MORT DU MOINE JACOBIN
» passé , qui ne désire de réponse que pour me dire que vous » auriez dû me nommer quel est celui de vos prisonniers qui )) est devenu hydropique. "
Le 3 novembre suivant , il ajoutait : <> Il est juste de faire » confesser celui de vos deux prisonniers qui devient hydro- » pique, lorsque vous verrez apparence d'une prochaine » mort. Jusque-là, il ne faut pas que lui ou son camarade « aient aucune communication. »
he Jusque-là de Louvois est tout simplement ravissant. Le malheureux prisonnier n'en mourait pas moins le A janvier 1687; le lendemain, Saint-Mars annonçait l'événement au ministre, et celui-ci répondait le 13 : « J'ai reçu votre lettre » du 5 de ce mois, par laquelle f apprends la mort d'un de » vos prisonniers . »
Ce fat toute son oraison funèbre. De ce malheureux , Saint- Mars ne donne pas le nom, et je n'ai pu retrouver encore la lettre qui le concerne. Mais la maladie du prisonnier, sa manière d'être avec le geôlier, ses colères au début de sa captivité, ne suffiraient pas à le faire distinguer suffisamment de son voisin de cellule, si calme et si placide pendant ses trente années d'incarcération, que la mort de ce dernier et la note de Du Junca ne permettraient pas de les confondre.
Je le ferai voir, en effet, dans le chapitre suivant : le deuxième prisonnier de la Tour d'en bas, l'incarcéré de mars 167-4, le mort de 1703, le sieur de Marchiel de Du Junca , ne sont en réalité qu'un seul et même prisonnier. Son excompagnon ne peut donc être que le moine jacobin , mort le 4 janvier 1687.