FAMILLE DE GOURNAY-MÂRCHEUILLE
Les Marcheuille étaîeat d'une maison fort ancienne de terre et d'armes. La seigneurie de Marcheuille se trouvait dans le Verdunois , au pays Messin. Elle fut possédée pendant plus de deux siècles par la maison d'Aspremont, aux Merlettes, d'où elle passa dans la maison de Gournay, qui est également de vieille souche. Il en existait trois branches y celle du marquis de Gournay et celles d'Estreval et de Friaville en Lorraine. Un Théodoric Gournay était échevin de Metz en 1106.
Les Gournay portaient les titres de comtes de Marcheuille, sieurs de Secourt, du château Saint*Blaise, sieurs de Buzy, de Rambercourt, de Foury, de Talanges, etc.
Ils portaient : De gueules à trois tours d'argent posées en bande.
Ils étaient alliés aux Armoises, aux Mars-la-Tour, etc.
De François de Gournay, marié deux fois et mort en 1524 à soixante-quatorze ans, étaient nés cinq fils et trois filles qui tous eurent une postérité assez considérable.
Ces cinq fils s'appelaient Thibault, Thibaut, Renault, Michel et Gaspard.
De Thibault descendait, à l'époque qui m'occupe, Jean Gournay, dont le fils, Joseph-Nicolas, fut colonel de cavalerie.
De Renault descendaient Charles , Madeleine^ mariée à D**!* niel de Gournay et à trois autres, Anne, mariée à un Allemand, et Gabrielle, qui épousa un M. de Ludres. Charles, marié à mademoiselle Catherine de Ligneville, eut cinq enfants, dont quatre filles : Henriette, mariée à François de Ligny, vicomte de Charmes; Gabrielle, religieuse; Louise^ femme de Jean-Jacques de Gournay, son cousin; Henriette, religieuse, et Charles, sieur de Villiers et de Corny, tué en duel en 1638.
De Pierre de Gournay naquit Pierre, et de celui-ci, Yolande; Bonnegrâce, chanoinesse, et Jean-Jacques, qui épousa en premières noces sa cousine et en deuxièmes Louise d'Aspremont et Marcheuille. Quant aux enfants de ce Jean-Jacques, comte