‹ La vérité sur Lourdes [microform]Chapitre 12 sur 26 · Soeur Maximilien, de Marseille (Journal de la Grotte · texte numérisé non relu

Soeur Maximilien, de Marseille (Journal de la Grotte

Parmi les laiques nous trouvons :

Mme Bigot, de Cherbourg.

Mile Desbo?, de Pourzin (Ardeche).

M. Arsene Rapicaud, de Paris.

Mile Rosa Neyen, de Suzange (Meurthe-et-Moselle), (17 septembre 1902, Journal de la Grotte).

Mile Badiche, de Chanteuil (Ille-et-Vilaine).

Jacqueline Guilhaud, de Parthenay (17 septembre 1902, Journal de la Grotte).

Valentine Yiau (7 septembre 1902, Journal de la Grotte).

Mile Lucie Guillaume, do Paris (22 aout 1902, Journal de la Grotte).

Mme Emelie Lhell6, de Clary (Nord), (1903, Journal de la Grotte).

Annette Salvan, Grande rue de la Mulatiere, 29, Lyon (Journal de la Grotte).

Mile Irma Desorges, de Ghartres (Journal dc la Grotte).

Mme Noemie Blazy, de Mondragon (Vaucluse), (Journal de la Grotte).

Mile Roch Maria, de Puteaux (Seine), (Journal de la Grotte).

Mile Victoire Prodhon (Journal de la Grotte).

Marie Chabot, de Lim6sy (Seine-Infe"rieure), (Journal de la Grotte).

Mile Renee Tillier, 4 mai 1902 (Journal de la Grotte).

Mile Marie Roy, de Laroche-Millay (Nievre) aout 1902, (Journal de la Grotte).

Mme Sichere, de Poitiers (Journal de la Grolte).

Mile Gantineau Prudente, de Marpent (Nord), (18 septembre

Mile Marie Sainle-Porcoiffe, de Conrelas (C6tes-du-Nord). M. Am6dee Morcrette, de Berleaucourt (Aisne), (n 33, 1901). Miss Quenlan (n 33, 1901).

Les 33 cas que nous venous de citer ont etc gueris le plus souvent instantanement par le bain de la piscine 1'eau froide etant lc meilleur traitement de 1'hysterose , plus rarement par lc passage de la procession jouant son role suggestif. Or, toutes ces guerisons,nous les avons etudiecs, une a une, aucune n'est pour nous miraculeuse.

Au lieu de raconter 1'histoire de chacune d'elles, ce qui forcerait a nous repeter, nous en analyserons quelques-unes seulement et nous appliqucrons aux autres nos conclusions : ab uno disce omnes.

Sceur Marie Stephanie, d'Auteuil est un cas cite par lc docteur Boissarie, dans son livre.

Elle vit au couvent ; elle y est entree comme novice ; en 1891, eile fut ires malade dc la grippe ct c'cst a cct empoisonnement, sans doute, qu'il faut attribuer la ncvrose. Elle est ailee a Lourdes, une premiere fois, mais sans resultat. Depuis trois ans, elle se trouve dans 1'etat suivant : douleurs dans 1'estomac, vomissements dc temps en temps, sante precaire; dans 1'intervalle des crises, elle peut reprendre son travail de garde-malade ; a la fin de novembre de 1895, vomissements de sang noir; la sceur s'alitejusqu'au mois d'aout 1896, epoque de sou pelerinage.

A la piscine Fimprcssion de 1'eau froide est terrible : quand on la retire, elle est cyanosee, son teint est cada-

vdrique, son aspect effrayant, elle suffoque.Dansl'apresmidi, meme bainfroicl et me'me teiTible impression. Elle pousse un cri : Laissez-moi, laissez-moi, dit-elle, je suis guerie i> , et brusquement elle se redresse et sort de la piscine. La terrible impression de 1'eau froide a produit sur cctle hysterosee le choc guerisseur.

Mais apres une si longue maladie, sojur Stephanie n'est pas en etat de supporter un miracle complel; elle guerit a petites doses; elle marche affaissce, pliee sur elle-meme, appuyee sur le bras d'une religieusc et ne pent absorber qu'avec lentcur une tassc de lait ; les jours suivants, elle s'alimente micux avec des osufs et du chocolat.

Pour nous, la chose n'est pas douteusc, ce fut d'uri hystero-miracle dont beneficia sosur Stephanie.

Madame veuve Champion, dc Paris, agee dc 47 ans, malade depuis 7 ans, possede egalement un estomac hysterique : crises, gastrites graves, vomissements alimentaires et efforts de vomissements lorsque 1'organe est vide. Le voyage de Lourdes est des plus penibles;la malade est en demi-syncope (?) pendant sa duree, elle est guerie au passage de la procession. Meme reflexion que pour le cas precedent.

