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is au comité par son président le rier 1841, déclara que S. M. ne son* oint à rendre l'émancipation des seifs ire pour les propriétaires. Béduit aux es proportions d^une émandptUion fth e^ le projet fat présenté ainsi au con-
l'empire, où, malgré ses proportions lines, il fut encore violemment attat ne passa qu'avec peine, grâce à la n exercée par l'empereur sur les mem- L conseiL H en résulta la loi informe ratique du 2 avril 1842.
lecond comité siégeait encore, qu'un ae eut le temps d'apparaître et de ître. Ce troisième comité, créé en fut chargé de l'examen de deux mé-
prcsentés à l'empereur par le comte w : l'un sur la réduction du nombre :fs attachés au service personnel des i (dvorovyié); l'autre sur la défense de , d'engager et d'accorder en don des s sans terre, en d'autres termes, de re la vente de l'homme pièce par L'on composa ce comité, sous la préî du prince Wassiltchikow, d'hommes l'exception du comte Kissélew et du
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eomte Bloudow, étaient tons opposés aux réformes et défendaient les yieux abus. C'étaient le prince Alexandre Galitsyne, le prince Czemyschew, le eomte Benekendorff, le comte Levaschoif, le prince Menschikow, le comte Alexandre Stroganow, le comte Panine, le comte de Nesselrode, homme d'esprit, mais d'une médiocre capacité, fort rétro* grade dans ses opinions, admirateur fanatique du système autrichien en général etdn prince Mettemich en particulier, dans lequel il voyait la plus haute incarnation de l'intelligence humaine; enfin le baron liodesto Xorff, homme d'esprit et d'instruction, maïs d'opinions rétrogrades, encroûté dans les abus; partisan dévoué de l'ancien système à IWbre duquel il avait grandi et prospéié; k plus humble et le plus obséquieux des cour- j tisans. '
Ce troisième comité n'eut que trois séaBees : les 3, 11 et 18 mars 1840. H ft^^ clos par un ordre impérial du 26 mars 184eV> qui annonçait que ces réformes étaient rmni^^ à un temps plus propice, Néanmoins, un é^^ du 2 janvier 1841 défendit la vente isol^-^ dos serfsy et prohiba l'acquisition des sex^^
à ceux d'entre les nobles, qui ne possédaient point de biens-fonds. C'est aux comtes Bloudow et Kissélew que revient tout rbonnenr de cette noble loi.
Un quatrième comité fut créé en février 1844, sous la présidence de l'empereur luimême. Il se composait du prince WassiltchikoWy du prince Pierre Volkonski, homme d'une intelligence très - médiocre et à tendances fort arriérées, des princes Czemysdiew et Mensebikow, des comtes Eissélew, BloudoWy Levaschow, du baron Modeste Korff , du ministre de Tintérieur Léon Pérovski, homme honnête et porté à ramélioration du sort des serfs, mais doué d'une intelligence ordinaire et fort enclin au système bureaucratique; du ministre des finances Vrontohenko, plat courtisan, bureaucrate nul et incapable, et de M. Bahtine, alors secrétaire de l'empire, homme de mérite, intègre, mais ayant passé sa vie dans les bureaux et nullcluent doué de la largeur de vues, indispen- ^ble pour aborder sérieusement les questions de réformes. Le but de ce comité était de diminuer pour le moment, et d'arriver, ^ une époque peu éloignée, à l'abolition
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cciaplcte de la classe des serfs altacbcs au scTTÎee penoimel des seigneurs (jicorovyié)' Les mesures proposées à ce comité par le ministre de rintérieur, d'après les intentions de rempereor et sniTant l'idée du comte Biondow, rencontrèrent l'opposition la plus Tire diez la grande majorité des membres dn comité; elles furent considérablement amendées; il en sortit un projet anodin, en- |9igcant les propriétaires à émanciper leurs «ArMnsryîip et les autorisant^ pour arriver plus rite à ce but» de les émanciper sans leur dflaner de terrain. L'on présenta ce projet m conseil de l'empire, où l'on eut beaucoup de peine à le faire passer. H fut publié le 12 juin 1844.
