PROPAGANDE DE D^ANDILLY
Le Jansénisme, selon nous, a dû ses développements en France .à Falliance de Saint-Cyran et d'Arnauld d' Andilly. Celui-ci exerçait son prosélytisme à la cour; celui-là dans le clergé et de préférence au sein des corporations religieuses. (Voir plus haut, p. 43-212 et 290.) Pour savoir quel inappréciable auxiliaire le célèbre abbé eut dans le courtisan, et quelle large part revient à celui-ci dans le succès de la propagande commune, il suffit de réunir quelques passages des écrivain de leur parti, et particulièrement de Lancelot. • Le plus « ancien de tous ceux qui ont été sous la conduite de M. de Saint- « Cyran, et que J'ai eu l'honneur de connoître particulièrement, a « été M. Arnauld d'Andilly. J'ai su de lui-même que ce fut M. l'abbé « de La Gochère, depuis évéque d'Aire, frère de M. Le Bouthillicr « le surintendant, et oncle de M. de Chavigny, qui lui donna con- « noissance de M. de Saint-Cyran ; ce qui arriva en 1620. » (Mém, de Lancelot, t. i, p. 281. Cf; t. i, p. 7/i, n.; Mém, d'Am, d^ Andilly, part. 1, p. li»7.) — « J'ai reçu la lettre de M. de Saint-Cyran. « Je vous remercie de tout mon cœur de m'avoir procuré le bonce heur d'une si sainte amitié. » (Lettres de la M. Angélique, du 7 janvier 1621, 1 1, p. 13. Cf. Mém, de la M. Angélique, 1. 1, p. 538, et Mém, de Fontaine, t. i,p. 31.) — « Ce fut M. d'Andilly qui attira « M. Lcsccq avec le jeune marquis de Portes à la connoissance de • M. de Saint-Cyran, cl M. Lesccq depuis y attira M. Singlin, dont le « nom et le mérite sont connus. Cette connoissance de M. Lesecq <( avec M. d'Andilly se fltà l'armée... en 1622.» (Mém, de Lancelot, t. 1, p. 286.) V M. Lesecq se lit ecclésiastique et fut quelque tems « administrateur de l'Hôtel Dieu de Paris... M. de Saint-Cyran mé-