M ilc Emilie Helle, de Clary (Nord), ag'ee de vingt ans, arrive a Lourdes en 1002, avec des vomissemenls incoercibles, mais 1'alimentation peutse fairepar deslavcvemcnfe iiulrilifs. Le tube digestif dc ccUe jeunc per-

sonne, est extraordinaire, du fait de 1'hysterose, il a ses fonclions reriversees, 1'entree rend quand elle devrait garder et la sortie garde quand elle devrait rendre.

Ce fonctioimement a 1'envers a ete gueri a Lourdes, le lOseptembre 1902, au passage de la procession du Saint-Sacrement : subitement les deux extremites du tube digestif ont repris leur service d'une fagon normale ; le Bureau 1'a constate et verifie du reste.

Noemie Blazy, de Mondragon (Vaucluse) a des troubles gastriques de nature nerveuse, nous dit son certificat medical. G'est une hysterosee guerie par hysterose.

Valentice Viau a une gastrite de meme nature, car elle s'accompagne d'un ballonnement de ventre considerable, dont les gaz s'evaporent subitement pendant la messe. Nous connaissons ces venires hysteriques remplis de gaz comme un ballon et qui sous 1'influence d'une cause morale quelconque, les laisse echapper presque subitement comme par un robinet ouvert.

Louise Leones, de Wornehould (Nord), agee de 21 ans, etait dans le meme cas de gastrite nerveuse, avec crises douloureuses, vomissements, faiblesse.

Marie Rauch, de Puteaux (Seine), agee de 28 ans, est dans le meme cas d'hystero-gastrite.

Renee Tillier, atteinte de gastrite chronique avec hematemeses, est guerie a la piscine, le 4 mai 1902, apres plusieurs annees de nevrose.

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Marie Roy, de Laroche (Nievre), guerie a la piscine, le 2aout 1902, a une entero-colite de nature nerveuse bien caracterisee, puisque son certificat medical porte qu'elle est atteinte de neurasthenic depuis cinq annees.

Soeur Marie-Lazare du Coaur-de-Jesus est guerie des troubles digestifs dus a la nevrose dont cllc souffrait depuis quatre ans, nous dit-on.

M me Sechere,de Poitiers, agee de 38 ans, fait le voyage pour la meme maladie. Mais cette dame est si suggestive qu'elle est guerie avant 1'arrivee du train a Lourdes.

Annette Salvan, agee de 24 ans, de Lyon, est guerie commc la precedente, sans piscine ni procession.

Prudente Cantineau, de Marpent (Gard) , souffrait de vomissements depuis quatre ans, lorsque le 18 septembre 1901, elle vint a Lourdes : la procession passe, elle est guerie.

Miss Quenlan, institu trice, est guerie des memes troubles gastriques et nerveux, a la piscine, au mois d'aout 1901.

Sffiur Saint-Bernard, de la Providence de Blois, agee de 24 ans, malade depuis trois ans, d'une affection chronique des intestins, guerit au premier bain de piscine.

Marie Salvau, agee de 24 ans, de Lyon, atteinte de dyspepsie et gardant le lit depuis dix mois, est gueric presque instantanement.

Sosur Saint-Luc, deBourgueil (Indre-et-Loire),soufi're depuis 11 ans de douleurs d'estomac, de digestions difficiles, de vomissements et parfois d'hematemeses, mais avec des intervalles meilleurs. Elle est guerie instantanement a Lourdes, le 2 septembre 1902.

Soeur Catherine de Sicnne possodc, elle aussi, un

estomac hysterique, sa guerison en fait foi ; etant a la grotte, elle fut prise, tout a coup cl.'une sueur froide accompagnee d'etouffements et d'une espece de dechirement de 1' estomac. Elle fut guerie, et le soir, elle mangea comme tout le monde sans etre incommodee.

Amedee Morcrette, de Bertoncourt (Aisne), atteinte de dyspepsie et de dilatation d'estomac depuis cinq . ans, ne prend pour toute nourriture qu'un demi-litre de lait par jour. Malheureusement pour son miracle qui eut lieu au premier bain de piscine, Ie20 aout 1901, le certificat de son medecin porte que sa maladie etait accompagnee de neurasthenie tres accentuee, en soiie que nous n'avons plus affaire qu'a un hystero-miracle bien certifie.

Marie Beaucarde, depuis quatre ans, eprouve en memo temps que des douleurs d'estomac, des vomisements. quotidiens et des hematemeses : deplus, par intervalles, elle est atteinte d'hysterose ; nous en avons la preuve par sa guerison : en sortant de la piscine elle mangea un pain de quatre sous et des fruits crus, puis elle alia dejeuner copieusement avec ses compagnes, la livre de pain ayant passe comme une lettre a la poste.

Gomme on le voit, les estomacs hysteriques qui guerissent a Lourdes sont nombreux.

