‹ La vérité sur le Masque de fer (les empoisonneurs)Chapitre 13 sur 152 · LE REGISTRE DE DU JUNGA · texte numérisé non relu

LE REGISTRE DE DU JUNGA

» Ce feuillet est évidemment composé avec le journal de •» Du Junca et les anciennes notes que le Père Griffet avait » employées dans sa dissertation ; il y a entière analogie de » faits et souvent d'expressions, entre ces documents et la » rédaction assez peu littéraire de Chevalier. Cependant on )) a sujet de croire que le folio soustrait au grand registre dif- " ferait de celui qui fut représenté comme une copie ; car " dans le registre les feuilles sont divisées en onze colonnes , » tandis que le folio envoyé à MM. Amelot et Malesherbes ne V contient que dix colonnes , l'une desquelles porte ce titre 51 imprimé : Dates de leurs morts , au lieu de Dates de leurs sor- » ties . La colonne qui manque dans le folio est intitulée au " grand registre : Noms de Messieurs les secrétaires d'Etat qui » ont contresigné les ordres. Gomment d'ailleurs expliquer 3) l'enlèvement de ce folio , autrement que par l'intention " de cacher ce qu'il renfermait?

» Rien ne fait supposer que le grand registre , où n'exis- « tait plus le folio 120, fût celui dont on attribue l'invention w à Chevalier, major de la Bastille depuis 1749; le grand » registre commence à l'année 1686 et ne paraît pas plus « moderne ; au contraire on est bien certain que le major est « l'auteur du feuillet apocryphe remis par M. Duval aux édi- » teurs de la Bastille dévoilée, soit qu'il l'ait imaginé en » entier, soit qu'il l'ait copié sur le feuillet original avec de » notables modifications d'après des ordres supérieurs. » Comment aurait-on écrit au commencement du dix-hui- » tième siècle : C^est le fameux homme au masque , tandis que » cet homme ne devint fameux qu'en 1751 , après la publi- » cation du Siècle de Louis XIV? »

Le bibliophile a raison ; on ne peut donner une créance quelconque à ce document. Toutefois je crois qu'il est exact pour ce qui concerne le remplissage des colonnes , et qu'il n'y a de réellement inventé par le major Chevalier que ce qui est en observations et en nota.

fait passer à M. Amelot peu de mois auparavant, et qui tomba dans les mains de l'éditeur de la Bastille dévoilée.

Ce folio 120 devait donc se présenter de la façon suivante :

ôc -2 m -S

Ce qui me prouve que cette acceptation peut être considére'e comme exacte, c'est qu'elle correspond parfaitement au registre

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