BIOGRAPHIES SIMPLES
Piémont et les Piémontais, ils allaient devenir nos ennemis, et l'abbé d'Estrades avait mille fois raison quand il écrivait au ministre ' : « A dire le vrai, l'on obéit ici parce » que l'on ne peut s'opposer k ce que l'on désire, mais le ' chagrin y est grand et visible, et ce n'est pas aujourd'hui « que je me suis aperçu de l'extrême appréhension qu'on " a du succès de cette affaire. »
De nouveau prisonnier, il n'y en avait donc pas, quoi qu'en parût penser M. Loiseleur, qui ne possédait pas toutes les dépêches que je viens de citer. Mais, ces dépêches n'eussentelles pas existé, il aurait fallu se rappeler que la translation de Saint-Mars à Exiles était décidée dès le mois de mai 1681, avec tous les détails les plus complets relativement aux prisonniers de la Tour d'en bas, les mêmes qui furent amenés en litière à Exiles, en octobre, après la prise de Casai. La dépêche de septembre, pour un nouveau prisonnier, n'aurait donc eu aucun sens, puisque en réalité elle n'aurait pu s'appliquer qu'à l'un des anciens prisonniers dont je viens de parler. Que conclure de ces deux explications ? L'impossiblité d'admettre l'hypothèse de M. J. Loiseleur. La discussion relative aux différents prisonniers de Pignerol suffira d'ailleurs à mettre en lumière tout ce qui concerne M. de Saint-Mars et ses agissements.