Les cas les plus frequents se rencontrent chez des jeunes iilles, rarement chez des gargons, la nevrose etant moins frequente chez eux que dans 1'autre sexe.

Chez les jeunes filles, c'est de 18 a 25 ans, age ou 1'hysterose fleurit le mieux, que nous trouvons les cas les plus nombreux.

La guerison se maintient-elle toujours? C'est une autrc affaire : il suffit cl'un doute, d'une suggestion contraire, pour que lepauvre estomac recommence a battre la breloque. Si j'ai cite les noms et les adresses des miracules, c'estpour que chacun puisse verifier leur guerison ou non. On sera etonne du nombre des rechutes,

Voici un cas de ces miracles a rechute que nous. avons pu suivre apres son retour de Lourdes, et qui montrera mieux que tout ce qu'on pourrait dire, ce que deviennent ces pauvres hysteroses de 1'estomac. Ge serait un travail curieux a faire que celui de rechercher ce que sont devenues toutes ces personnes depuis leur pelerinage, et de verifier si leur guerison s'est maintenue.

Voici ce qu'ecrivait au sujet de la malade dont je parle, le Journal de la grotte de Lourdes du 10 aout 1902.

M" e Marie D..., habitant une petite ville de la Dor-^ <i dogne, agee de 27 ans, etait malade depuis 14 mpis. <c Toujours valetudinaire, elle etait obligee de gard,er presque constamment le lit, souffrant d'une dilatation de 1'estomac, accompagnee de douleurs, de nausees, (( de vomissements, d'une faiblesse extreme, et de crises <( nerve uses.

(( Cette jeune fille ne prenait aucune nourriture depuis (( le mois de juin dernier, une petite quantite de lait etait tout ce que son estomac pouvait supporter.

Le debut de la maladie remonte a une attaque d'influenza, il y a quatorze mois. Les differents traitements employes n'avaient pu arreter les progres de la maladie, et la faiblesse de I'infirme etait si grande, que tous les medecins consultes, sans trouver de left sion precise, i^edoutaient une issue fatale.

Le lundi 4 aout 1902, a la procession du Tres-Saint- Sacrement, Marie D..., a ressenti une amelioration assez marquee ; elle a pu quitter son brancard et faire quelquespas. Lesoir, elle a mange a peu pres comme tout le monde, et a passe une bonne nuit, sans douleurs ni vomissements. Le lendemain, les progres ont continue; apres deux jours de piscine, 1'heureuse jeunefille a quille sa petite voiture, et marchant sans

etre soutenue, s'est presentee au bureau medical.

Gette amelioration rapide nous permetune guerison prochaine qui sera conslalee par le pere de Marie, qui ne partageait pas les esperances de sa fille, lorsqu'elle est partie a Lourdes.

Deux ans apres, me trouvant dans la petite ville qu'habite la miraculee, je fus appele par son pere, aupres de la jeunefille relombce depuis plusieurs mois dans le memo clat qu'autreibis. Le miracle n'avait pas tenu : depuis son re lour do Lourdes elle est, me dit son pere, dans un tcl clat de deperissemcnt et dc faiblessc qu'il lui csl impossible de mettre le pied a lerrc el de se teriir debout une minute .

Je promis ma visile pour le lendemain ; au moment oil j'enlraisau salon, j'ylrouvais une jeunc fille ingambc et solidesur sesjambes, qui vinla moi, d'un pas rapide, el me lendil la main; je crus que cclle personne etail la sceur de la malade el le lui dis : Mais c'esl moi qui suis Marie ; c'esl moi la Miraculee de Lourdes !

Pendanl une heure, je causai avec cello malade qui ne le paraissait plus, et ne 1'elail plus. Subilement ma presence forlemenl desirce el altenduc avec impatience, I'avaitmiraculisee, comme Lourdes 1 avait fail deux ans auparavanl : Sous ce coup de foucl suggcslif, s'elail

dressee 1'hysterosee, comme jadis a la grotte, sous le pieux coup de fouet de la vierge. Pendant quelques jours M lle D..., resta guerie, put vaquer a quelques soins du menage, et faire meme quelques promenades. Mais, je le sus plus tard, elle retomba bientot dans le meme etat maladif, et les symptomes s'etant aggraves, elle iinit par deperir et mourir.

Conclusion de cette etude des maladies de 1'estomac : les guerisons a Lourdres se produisent non par une intervention divine venue du dehors, mais par 1'intervention suggestive, venue des malades eux-memes. De lelles guerisons ne se mainticnnent qu'au moyen de la suggestion persistante; une influence contraire, un souffle, un rien suffit pour ramener le mal.

Maladie de 1'estomac par hystero-choc.

