FORT DE LA PÉROUSE
L'antique château de la Pérôuse qui existait sur la butte du même nom, dans la vallée du Clusone, avait été rasé en 1594 par M. le connétable de Lesdiguières.
En 1628, lors de l'entrée des troupes françaises en Piémont, le duc de Savoie craignant qu'on ne pût prendre Pignerol à revers par ce côté , avait fait construire un fort en terre sur cette position. Pris en 1630 par Mgr l'archevêque
< P. 201, y. 1243, Mss. Dépôt de la guerre.
2 On trouve de& plans du fort de la Pérouse dans le carton n^ i (pièces ^^ 7) des places étrangères, au Dépôt des fortifications. Ces plans sont : io X..., 1679. Plan de la Pérouse au 771e; 2^ Yacba:*, 1693. Trois projets de Vauban (p. 452 de Tlnventaire).
160 PERSONNEL DES PBISONS.
de Bordeaux, ce fort fiit relevé et revêtu. Plus tard, Louis XIII le fit mettre en l'état où SaintrMars devait le trouver en 1665. En 1692, pourtant, quand les hostilités avec le Piémont prirent un caractère dangereux, on songea à donner plus d'importance à ce point de la frontière, et M. de Richerand fut même chargé, en décembre 1693 , d'établir les devis d'un projet plus vaste que ceux proposés par Vauban ; mais les événements s'étaient précipités avec une telle rapidité, que l'on ne put rien exécuter. Trois ans après, le fort était rendu intact au duc de Savoie.
Pérouse faisait partie du gouvernement de Pignerol et par suite relevait du gouverneur général, M. le marquis de Piennés , qui y entretenait une garnison , forte d'une compagnie d'infanterie.
Au mois de juin 1665 , quand la foudre tomba sur la poudrière de la citadelle de Pignerol et détruisit la partie du donjon où se trouvait Fouquet, qui, par parenthèse, fut sauve par miracle, grâce à l'épaisseur des murs, on dut installer provisoirement le prisonnier chez le commissaire Damorezan^ beau-frère de Saint-Mars. Mais ce ne pouvait être là qu'une prison provisoire , et comme les réparations à faire à la citadelle et au donjon étaient considérables et allaient nécessiter pour longtemps la présence de nombreux ouvriers étrangers, le Roi se décida à envoyer Fouquet dans le fort de la Pérouse et à faire faire dans ce poste les aménagements suffisants. Le 29 , il écrivait : a J'ai résolu de faire transporter dans- » le fort de la Pérouse , pour y être gardé par vous jusqu'à » nouvel ordre etc. »
Tout aussitôt l'architecte Levé s'y rendit pour exécuter les quelques réparations nécessaires. On ramena donc h Pignerol la compagnie qui y était installée et on expédia dçs munitions , trente septiers de farine , soixante mousquets et deux pièces d'artillerie pour remplacer la moyenne et le fauconneau qui s'y trouvaient. Le 12 avril 1665, Fouquet partait de Pignerol pour son nouvel établissement. Il y resta une année entière. Le 12 août 1666, il revenait à Pignerol
LlâGBKDE
eau.
.tons; celles qui sont marquées par double 3 ont deux ëtages par-dessus
nt quelques chambres dudic château ; il y a un autel à chaque bout ou
lit la messe, marqué +.
i du lieutenant de Roy, à deux étages.
: du major de la place , à deux étages.
'tier des casernes oh sont logés les soldats de la compagnie franebe de
e Saint-Mars.
parlement des ofiSciers , i deux étages.
^,00^ casernes pour les cadets de la compagnie franche. \ orps de garde pour les cadets.
\ I casernes pour les soldats.
s de garde de la place.
•rps de garde de F officier.
ment du curé et de Taumônier, à deux étages.
lu curé.
irdin.
3 à poudre.
iers.
u chirurgien -major, à deux étages.
u patron du bateau de service.
il, i deux étages.
ge.
ge des officiers, à deux étages.
I du boucher, à deux étages.
tinet.
1 pour les munitions de guerre.
irme; au-dessous il y a deux citernes, un moulin à bras, un four et le ^ent pour le boulanger.
>is citernes.
j au rivage de la mer avec les bassins pour laver les draps.
3n des soldats.
rme pour garder le port.