ET LE VALET HONKESTE
Je ne parlerai que pour mémoire de ces malheureux prisonniers du donjon, dévoués à la fortune du surintendant, et qui payèrent de la vie et de l'envoi aux galères leur tentative pour faire évader ce grand criminel.
III. LE SIEUR DE GRON, COMMISSAIRE PROVINCIAL DE L*ARTILLERIE. Ordre d'entrée, 23 mars 1668. — Ordre de sortie, 10 juillet 1669.
. Dans le projet de réorganisation de l'armée française , les places de Perpignan, Pignerol, Brisach, Axras, Dunkerque, avaient toujours été désignées par le secrétaire d'État de la guerre, Michel Le Tellier , pour servir de modèle aux autres places de France. A Pignerol paiiicuUèrement , le sieur Gron, commissaire provincial de l'artillerie , fut chargé d'installer la première fonderie de canons qui fonctionna pour le compte de l'État.
A Delort, p. 261.
BUSTAGHE DAUGER. 187
Le 13 juillet 1663', Le Tellier écrivait au commissaire des guerres Damorezan y le futur beau^ère de Saint-Mars : Il Je vous prie de me faire savoir bien soigneusement ce que » fera le sieur Gron , en exécution de la commission qui lui a « été donnée pour une fonderie à Pignerol, afin que je puisse « en rendre un compte exact au Roi. »
Ce Gron fut anobli Tannée suivante, puis disgracié, enfermé en fin de^compte'. Pour quel motif? Je n'ai pu le savoir. Le fait est que le 10 juillet 1669 Louis XIV écrivait : « Ayant trouvé bon de (aire élargir le commissaire de Gron, « ordinaire en mon artillerie, lequel est détenu par mon orn dre, je vous écris cette lettre pour vous dire qu'aussitôt que « vous l'aurez reçue vous ayez à faire mettre en pleine et en- « tière liberté ledit sieur de Gron, sans difficulté'. »