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LES LIEUTENANTS DE M. DE SAINT-MARS

Les lieutenants de M. de Saint-Mars sont au nombre de quatre de 1664 à 1681 , de trois de 1681 à 1698. On ne

» 17 avril 1688, p. 292, v. 803, Mss. Dépôt de la guerre.

peut mieux les définir que Saint-Mars ne fait lui-même dans une lettre du 17 fe'vrier 1673 : «Les lieutenants que j'ai « sont de vrais culs de plomb, qui sont attachés ici au service » comme les verrous des portes de mes prisonniers. »

Le chevalier de Saint-Martin était le plus ancien et le premier lieutenant de M. de Saint-Mars , qui avait une grande confiance en lui. En 1674-, il amena le prisonnier mystérieux, et pendant les dix-huit années consécutives de séjour qu'il fit à Pignerol, ne prit qu'un congé de trois mois. En 1681 , à la suite de la nomination de Saint-Mars pour Exiles, ce Saint-Martin obtint la majorité deMontlouis, avec sept cents écus d'appointements (2,100 liv., 10,000 fr. valeur moderne) ; mais il n'accepta pas ce poste et passa au même titre à Pignerol, à la place deVillebois, fait gouverneur par intérim de la citadelle. Il mourut vers la fin de 1693.

Zachée de Byot, sieur de Blainvilliers, deuxième lieutenant^ était cousin germain de Saint-Mars, et comme lui ancien mousquetaire. Il prit part à l'arrestation de Mattioli, à la conduite de Valcroissant et de Lauzun , fit même différents voyages à Paris, notamment en septembre 1679.

En 1681 , à la suite du départ de Saint-Mars pour Exiles , il fut nommé major de la citadelle de Metz avec sept cents écus d'appointements.

Il fut remplacé par le sieur de Boisjoly , qui accompagna Saint-Mars h Exiles et à Sainte-Marguerite. Ce Boisjoly fut réformé pour cause d'incapacité de service en 1693; il eut pour successeur le neveu de Saint-Mars, le sieur Guillaume de Formanoir, dont j'ai déjà parlé.

Le sieur Dufresne , troisième lieutenant , était aussi un cousin de Saint-Mars et un ancien mousquetaire, qui devint capitaine dans Picardie en février 1672. « Il ne me reste plus, » écrit Saint-Mars à Louvois le 12 mars 1672, qu'à vous " rendre mes très-humbles remercîments de l'honneur qu'il w vous a plu faire à mon cousin Dufresne, l'un de mes lieu- )i tenants , de lui faire avoir une compagnie dans Picardie. >) Je vous supplie de me vouloir donner à sa place le sieur

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