De meme que des chocs plus ou moins violents, soit physiques, soit moraux, peuvent produire des paralysies de nature diverse, mais surtout des paraplegics, de meme des chocs moraux ou physiques peuvent produire diverses maladies de 1'estomac, parfois fort graves en apparence, mais qui, en realite, ne le sont pas, ou ne le sont que par complications concomitantes, et qui out ce meme caractere de toutes les maladies hysteriques de guerir plus ou moins instantanenienl sous Tinfluence d'une suggestion.

Nous allons en citer quelques exemples :

Elie Boussiere, ouvrier mineur d'Hergnies (Nord) est un cas de nevrose du al'liystero-choc. Ayant fait a 1'age de 29 ans une chute sur la region stomacale, il eut un abondant vomissement de sang. 11 continua pourtant son travail, mais parfois il avait des vomissements alimentaires ; cela dura ainsi pendant liuit ans, puis il s'affaiblit et cessa tout travail ; il etait survenu un gonflementdelaface, del'abdomen etdes jambes. II n'existe du reste aucun certificat medical a ce sujet. II vint a Lourdes, et apres son second bain dc piscine, Elie Boussiere guerit. Mais ce no fut quo graducllemcnt quo les symptomes di.sparurcut.

M I!e Victoire Proudhon est un cas analogue au precedent sauf que l'hystero-choc fut moral : ayant pendant trois jours consecutifs mange du poisson avarie, -*- on se demande pourquoi, ellc so crut cmpoisonnee. Des lors, douleurs et vomissements, pendant liuit ans. Elie vint a Lourdes et 1'ut guerie par auto-suggestion : en efl'et, elle s'etait dit qn'elle scrait guerie, apres avoir avale douze verres d'eau de la Grotte, or apres avoir avale la deniierc goutte du dernier verre, clle fut miraculee.

Lucie Ciuillaume, de Paris, a la suite d'une chute qui lui causa une grande fraycur, fut atteinted'un ulcere de 1'eslomaccomplique d'une affection du coeuretd'albumi-

nurie. La nature nerveuse de ces symptomes n'etait pas douteuse, car elle souffrait encore de palpitations de coeur et d'etouffements lorsqu'elle etait couchee et les jambes etaient enflees depuistroismois. Au premier bain de piscine, Lucie Guillaume s'est sentie soudainement guerie de 1'estomac, du creur et de 1'albuminurie.

Marie Sarlaud, du Perigord, cst un cas de meme nature. Uri medecin qui ne dit pas sonnom, nous raconte I'histoire, longtemps apres le miracle, lorsqu'il prit cette fille a son service. II se peut que le narrateur soit excellent medecin, mais quel mauvais epicier il ferait! II ne sail pas distinguerl'acidesulfuriquequi brule et decompose les tissus organiques d'avec ses composes moins mediants, tels que le sulfate de cuivre, le sulfate de soude ou le sulfate de chaux. Parce que vulgairement on nomme vitriol bleu, le premier, il a ete induit en efreur par ce nom de vitriol ; alors il a cru que c'etait du vrai vitriol qui avait ete introduit dans 1'estomac de Marie Sarlaud, et lui avait fait une briilure et une plaie consecutive.

11 est facile ainsi de construire dcs miracles et d'induire en erreur le public ignorant.

Trentc ans auparavant, en 1873, cetle domestique avait bu, par erreur, 3o gr. d'eau de cuivre, etendue dans du bouillon. Aucun medecin ne fut appele, et sauf une sensation d'amertumeet de chaleur brulante dans 1'estomac, rien de grave ne se passa, pas meme un vomissement ; il est probable qu'une seule gorgee avait ete avalee. Au boutd'un mois, des vomissements se produiserit, et les aliments sout rejctes deux ou trois fois par jour. Notons

cet intervalle d'un mois entre 1'accident et le premier vomissement. Marie Sarlaud a eprouve 1'hystero-choc moral, au moment ou elle s'est crue empoisonnee : les voisins, amis, medecinsenl'interrogeantsi elle souffrait, si elle vomissait, s'il y avail dans ses expectorations du sang provenant de la bralure lui ont inculque, peu a peu, 1'idee qu'elle etait malade d'une plaie faite par 1'acide ; cette idee suggestive s'est ancree dans son esprit, et, pendant trois mois elle a souffert de maux d'estomac, puis de vomissements d'aliments, puis enfin, dc vomissements de sang.

Apres trois ans, la maladie, au lieu de s'aggraA r er s'est amelioree ; les vomissements ont cesse, mais la digestion est restee penible : done il y avait deja presque guerison.

L'auteur de 1'observation, qui examina a ce moment la malade, porte deux diagnostics contradictoires : celui d'ulcere simple de 1'estomac, sans traces d'afTection organique, et en meme temps, celui de squirre ou cancer autour des points ulce'res. Mais le docteur Sarrazin qui a soigne Mv.rie Sarlaud en dernier lieu, et dont le certificat nous serait indispensable, n'en a fait aucun, peutetre parce qu'il savait a quoi s'en tenir a ce sujet.