Le voyage de l'empereur Nicolas en Angleterre, en 1844, le spectacle de ce pays civilisé, les entretiens qu'il eut avec les hommes d'état anglais, lui firent entrevoir les bienfaits de cette civilisation qu'il redoutait tant; dont il n'avait voulu accepter que la partie matérielle, la partie industrielle et militaire, et non le côté moral et humanitaire, de crainte de voir le pouvoir absolu édiapper, sinon de ses propres mainsi
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ûu moins de ceux de ses successeurs. En 1846, il créa un cinquième comité , charge û'aborder franchement la question de l'émancipation des serfs. Ce comité, composé du prince Wassiltchikow , du comte Orlow et du ministre de Tinlërieur Pérovski, sous la présidence du grand-duc Alexandre, héritier de la couronne, ne siégea qu'une seule fois €t n'aboutit à rien.
Bans le royaume de Pologne, les serfs ^^ent obtenu, le 1" janvier 1808, lors de "introduction du code Napoléon dans le du- ^hé de Varsovie, leur liberté pleine et en- ^^©re, mais sans recevoir un pouce de sol -^ propriété. Il en était résulté qu'ils se Pouvaient complètement à la merci des propriétaires, lesquels, de leur côté, se trou- '"^ent, par l'abolition du servage, exonérés i^ tous leurs anciens devoirs et de toutes ^^urs anciennes obligations vis-à-vis de la classe rurale, dispensés de la nourrir en cas de disette et abriter en cas d'incendie, la classe rurale, dans le royaume de Pologne, libre de droit, se trouvait, de fait, plus esclave que jamais : la liberté étant illusoire pour l'homme affamé; celui qui n'a
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rien m mai^er n'est jamais libre. Une loi du 7 juin 1846 établit que les propriétai* res, dans le royaume de Pologne , n'aYÛent point le droit de renvoyer le cultiTateiur qû lenr cnltiTait exactement trois arpents de terre au minhnnm, et ne pooraîent modifier, an désarantage du caltivatenr, le contiat mntnel qni le liait à enx. Le cultivateoTy Ini, aTait le droit, moyennant TacoompliBse* ment de certaines formalités légales, de quitter la terre du propriétaire chez lequel il TÎTait, sauf à en prévenir le propriétaire trois mois arant le commencement des tm- Taux agricoles. Le terrain ainsi abandonnd par un coltiTatenr ne pouvait être cnltiTé par le propriétaire à son profit personnel; il était obligé de le sons-loucr à nn autre cultivateur, et cela dans le terme de deux ans au plus tard. U était sévèrement défenda iiux propriétaires d'exiger des cultivateme d'autres travaux et d'autres redevances, que les travaux et redevances stipulés dans le contrat qui les liait l'un à l'autre. Enfin, le conseil d'administration du royaume de Fo* lognc avait l'ordre d'élaborer un nouretu code de procédure rurale; la procédure esit-
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ta&te étaiif reconnue insuffisante, longue et onéreuse pour les cultivateurs.
Le 8 noyembre 1847 il fut permis aux serfs de Tempire de Bussie, dans tous les biens vendus à l'encan pour le paiement âes dettes du propriétaire, de se libérer en nasse et d'acquérir tout le terrain de la l^priété, à la condition de verser la tota- ^\i de la somme qu'aurait déclarée donner le plus offrant des enchérisseurs. Cette mesoie, publiquement promulguée, fut secrè- • tement abolio sous l'inâuence de la terreur ^irée par les événements européens de
IiC 3 mars 1848 fut promulguée une loi ^utorÎBant les serfs, jusques-là inhabiles ^ posséder légalement quoique ce soit, à guérir des terres, des maisons, des boutiî^eg, mais toujours sous la réserve de l'au- ^risation préalable de leurs propriétaires.
Cette loi avait été discutée au conseil de l'empire quelques jours avant la révolution ^e février, laquelle, ainsi que les consc* ^uenccs amenées par elle en £urope, terri- Gèrent l'empereur Nicolas, toujours si craintif en présence de toute révolution.
