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lin; nous n'aurions point Tonln revenir sur nos pas; après avoir toajotirs vëcu en esclave, nous arrivions à secouer l'esclavage, à devenir xui homme libre, mais pour acquérir cette liberté nous étions obligés de quitter notre pays : notre émotion était bien naturelle
En avril 1860, nous fîmes paraître à Palis : La Vérité sur la Russie,
Ceux qui ne connaissent point la Russie, nous adressent la reproche d'avoir trop parlé des individus dans notre livre, disant qu'il fallait s'attaquer surtout aux choses et non aux hommes. Ce principe, très-juste en Europe, est complètement faux dans son application à la Russie. Notre pays n'a point d'institutions ; nos lois sont des morceaux de papier, publiés pour tromper l'Europe et la presse européenne : notre gouvernement fait peu pour la réalité des choses; le plus souvent il combine tout pour l'apparence, pour le soutien de ce mensonge officiel, lequel, avec
l'arbitraire, la vénalité et la bassesse, constituent les quatre éléments de l'administration russe. Ce sont les hommes qui font tout en Eussie : aucune institution politique ne venant mettre obstacle au développement de leurs vices et de leurs faiblesses : ce sont donc les hommes qu*il faut attaquer, qu'il faut stigmatiser. Nous savons bien que sans un changement complet de régime, sans la création d'institutions politiques, l'on aurait beau changer les hommes : l'anarchie morale qui a envahi la Eussie ne fera que croître et se développer : mais ce sont ces hommes-là qui empêchent l'empereur Alexandre de voir les choses et de connaître la vérité; qui sont un obstacle à toute réforme; ce sont ces hommes-là qu'il faut attaquer au moyen de la publicité européenne, l'arme la plus redoutée par eux
En effet, l'on ne saurait se faire une idée de la terreur que leur inspire la publicité en langue française. L'apparition de
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La Mérité sur im Mussiu sotilera la fureur, la ttg« de la camarilla de Saint-Pétersbourg, de la bureaucratie russe , de tous ceux qui tirent profit des abus, ou qui eepèrent pouToir en tirer profit un jour. Ce qui met m liommes4à au deseipoirj c'est rimpossîbilité ou lLb Ee trouvent d 'accuser Panteur du livre de ue point connaître le sujet q*uîl taité; rimp^ÈEibilito de aier ou de contester l*eiâcte vérité des faits relates dans le livre. Ils savent bien que s^ils s'avisaioat de protester publiquement, nous aurions pu ^umérer vingt fois pluB de faits accablants
^m noua n'en avons cités dans notre livre
Il y a encore une autre catégorie de pereoimes dont la fureur contre nous ne connaît point de limites. H existe à Saintrpiitersbourg îQiaoyau d^homraes, appartenant à des f ami lies asdennes ou bien à des familles connues dans Thistoire moderne de la Russie; poe- Bédant des fortunes indépendantes , quelquesuns même des fortunes considérables; d'hom-
mes, en un mot, qui dans chaque pays européen auraient joui d'une position élevée, auraient été de grands seigneurs. En Russie, pays d'esclavage à tous les degrés de l'échelle sociale, il n'y a et il ne saurait y avoir de grands seigneurs; il n'y a que des esclaves plus ou moins privilégiés, égaux, non devant la loi comme en Europe, mais devant l'arbitraire de l'administration et les caprices du pouvoir, comme en Asie. Plusieurs des hommes dont nous parlons sont militaires; ils ont fait la guerre avec le courage inhérent à tout militaire russe; mais, loin du champ de bataille, ils se transforment complètement Ces hommes si courageux, si vaillans devant la mitraille, mais dénués d'énergie et de courage civil, tremblent à l'idée seule d'encourir le déplaisir des personnages puissants de Saint-Pétersbourg, dont la bienveillance est recherchée par eux avec un empressement, avez un zèle dignes d'un meilleur emploi. Ces hommes dont nous parlons ne
looies rusises, esi lausse ei numiuanie : Lincnt-ils le séjour à l'étiUDger, ils it beaucoup; on les rencontre sans lans les grandes villes de l'Europe .
.8 hors de la-Bussie, les noms que )rtons font illusion sur notre position lans nôtre pays, où nous ne sommes, ito, que des esclaves privilégiés.
hommes dont nous parlons, au lieu railler à sortir 'de cette position si inte pour nous; au lieu de travailler ir en Bussie dçs institutions politiie travailler à créer un nouvel ordre ses, au sein duquel nous aurions vu et notre propre esclavage et celui de
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pourvu qu'elle se trouve soustraite aux regards de l'Europe ; ils consentent à se laisser écraser, pourvu que l'Europe Vignore. Ce qui les a le plus intimement blesses dans mon livre, c'est la phrase suivante: les droits civiques dui dernier d'entre les portefaix d'un pays constitutionnel sont incontestablement, et de beaucoup, au-dessus des privilèges d'un noble rttsse. Ce qui ajoute encore à leur co'ère, c'est que ce livre, objet de leur vive irritation, a été écrit par un homme qui a vécu au milieu d'eux, et ne saurait, par conséquent, être accusé de parler de choses q[u'il ignore ; par un homme qui, si mince que soit son mérite personnel, n'a, sous le rapport de la naissance, rien à envier à aucun d'entr'eux, et se trouve, par conséquent, placé au-dessus du soupçon d'une mesquine jalousie.
La bureaucratie russe, la camarilla de Saint-Pétersbourg, les valets grands seigneurs et les grands seigneurs valets de la capitale du nord peuvent persévérer dans leurs colères,
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dani leurs ftirauri eontre nous. î^ous n^attachoTis nulle importance à k-tir opinion, et ni leurs colèrea, ni lem-e fureuris ne noue empécheront de continuer noe publications, en français comme en russe: ils peuv€nî »e k ienir pour dit.
KMaÎB nouB tenons beaucoup, noua tenons immensément à la bonne opinion^ h la bien- Teillance de la partie intelligente et saine de notre nation; des Busses attaclici aus principes libéra ux t ces Eu s a es sont beaucoup plus nombreux que l'Europe ne le croit! Parmi ceux-là, un grand nombre continue à nous donner des preuves de sympathie dans leurs lettres , lesquelles nous arrivent par des voies dëtoumëes. Les signataires de ces lettres, en leur nom et en celui de leurs amis, nous remercient d'avoir pris le parti de publier la vérité et de la publier en langue française, Tidiome le plus connu dans l'univers entier; ils nous engagent beaucoup à continuer nos publications; a ne point dévier de la route que- nous avoi\s