colon de bonne foi. Les agents des terres se sont associés aux spéculateurs et ont profité de leurs avantages. pour voler d'honnètes colons au moyen de formalités tromeuses. ne ee Farlant de Dewdney le “ Sun” ajoute :
“ Ce monsieur, .quand il est venu à Ottawa en 1872, était
réellement pauvre. PONT EE il est riche etil n'apufaire Pod 8a fortune avec son salaire. ” . D,
M. J ackson, membre au Conceil du Nord-Ouest et
‘ depuis plus de vingt-cinq années, ami politique de sir John À. MacDonald, apprécie en ces termes à.
Devwdney et ses subordonnés, dans R discours quil prononça à Qu’Appelle, au mois de janvier 1886 : FF
AS) & Tont est tranquille, il n'ya aucun danger. Je disigue si les agents des Sauvages n'étaient pas en état de dire dans
ra FI:
| rs 278 ÉTUDE SUR ‘ 5. .
j quelles conditions d’esprit étaient les Sauvages à cette époque,
-il8 n'étaient pas dignes de remplir les fonctions dont ils étaient
chargés, et pour montrer que le chef du département n'était pas: compétent, je ne veux pas de plus fort argument que celui-ci : c'est qu'il s’est laissé persuader par les agents des. Sauvages, que-tout était paisible, tandis qu'il y avait un volcan prêt à faire éruption à tout instant, et M. Dewdney était le seal homme du pays à ignorer la chose. S'il avait exercé 6es fonctions, il aurait porté le gouvernement à s'occuper de la. question, il aurait ainsi évité cette grande rébellion. ” -
“Il n’a pas agi ainsi, et si le gouvernement a quelque souci. ..
des sentiments du peuple de ce pays, il fera disparaître, Ce qui est pourri et méprisable. ” * ' sit - : Je vous ai démontré qé'il avait négligé ses devoirs et pros.
-fitué sa position de commissaire des Sauvages; qu'il à laissé
les gens mourir de faim. Je puis vons prouver qu'il a dit à la station de Qu’Appelle, que les Sauvages du Nord, pourraient causer des embarras, mais qu'il était sûr que ceux du traité No 4 n'en causeraient aucun au gouvernement. S'il en est ainsi et s’il a laissé mourir des hommes, des femmes et des
| enfants sans les dvertir, cet homme ‘a été complice avant le “fait ” h
m'a complètement coupé la respiration.” -
“milieu des Sauvages de Battleford prétendit :
“ Messieurs, co sont IA des faits, et quand sir John A. Mac. donald, qui a toujours trouvé en moi, un partisan dévoué, s’est levé en Chaïinbre et a dit: que ‘la nomination de M. Dewdney était une des meilleures qu'il ent jamais faites, j'avoue que cela.
FN Assurément il n’en ‘fallait pas davantage pour asphyxier l'honnète membre du Conseil du. Nord-Ouest ! Aux membres du clergé, à donner maintenant leur appréciation.
. Dans une assemblée tenue à Brandon, Manitoba, le. Rev. C. Cameron qui a passé plusieurs années au
ne.
“ Que le soulèvement des Sauvages était dû, dans une grande mesure, au Caractère des instructeurs et des agents nommés. par le gouvernement, Si les fonctionnaires du gouvernement. avaient été les hommes qu'il fallait, le soulèvement n'aurait amais eu lieu. Dans plusieuts cas, li façon dont ils traitaient.
. les Sauvages, était propre à produire un effet bien nuisible;
ou 1 ms
quelques-uns d’entre eux traitaient les Sauvages comme des chiens, ils ne leur parlaient jamais sans jürer et ne tenaient .
aucun compte de leur parole” . k, . à
Ües déclarations du Rev. Cameron, ont été corrobo-
rées par celles des Révérends Robertson, Fleet et de plusieurs autres missionnaires, qui ont soutenu que la révolte des Sauvages était due an mauvais caractère. des employés que le gouvernement envoyait parmi