VJ AVERTISSEMENT
que ce grand personnage politique prépare à la postérité dans les loisirs de son exil, et dont les hommes d'État attendent vivement la publication.
La Vérité sur les Cent-Jours, écrite par un homme qiij n pris iai^t de,pair|; aux événemens de cette période mémorable, ne fût-elle qu'une vérité impressionnée par des intérêts et des affections, serait encore un objet d'études importantes pour les esprits judicieux , qui cherchent à s'éclairer sur les causes et sur les effets de nos révolutions d'un demi-siècle.
M. Lucien Bonaparte , homme de mouvement qui a vu fixer le mouvement par une main révérée, homme de ^progrès qui;a vu le progrès réprimé ou . maint jsny d^JX^ de jusjLes limites par l'autorité 4' un., empereur donjtil était ,1e frère , prinee qui ,a t^ndu la main à la liberté , en&int de la fortune qui a refusée des trônes;. M» .Lucien Bopiaparte^ patricien, tribun, ministre, négociateur, écriy^, pqète^ est à la fois une des figures historiques le$jplus imposantes de son siècle , et un des témoins les plus solepnels des événemens qui s'y sont accomplis. Il n'y en a point qui s'y dessine avec plus d'indépendance et à'indisfidualiiç.
DU LIBRAIRE-EDITEUR. VI j
L'Éditeur déclare pour son acquit përson-^ nel , tout en s'honorant d'avoir été choisi pour publier ce livre , qu'il ne partage point quelques-unes des opinions de M. Lucien Bonaparte^ qu'il n'en accepte point toutes les inductions, qu'il n'a vu dans son écrit que l'effusion d'un sentiment intime dont il est équitable et utile de conserver l'expression aux générations à venir. Plein de respect pour les lois établies , et de reconnaissance pour la monarchie qui assure la paix publique, il rassemble les matériaux de l'histoire sans les juger. Sa modeste coopération ne dépendra jamais d'une mission de parti ; il l'a prouvé depuis long-temps par ses affections et dans le choix de ses entreprises. ^
Paris, le 14 septembre 1835.