A Lourdes, Marie Sarlaud a obtenu, dit-elle, sa guerison, mais comme ce n'est qu'au train de retour qu'elle en eut la certitude, on peut supposer que le chemin de fcr cut part au miracle.

En resume", Lourdes n'a pas a reclamer cetle guerison.

Calculs biliaires.

Les calculs biliaires sont la cause de miracles qui ne sont que des apparences.

On sail ce que sont les crises de coliques hepatiques, les etats d'extreme faiblesse qui les suivent, et les intervalles de sante parfois Ires longs qui font croire a la guerison. Si on conduit ces malades a Lourdes, apres une crise, dans la periode de faiblesse, il serait difficile de les y conduire pendant la crise elle-meme, on pourra prendre pour des miracles, ces longs intervalles de repos. Or on se trompera, et on trompera le public en publiant, comme miraculeuses des guerisons qui ne le sont que momentanement.

Le miracle serait qu'une vesicule biliaire remplie de calculs trop gros pour s'echapper par le canal choledoque, se trouve instantanement videe de ses pierres. Or un tel miracle ne se produit pas, il est facile de s'en assurer au moyen des rayons X. Les pelerins a calculs biliaires doivent, pour s'en debarrasser, aller demander 1'intervention d'un chirurgien, au lieude celle de Notre- Dame-de-la-Grotte.

G'est ainsi que Blanche Valery, de Rouen, agee de 19 ans, avait un ictere chronique et une hypertrophie du foie. Des 1'arrivee a Lourdes, un peu d'amelioration est survenue ; les forces ont augmente, 1'appetit egalement ; mais si on avait pu examiner 1'interieur de la vesicule, on aurait vu les pierres, causes du mal, entassees dans la vesicule, comme auparavant ; par conse-

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quent, crise possible dans un delai plus ou moins prochain : par consequent, pas de miracle.

Inutile d'en dire plus long sur ce sujet, si vous pre"tendez a une guerison veritable, prouvez-la, en appliquant les rayons X avant la piscine et apres ou avant la procession et apres. Les Direcleurs de Lourdes ont la un moyen infaillible de convaincre les gens les plus incredules : les plaques photographiques seront un sur garant du miracle.

Demi-miracules

lei, nous classerons les malades verilables de I'estomac, c'est-a-dire ceux cbez qui 1'hyslerosc ne joue aucun role; mais ceux-Ia ne guerisscnt pas; les journaux de la Grotte, comme bicn Ton pense, no nous le disent pas : orc'est parmi les millions de malades qui sont venus inutilement chercher leur guerison a Lourdes, qu'on les trouvera, se lamentant sur leur non guerison dans les trains de retour.

Une seconde classe, les miracules a demi sont ceux chez qui la nevrose joue un role, mais qui n'ont pas ete en proie a une suggestion assez forte pour .etre gueris completemenl.

Voici quelques exemples de ces demi-guerisons : Rose Neyen, de Suzange (Meurthe-et-Moselle), est venue a Lourdes en 1902 et s'est trempee dans la piscine le 14 septembre pour se guerir d'une gastrite et d'un ulcere de 1'estomac dont elle souffrait depuis trois ans ; les douleurs et les vomissements ont cesse,

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mais non la faiblessc des jambes, qui rend la marche impossible.

Marie-Louise Budicha, do Chantcuil-sur-lc-ikizouchedu-Desert (Ille-et-Vilaine), esl atteinte d'uleere d'eslomac, depuis 18 mois, avcc de IVcqueates homalemeses ; ses douleurs diminuerent dans la piscine, et an passage du Saint-Sacremenl, la faiblessede ses jambes futmoins grande, mais clle n'est pas completement gue'rie.

Sceur Marie-Lazare, de Saint-Quentin (Aisne), a des hematemeses depuis dix ans, avee douleurs et vomissements alimentaires. Elle e'prouva un peu d'amelioration a Lourdes, qui, on 1'espere, se conlinua, lorsqu'elle fut revenue dans son couvent.

Sceur Bergeron, de rilotcl-Dicu de Lyon, est venue a Lourdes, le 11 juin 1903, y apportant une gastrite ulcereuse avec hematemese et amaigrissement dont elle souffrait depuis trois ans; pendant la messe, elle guerit un pen ; elle aurait pu guerir completement, car son hysterose etait notoire, mais elle avait deja passe par Fourvieres et sa confiance au miracle etait ebranlee.

Auyuste Charrier, de Ghanteloup (Deux-Sevres), age de 36 ans, souffre depuis six annees d'une dyspepsie chronique. Amelioration, mais non miracle. A suivre > ajoute le JournaF de la Grotte, ce qui veut dire qu'on espere la guerison, mais qu'on n'y compte pas.