gQ2 LA VÉRITÉ
Le changement de régime, opéré en France en décembre 1851, calma les terreurs de l'empereur Nicolas et le décida à donner suite au projet que lui avait soumis, plus de dix années auparavant, M. le général Dmitri Bibikow : d'introduire le système des inventaires dans toute la Russie. Le 30 août 1852, M. Bibikow fut nomm^ ministre de Tintérieur, et eut ainsi roccasit)n de déployer toute son énergie vis-à-vis du servage, qu'il était bien • décidé à abolir. Les provinces qui souffraient le plus de Tétat du servage étaient celles de Mohilew et de Vitepsk, qui forment ce que Ton appelle la Russie-Blanche. M. Ignatiew, alors gouverneur-général de ces provinces (le même qui, dans les fonctions de gouverneur-général de Saint-Pétersbourg, vient d'acquérir une si triste célébrité par l'affaire Malkow et par la mercuriale qu'il a adressée au journal l'Invalide Russe), est un homme fort arriéré et appartenant au parti rétrograde, mais en même temps fort courtisan. Désireux de plaire au nouveau ministre de l'intérieur, il présenta à l'empereur, en 1853, un mémoire dans lequel il exposait la déplorable position de la Russie-Blanche, où
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'étages d'impôts 's'élevaient à une sommé e, et dans certaines propriétés dépasla valeur des biens eux-mêmes. Il it sous des couleurs vives, mais justes, ise misère du peuple et à côté d'elle e des propriétaires. Ce mémoire fut 'é par l'empereur au comité des mi- \, avec la note suivante : que messieurs riistres lisent ce mémoire, et ils auront la conviction de Vétat épouvantable dans se trouvent ces provinces ; ils verront que sures légales seront insuffisantes pour rale bien-être dans ce pays; que des me'ixtra- légales et violentes sont indispensa* )t je charge M. le Ministre de Vintérieur présenter à cet égard un projet, dans jction duquel il peut se dispenser de tempte des lois existantes. Cette note si 3ristique peint l'empereur Nicolas. Il . le projet de M. Bibikow d'introduire '^entaires en Bussie-Blanche, puis, l'anivante, en Lithuanie; ensuite dans les ces de Pskow, Smolensk et Twer; de mdre ainsi à tout Tempire, successivedans l'espace de six ou sept années utives, et puis de procéder, par 1©
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moyen de mesures financières, an raohiï im des serfs et du terrain qui leur serait as- ie^ signé en toute propriété. M. Bibikow ^pé- - wx4 roit voir Témancipation complètement accoBh à^l plie vers 1865 ou 1866, et comme il nous loi Ta dit une fois, il demandait à Dieu de ro: vivre assez, pour ne fermer les yeux que kti le jour où il n'y aurait plus un seul serf Ip^ei en Eussie. De cette manière, le général Bî- | l'a bikow, qui exerçait le pouvoir absolu avec Itar tant de fermeté et, il faut Tavoucr, parfois jrei avec rigueur, aurait déblayé et aplani le |iii< terrain pour un futur gouvernement consti* jbl: tutionnel; il aurait rendu à la Bussie le lp< service rendu à la France par le cardinal I %^ de Bichclieu, lequel a incontestablement dé- 1 \ blayé et aplani le terrain pour le succès des idées de 1789.
Le grand-duc Alexandre, sous le règne de son père, était complètement opposé à l'émancipation des serfs. H se trouvait sous une double influence : celle du prince Alexandre Bariatinski, qui voudrait créer en Eussie un régime de castes séparées, en conservant à la noblesse le droit de juridiction sur la classe rurale, état de choses
0OB LA SDBSIB.
Bible à notre époque avec le courant ëes du siècle, et puis sous l'influence, plus prédominante encore/ du comte idre Adlerberg, ennemi de toute rë- , parce qu'il est le partisan du pouibsolu, pour l'excellente raison que LU pouvoir absolu les favoris du prince it se faire accorder de fortes sommes it, même en présence d'un trésor vide,
que des réformes amènent nécessait la publicité, et la publicité amène iblement le contrôle de l'opinion pu- . Le grand -duc Alexandre, instigué s alentours, avait voué une profonde 3n à M. Bibikow, et ne se faisait faute de la lui témoigner; il réussit nir de l'empereur son père la remise, ntemps de 1855, de Tintroduction des aires en Kussie-Blanche, primitivement au printemps de 1854. Pendant ce
les revers de la guerre de Crimée t humilié à un tel point l'amour-proî Tempereur Nicolas, avaient porté un d rude à son orgueil vraiment sata-
que la santé de ce terrible despote îsista point, et il mourut à la suite
3Qg LA VÉBITÉ SUB LA lUBSIE.
d'une courte maladie. Ce fîit le 18 firiier (2 mars) 1855, que la BuBede eut le bonheur de perdre l^empereur Nicolas. Le bruit courut dans le temps qu'ayant pris la vie en dëgodt, il avait , au moyen du poison, mis volontairement fin à ses jours.