DE MARGUIEL AUX ILES DE LERINS
y> reux de sortir du ruban de ches un prisonnier seur lequel » il ëcrit comme seur du lin{;e sans quon sen apersoive.
» Feu monsieur Fouquet fesoit de beau et bon papier, » seur lequel je luy laisois écrire, et après jalois le prandre la » nuit dans un petit sacchet qu'il avoit couseu au fond de
V son au de chose que j'envoies à feu monseigneur votre » père. »
(Le commencement de la seconde feuille a été déchiré par inadvertance; il ne reste que ce qui suit :)
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V des prisons, dont je ne veux pas q...on entende une voix.
n Pour dernière précausion , l'on visite de temps à autre » les prisonniers de jour et de nuit à des heures non réglées, n OU souvent l'on leurs trouve quil ont écrit seur de mauvais n linge quy ny a queux qui le saures lire, comme vous aves » veu par ceux que ie eu Ihonneur de vous adresser. — S'il » faut que je face. Monseigneur, autre choze pour mieux » remplir mon devoir, je feray gloire toute ma vie de vous n obéir avec le maime respect et soumission que je suis ,
» Monseigneur,
» Votre très humble, très obéissant et très obligé serviteur.
» DE Saint-Mars.
» Aux Isles, ce 6* janvier 1696. »
Le 15 janvier', Barbezieux, satisfait, répondait : «J'ai reçu » la lettre que vous m'avez écrite le 6 de ce mois, sur la n manière dont vous gouvernez les prisonniers qui sont n commis à votre garde. J'en ai rendu compte au Roi , qui a » été bien aise de savoir les mesures et les précautions que n vous prenez sur cela , à quoi Sa Majesté n'a pas jugé à
1 P. 15K2, y. 1339, Mss. Dépôt de ia guerre.
)> piK)pos de rien ajouter, et Elle vous recommande seulement » de continuer à les faire- observer. »
Dans Tannée 1696, je ne trouve plus qu'une dépêche du 26 octobre , pour faire envoyer les serrures- des portes du donjon de Pignerol, afin de pendre plus sure la réclusion des détenus qfii se trouvent à Sainte-Marg^perite. Cette mesure n'a rien d'étonnant, si l'on se souvient qu'à cette époque la place de Pignerol est rendue au duc de Savoie, et qu'elle doit être démantelée * .
Le 27 octobre de Tannée suivante, Barbezieux écrit : nVous pouvez faire habiller djhiver les quatre prisonniers I) dont vous me parlez, et leur faire donner les autres choses » que vous croyez qui leur sont nécessaires*. »
Et le 17 novembre, il ajoutait dans une dépêche où se retrouvent quelques mots à propos de Marchiel : « J'ai reçu » avec votre lettre du 10 de ce mois la copie de celle que » M. de Pontchartrain vous a écrite, concernant les prison- M niers q\ii sont aux îles Sainte-Marguerite, sur des ordres » du Roi, signés djB lui, ou de feu M. de Seignelay.. Vous » n'avez point d'autre conduite à tenir à Tégard de tous ceux » qui sont confiés à votre garde, que de continuer à veiller à » leur sûreté, sans vous expliquer , à qui que ce soit, ce que i^ fait votre ancien prisonnier^. »
Deux jours après , il adressait à La Prade , un émule de Saint-Mars, l'un de ses lieutenants de Pignerol, d'Exilés et des îles , devenu gouverneur de la citadelle de Besançon , où il gardait les empoisonneurs et empoisonneuses, cette dépêche : « Je vois, par votre lettre ce qui se passe à Tégard des pri- » sonniers dont vous êtes chargé ; vous avez très-bien fait de » m'en rendre compte, et ce que vous avez de mieux à faire, * est de tenir la main à ce qu'ils soient gardes sûrement, et sans » recommandation* , »
1 P. 352, T. 1348. Dépôt de la guerre*.
« P. 188, V. 1390. Dépôt de la guerre.
' P. 171, V. 1392, Mss. Dépôt de la guerre.
* 19 novembre. P. 189, v. 1392, Mas. Dépôt de la guerre.