Sceur Sainte-Asterie, d'lsle-Beaumont (Indre-et-Loire) , a de la gastralgie et des vomissements depuis plusieurs annees ; mais dans cet espace de temps elie a eu, a plusieurs reprises, des remissions completes de son mal, sans aller a Lourdes. En realite,saderniererechute date de dix mois. La piscine produit une amelioration, mais non la guerison complete. Est-ce un miracle?

LA VKRITli SUR LOURDES

Fourberie

Nous avons rencontre* quelques cas de fourberie chez des malades venus a Lourdes, pour avoir un miracle, donteux ouleur entourage avaient besoiu. Notezque c'est autour de ces fausses guerisons qu'on fait le plus de bruit. II est facheux que la chose se soil produite chez deux religieuses, sceur Hubertineet soeur Maximilien, et que 1'administration et les Journaux de la Grotte aient fait tant de tapage autour de ces miracles mensongers.

Sceur Hubertine nous vientdeBelgique; habile comedienne, elle a organise et menea bonne fin son miracle : qu'on lise son histoire dans le livre des grands miracles du docteur Boissarie, et qu'on en juge.

Cette religieuse etait malade depuis trois ans : vomissements d'aliments et meme de sang noir ; tous les remedes, cocaine, morphine, hypnotisme meme avaient ete" employes, mais en vain. Depuis quatorze mois, elle n'avait pas quitte le lit, et ce n'est qu'au prix des plus pe"nibles efforts qu'elle put etre transportee & Lourdes, si grande etait sa faiblesse.

A Lourdes, elle se fait conduire h la piscine, et en sortguerie. Elle rentre a 1'hopital ou elle a ete regue, se met a table a midi et mange deux portions de haricots, sans compter le reste; a quatre heures elle goute; a sept heures elle soupe et a minuit elle demande a

manger. Les jours suivants, elle continue ce regime exagere, sans en souffrir. De plus, ellc se met immediatement a 1'ouvrage et devient la plus active des infirmieres, depensant ses forces du matin au soir, sans jamais se fatiguer ; telle est 1'histoire qu'on nous raconte, analysons-la :

Pourquoi sreur Hubertine a-t-elle ete guerie? Ellememe va nous le dire ; apres cela, nous aurons le droit de demander si nous n'avons pas affaire a une fausse malade voulant jouer la comedie du miracle.

Je suis venue a Lourcles, dit-elle, pour reprendre ma place aupres de mes malades, et leur apporter une impression salufcaire. Sonvent nous soignons des incredules, des hommes quiont perdu toute foi, et nous <r avons beaucoup de peine a leur faire accepter les derniers sacrements. Quand ils sauront que j'ai ete guerie a Lourdes, ils ne resisteront plus. Ge motif est respectable, mais donne-t-il le droit de tromper les gens !

II y eut au sujetdecette guerison une polerm'que dans les journaux de Liege : un professeur qui avait soigne soeur Hubertine fit une rectification au sujet de ce miracle dans le journal Le Patriote :

<i On vient de me mettre sous les yeux un article de votre Journal relatif a la guerison d'une religieuse de c Saint-Sauveur, cet article renferme une double erreur de fait que je me crois tenu de vous signaler et que vous n'hesiterez pas a rectifier. 1 Vous dites que sceur Hubertine n'avait pas quitte le lit depuis long- < temps lorsqu'elle entreprit le voyage de Lourdes, vous avez ete mal renseignea ce sujet. Gette religieuse arrivait de France, lorsqu'elle me fit 1'honneur deme consulter et olle s'est rendue de sa personne dans

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mon cabinet pour reclamer mes soins ; 2" Une se- < conde inexactitude me louche plus personnellement : j'aurais dit que le mal etait sans remede ; je n'ai ja- <i mais tenu un pareil langage ; une tellc affirmation cut implique de ma part une singuliere ignorance des choses medicales, i'ulcere dol'eslomac guerissant tres <c souvenl ; on observe, en outre, dans cette maladie des remissions inaltendaes et tres accusees.

Le docteurBoissarie eut de la peine a digerer cerude pave, malgre une sauce de sa fagon dont il 1'arrangea et dont on trouvera la rccette dans son livrc. 11 n'a nul- 1-ement reussi a convaincre ses lecteurs ; les mensonges qui ont precede le pelerinage, font eclaterle but nondouteux de creer de toutes pieces le miracle retentissant qu'on allait chercher a Lourdes.

Cette guerison instantanee, cette convalescence supprimee, les forces revenues comme un eclair, ccs repas pantagrueliques qui forcent la note pour accentuer le miracle, tous ces fails nous amenent a penser que sosur Hubertine, sauf le respect que je lui dois, ii'etait qu'une pieuse fraudeuse.

