‹ La vérité sur les Arnauld (volume 2)Chapitre 74 sur 99 · LES RELIGIEUSES DE LA FAMILLE ARNÀULD · texte numérisé non relu

LES RELIGIEUSES DE LA FAMILLE ARNÀULD

Les études que nous avons faites jusqu'à cette heure sur la biographie des membres de la famille Amauld nous ont toujours plus ou moins entraîné au spectacle de la vie séculière et de ses agitations; et toujours le choc des passions humaines est venu ébranler, sous nos yeux, les vertus les mieux fondées, en renverser les apparences, en découvrir les misères. C'est à peine si quelques ambitions ou quelques faiblesses, succombant à cette rude épreuve et se traînant à l'écart pour panser leurs blessures, ont attiré par instant nos regards vers les solitudes de Port-Royal, dont nous n'avons entrevu que les abords. — Là cependant est la véritable splendeur de la famille Arnauld ; là sa gloire parmi les humbles ; là sa force parmi les femmes.

Bien loin, à l'horizon, se trouvent yersailles et Paris, \ l'éclat et le bruit, les courtisans et les docteurs; ceux qui intriguent et qui disputent. — Plus près, hors du mur d'enceinte, un reflet, un écho de tout cela ; l'éclat . amorti et le bruit confus, les courtisans qui prêtent encore l'oreille ' en faisant pénitence, les docteurs dont les

1 I VoQs appreudrei par la mère prieure Télat de la maison, et par mon «frère [D*Andilljr] les noureltes du dehors.» { Lettrée de ta M. An^" tique, t. HT, p. 174» Icltre dcccxx, du 4 février 1656, etc. ) « Ils ont connu « les affaires de la TÎe ; ils ont admis dans leur sein des hommes battus par « les rents des faaions. » ( If, Villemain, Métanget, p. 859 ; de PascaL) 11. 20

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