‹ La vérité sur le Masque de fer (les empoisonneurs)Chapitre 45 sur 152 · LE GOUVERNEUR DE LA VILLE DE PIGNEROL · texte numérisé non relu

LE GOUVERNEUR DE LA VILLE DE PIGNEROL

Le gouverneur de la ville de Pignerol possédait juridiction sur la ville même, les habitants et les troupes de passage. Il était sous les ordres directs du gouverneur général. M. de La Bretonnière occupait ce poste à l'arrivée de Fouquet, lorsqu'en 1670, à la suite du voyage de Louvois à Pignerol, il reçut du ministre la dépêche suivante : « Monsieur de La Bre- » tonnière, ayant résolu par de bonnes causes de vous retirer de » ma ville de Pignerol pour vous envoyer exercer votre » charge..., je vous fais cette lettre pour vous dire que mon M intention est que du moment que vous l'aurez reçue, vous )) ayez à en remettre le commandement entre les mains de )' M. de Saint-Léon. » Le même jour, on écrivait à M. de Saint- Léon , lieutenant de Roi à Dunkerque avec le sieur de Vauroy, major, sous les ordres du comte d'Estrades, gouverneur : « Monsieur, le Roi ayant désigné pour vous un emploi » plus considérable que celui où vous êtes , Sa Majesté m'a » commandé de vous donner ordre de vous dire que vous » dépêchiez vos affaires de manière que sept ou huit jours » après vous partiez de Tournay sans passer par Paris , et que " vous alliez à Lyon , où vous trouverez entre les mains du

» maître du bureau des postes un paquet qui vous apprendra « ce que Sa Majesté désirera de vous. Elle ne veut pas que » cela se sache. Vous direz à M. de Renouard que je vous » adresse votre congé et que vous serez deux ou trois mois » absent. » Ce Saint-Léon eut de nombreux démêlés avec Saint-Mars et Loyauté. Il vivait publiquement avec une dame de Pignerol d'assez mauvaise réputation , la Famelas, dont la fille se sauva le plus plaisamment du monde en compagnie d'un officier de la garnison. Fatigué de sa mauvaise conduite et des plaintes qu'elle faisait naître, Louvoisle chassa, et mit à sa place , le 14 novembre 1673', le lieutenant de Roi à Lille, M. de Vercantière, qui rejoignit son poste le 18 novembre 1673, fut gratifié huit ans après d'une pension de mille livres, nommé lieutenant de Roi à Dunkerque, et remplacé à son tour par un M. de Boesse en 1684.

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