IDENTITE DU PRISONNIER. SON NOM
de Marcheuille , je ne connais que l'histoire de deux d'entre eux, l'un, ëvéque de Toul, l'autre, ambassadeur de Turquie.
Sur les Gournay d'Estreval et de Friaville, je n'ai que peu de renseignements. Plusieurs servent dans les armées à cette époque. L'un d'eux, Jean Christophe de Gournay, sieur de Goin-suiv-Seille, lieutenant général du Roi, gouverneur de Maubeuge , fut tué à la bataille de Fleurus en 1690.
Je citerai aussi ^ d'après Pelletier (p. 157), un sieur Médard, dit de Voyseul, seigneur dudit lieu, qui obtint du duc de Lorraine , dont il était gentilhomme , déclaration et permission de prendre les noms et les armes de la maison de Marcheuille (le 12 octobre 1613).
Les personnages qui peuvent concorder avec les signalements du ministre, du Bécollet espion et du geôlier, ne manquent pas. C'est donc l'un des descendants ou des bâtards de ces nobles familles de Lorraine du dix-septième siècle, l'un des cadets de ces maisons, attachées à la fortune du duc^ l'ennemi juré de la France, qui prend les titres authentiques de chevalier de Kiffienbach, de chevalier des Armoises, et les armes de la Tour pour devise nobiliaire, en attendant qu'il aille croupir pendant trente années dans les cachots du geôlier Saint-Mars et se faire enterrer et enregistrer à la paroisse Saint-Paul sous son nom héréditaire, estropié ,par un lieutenant illettré de la Bastille, Du Junca.
Pour compléter les détails qui font défaut dans cette vaste étude, il ne s'agit plus par conséquent que de les recueillir aux sources différentes où il est loisible de les retrouver.
Ce travail, je n'ai pa et ne puis l'exécuter seul. Il était au-dessus de mes forces et trop en dehors des facilités permises aux officiers français. J'ose donc solliciter le concours bienveillant de ceux que leur situation met à même de se
procurer les pièces complémentaires.
Ces pièces existent :
À Londres (Correspondance du ministère anglais avec ses agents de France, 1668-1675).
A Bruxelles (Archives du royaume), agents espagnols, correspondance de Molina^ Lisola, Mejorada, marquis del Fuente, comte de Monterey, Pedro del Campo, van fiuninghen, van Bulen, 1668-1675.
A Liège, de Liverloo, gouverneur, 1673-1674.
En Hollande , correspondance de van Buninghen , baron d'Aspres, etc.
A Cologne et à Strasbourg, l'électeur, l'évéque de Strasbourg , le marquis de Graves , etc.
A Arras, pièces relatives aux Récollets (1673-1674).
A Péronnè (la citadelle de la ville), 1673-1674.
A Rouen , procès de mademoiselle Bavant, de Roux de Marsilly, de La Tréaumont (1669-1675).
A Caen, affaire Casteldys (1667).
A Lyon , personnel de Pierre-Cise (1669-1674).
A Marseille, les prisonniers du château d'If (1650-1700).
A Madrid, à Rome, Turin, Exiles , etc., les documents pour la même date. *
A Vienne (Autriche) , les Archives de Mantoue transportée! ^^ l'706*
Enfin, aux Archives du ministère des affaires étrangères de France, où je viens d'être autorisé à continuer mes recherches pour cette splendide époque qui va du traité des Pyrénées à la paix de Nimègue , et qui correspond aux merveilleux efforts de Le Tellier, de Colbert, de Louvois, de de Lyonne et de nos agents à l'étranger, Gourtin, Golbert, Villars et Créquy.