A cole du cas precedent, oil la fourberie delate avec tant d'eclat, nous placons le miracle de soeur Delphine, religieuse de Saint-Charles de Nancy, agee de 23 ans, qui, avec un appetit egal, mangea au sorlir de la piscine un saucisson entier dont malheureusement, on ne nous dil pas la longueur.

Sarah- Aster, estune anglaise qui souffre depuis 17 ans de maux d'estomac fantaisistes. Sa guerison a Lourdes,

qui nous est racontee par un amateur fervent des mi^ racles, n'offre aucune garanlie serieuse, ses assertions otant la seule preuve qu'il donne de la veracite de son recit. II termine par cette phrase qui suppose que des doutes pouvaient naitre dans 1'esprit des lecleurs : Que chacun pense ce qu'il voudra de cette guerison, pour moi, c'est un miracle.

Pour les autres, ce n'en est pas un.

M 11 " Rosa Baude, deGendreville (Yosges), presenleun cas type d'hystero-ulrcrc, a moms qu'il no soil type de pieuse fraude.

Depuis un an, cllc est soignee dans les divers hopitaux de Paris, oil elle est etudiee comme un cas extraordinaire.Comme symptomes: douleurs gastriques, plus prononcees apres les repas et attenuees par les vomissements ; le sang colorait parfois les matieres vomies ; une fois, elle remplit une cuvette de sang. On nous parle d'une operation que voulut lui faire le docteur Dieulafoy, mais on ne nous apporte aucun certificat de lui ou des autres medecins qui 1'ont soignee. On lui donna du lait d'anesse, les vomissements cesserent et on diflera 1'operation. Est-ce le lait d'anesse? N'est-ce pas plutot la peur de 1'operation qui guerit momentanement M lle Rosa Baude? Dans ce cas ce serait la preuve de sa nevrose.

M lle Baude partit pour Lourdes. La, pendant qu'elle etait a la piscine, elle eut un vomissement de sang qui dura de deux heures de Fapres-midi a minuit, ce qui necessita les derniers sacrements. Cette perte de sang si prolongee ne 1'empecha pas de se rendre le lendemain,

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a la procession et de se declarer gue"rie au moment oil 1'ostensoir la benissait. Les exagerations de ce recit nous donnent 1'impression qu'on a affaire a une sainte fraudeuse qui, en meme temps etait hysterosee.

M. Maingaud, habitant de 1'ile Maurice, gueri a Lourdes le 20 juin 1.901, etait atteint d'une dyspepsie opiniatre, suite d'une entente muco-membraneuse, avec neurasthenic.

Nous connaissons ces malades des pays chauds, incurables chez eux, et qui par 1'effet d'une autre temperature, guerissent rapidement lorsqu'ils reviennent en France. M. 0. Maingaud avait beneficiedu mois de traversee, puis avant d'aller a Lourdes, il etait reste deux mois a la campagne dans les environs de Paris ; il avait vu les medecins de la capitale, et, quoi qu'il en dise, il beneficia sans doute et de leurs utiles conseils d'hygiene et de leurs medicaments.

Puisqu'il avait une telle foi en Lourdes, pourquoi, en debarquant du paquebot, n' avoir pas pris le train des Pyrenees? Pourquoi si peu de hate d'aller se plonger dans la piscine de Massabielle ? Pourquoi d'abord aller consulter les grands medecins de France ?

Ge M. 0. Maingaud qui n'a aucune confiance en Lourdes, lorsqu'il est serieusement malade, et en qui la foi renait, lorsqu'il est en convalescence, nous donne 1'impression d'un hableur colonial.

Le cas de soeur Maximilien de Marseille, qu'on nous donne comme exemple d'un des plus beaux miracles de

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la Grotte, est, sans aucun doute possible, une fausse guerison merveilleusement exploiteeau profit de Lourdes, alors que Lourdes n' avail rien a y voir.

II est des circonstances dans la vie, ecrit le docteur R... medecin de la malade, oil les plus incredules sont obliges de s'incliner devant 1'evidence des fails. Cette maxime trouve son application dans 1'observalion qui nous est fournie par la guerison complete et et miraculeuse de soeur Maximilien.

Malenconlreuse phrase dans la bouche d'un medecin Irailant, quisavait mieux quepersonne que la sceuretait guerie, quand elle fat portee a Lourdes.

Nous n'avons qu'a copier son observation de la maladie, observation publiee dans les journaux de la Grotte, pour prouver que la Vierge n'avait plus rien a guerir chez soeur Maximilien, lorsque celle-ci alia lui rendre visile.

Si les medecins, ignorants de I'hyslerose, sonl cxcusables de signer des certiflcals constatant 1'incurabilite, le docteur R. . . , lui, est coupable d'ecrire en connaissance de cause, un rapport non veridique.

Voici les fails pour que lous apprecienl et jugent.

Au mois de decenibre 1896, sceur Maximilien cut a Marseille une crise de foie, analogue a celles qu'elle avail eu deja, a plusieurs reprises, depuis une premiere jaunisse en 1889, mais beaucoup plus forte. Les vomissements sontpresque incoercibles ; 1'alimentalion devient presque nulle ; le lait seul est tolere.

G'est a partir de cette epoque que soaur Maximilien garde le lit ; mais alors, 1'examen du ventre revele au cote droil 1'cxistencc d'une tumeur dure au toucher.

douloureuse a la pression, mate a La percussion, qui ne tarde pas a envahir toute la cavite peritoneale et s'accompagne de vomissements frequents. Trois mois plus tard, en 1907, survient une phlebite de la jambe gauche qui se manifeste par une enorme enflure de tout le membre, et necessite une immobilite complete. Get etat persiste jusqu'au mois d'aout 1898.

Le docteur Pousset, chirurgien des hopitaux de Marseille, avail etc appele, quelques mois auparavant, a donner une consultation a la maladc. Voici son certificat : Je, soussigne, certiiie avoir examine la so3ur Maximilien avec le D r R... et avoir constate qu'elle etait atteinte d'une tumeur kystique de 1'abdomen, (que je supposais etre un kyste hydatique du foie), et d'unc phlebite dc la femorale gauche. L'operation qui nc fut pas d'ailleurs pratiquee me parut etre le seul moyen rationnel d'amener la guerison.

Unjourdece mois d'aout 1908, on descend dans le jardin soeur Maximilien sur une large planche preparee pour la circonstance. Or, a la suite de cette immense fatigue accomplie avec des efforts considerables, la soeur cut le soir une vomique epouvantable, dans laquelle on constata la presence d'hydatides nombreuses, parfaitcment caracterisees. La nature faisait seulc ce que le docteur Pousset conseillait.

Gette evacuation du contenudu kysle paries bronchos cut ete la guerison, si elle eut ete complete; mais jusqu'au mois de novembre 1900, il y eut quelques crises plus ou moins fortes et plus ou moins frequentes ; a ce moment, une derniere evacuation survint dans une crise telle qu'on crut le denouement fatal arrive ; il n'en fut rien. Ce jour-la, la poche se vida completement, la guerison cut lieu, et la convalescence cornmenca.

En effet, a partir de ce moment,si nous savons lire entre les lignes, sans nous preoccuper des intercalations pieuses qui embarrassent 1'observation, nous constatons que la cure a eu lieu. Car on nous dit que 1'etat s'amende, que le lait et 1'eau de Vichy sont supportes, et que rcedeme de la jambe diminue ; (ce qui prouve que la tumeur ne pressait plus sur les vaisseaux) , qu'on peut relever 1'infirme de son lit de souffrance, et 1'etendre sur une chaise longue ; qu'enfin, on peut la faire changer de chambre.

A ce moment, on devrait nous dire aussi tout ce qu'a produit la dispaiition de la tumeur, c'est-a-dire que le ventre n'est plus enfle, qu'il n'est plus douloureux a lapression, que la matite disparue a i'aitplace a lasonorite normalc, ct qu'il n'ya aucuneduretedans le palper; on devrait nous dire egalemcnt que toutes les Ibnctions ont repris leur regularite, et qu'enlln la jambe malade, ayant retrouve sa souplesse avec la disparition de 1'enflure, va permettre le voyage de Lourdes.

Tout cela, on se garde bien d'en parler, car alors, il n'y aurait plus do miracle. Pour qu'il y en ait un, le true consistera a cacher 1'etat de sosur Maximilicn au moment de son depart, et de ne faire la constatation qu'au retour, encomparant 1'etat de la malade, non pas a ce qu'il etait a la veille du pelerinage, mais a ce qu'il etait au mois de decembrc avant la crise ultime, alors quo la tumeur etait en plein developpement.

II est facheux que 1'administration de Lourdes en soit reduite a creer de tels miracles artificiels et a employer des proeede's indignes des minislres d'uue religion.

On ose pretendre qu'a Lourdes, soeur Maximilien fut guerie miraculeuscment ! Comment ce miracle aurait-il

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pu s'accomplir? Oui ou non, au moment du depart, le kyste existait-il encore, ou bien avait-il disparu ?

Dans ce dilemme repose toute la question : s'il existait, miracle; s'il avail disparu, non miracle.

Maintenant que ceux qui ont suivi cette discussion et sont de bonne foi repondent.

Pour nous, Lourdes n'est pour rien dans la guerison de soeur Maximilien, sa guerison ayant eu lieu quatre mois avant le pelerinage.

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