‹ La vérité sur Lourdes [microform]Chapitre 16 sur 26 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

Surdi-mutite hysterique.

Sceur Lazare. Les sourds et sourds-muets sont gueris a Lourdes, lorsquc I'hyslerose cst en jeu, et ellc Test parfois.

Lc D r Boissaric nous en donnc un exemplc typiquc : celui dc la soeur Lazare, de Saint-Marcellin dans I'lsere.

Celle-ci etait une sceur garde-malade que vint cherchcr un jour le pere Fraudon pour soigner une accouchee dans une petite commune eloignce. 11 fallait alter a pied et la route etait longue ; aussi la petite sojur avail peinc a suivre le vieux paysan aux longues jambes. En traversant I'lsere sur une simple passerelle formec par deux troncs d'arbres, le pere Fraudon ne pritpas garde, glissa et tomba dans 1'eau.

La so3ur en ressentit une impression formidable; Thystero-choc s'elait produit, et le contre-coup, comm d'ordinaire, allait avoir son effet.

Sans perdre son sang-froid, la soeur put saisir le naufrage et le ramener sur les bords ; puis, comme il etait sans connaissance elle lui donna les soinsqu'on applique aux noycs, ct finit par le rcndrc a la vie. On comprend

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Fetal angoisse de la pauvre soeur isolee de tout secours dans de telles circonstances ! Enfm, on arriva au village aupres de la mourante, mais la soaur, brisee de fatigue, dut s'aliter eton s'apercut deux jours apres, qu'elle etait completement sourde.

L'hystero-choc avait porte. cetlefois son effet surl'organe de 1'audition au lieu de le porter comme d'ordinaire sur les membres inferieurs. Soeur Lazare conserva sa surdite pendant trente annees ; puis un jour qu'elle avait accompagne a Lourdes unc dame infirmc, elle fut persuadee par une autre soeur d'entrer dans la piscine. Elle le fit en priant avec beaucoup de devotion, et dans un etat de grand e exaltation : elle se voyait guerie et chantait le Magnificat avec une tellc force quo les dames hospitalieres durentlafairetaire. Ce fait mon.tre qu'elle elait au point de surexcitation voulue, pour que la suggestion agisse sur elle, comme elle le fail; sur les hysteroses. Lorsqu'elle sorlit de la piscine, soeur Lazare s'apercut qu'elle etait guerie, ct, ajoute le pieux narrateur, elle put, des ce moment, user des confessionnaux dont elle etait privec depuis si longternps! Comme si la bonne soeur faisait des peches!

Sept cas d'hystero-siirdi-mutite. Dans le Journal do la Grotto, nous trouvons beaucoup de guerisons analogues a cet hystero-miracle.

Marie Bougie, a Dinan (C6tes-du-Nord), atLeinte d'aphonie depuis six ans, a la suite d'tinc bronchite, vient a Lourdes, boit de 1'eau, se plonge dans la piscine cl commence a seniir une telle amelioration quo huit jours apres elle etait guerie.

Eleonore Broclicrollcs, d'Entrcchanx (Yaucluse) a subi riiysLci'o-cboc. 11 y a seize mois. un voisin se preci-

pitait sur elle une beche a la main; sapeurfuttellequ'elle s'evanouit et perdit la parole. A la procession cle Lourcles, tres surexcitee, elle se leva et se mil a chanter le Magnificat . Depuis ce moment, elle paiie.

Catherine Bel verge, tie Wawenhain (Nord), agec de 46 ans, est atteinte depuis longtemps d'une aphonie absolue que tous les medecins altribuent du reste a une origine nerveuse. Elle est plongee dans la piscine sans resultat ; mais plus lard a la grand'messe, elle chante le Magnificat avec les autres pelerins,parentrainement.

Henri Decarpentries, deCameau (Nord), depuis vingt mois est aphone. Dans la piscine, la voix lui revient.

M" e Marie Serdon, agee de 27 ans, de Bourg-Saint- Ghristophe, est atteinte d'un begaiement de nature nerveuse. A Lourdes, pendant la nuit, celte demoiselle au lieu de dormir, ressent une commotion de tout son etre qui la guerit. Le miracle que ni Feau de la piscine, ni la grotte, ni la procession n'avaient fait, c'est un lit d'hotel qui le produit. L'hysterose est parfois capricieuse, chez les demoiselles surtout.

Suzanne Delcourt de Boiry (Pas-de-Calais), est muette depuis hurt mois. L'hysterose n'est pas douteuse, car le diagnostic de son medecin porte que la surdite est compliquee de manifestations hysteriques, d'attaques de nerfs, etc., etc. Au premier bain elle parle et 1'hysteromiracle se produit.

Aurelie Bruneau est citee par Boissarie, mais sans

aucun detail : elle aussi est atteinte de surdite des son

bas age. A vingt ans, on lui verse Irois jours de suite,

de 1'eau de Lourdes dans les oreilles. Elle recouvre

L miraculeusement 1'ouie, mais le certificat du D r de La

|Ma'rdelle est moiris miraculeux : elle entend des coups

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frappds derrierc une porte et des accords du piano places dans une piece a cote. Voilapour 1'ou'ie. Elleprononce quelques mots ,voilapour la inutile.

DEUXIEME PABTIE

Troubles de 1'ou'ie non hysteriques.

Eri regard do ces faux sourds-muets ou plulot de ces sourds-muets parhysterose pouvant guerir par suggestion, nous aliens placer les vrais sourds-muels et montrer que cette forme ne pout guerir a Lourdes, precisement parce que 1'hysterose n'y est pour rien.

Nous traiterons successivement : 1" des maladies de 1'oreille ; 2 des surdi-mutites.

Maladies chirnrgicales de 1'oreille. Parmi les cas de maladies do 1'oreille gueris a Lourdes, nous citons comme type de faux miracle, celui deM"* Josephine X...

Son cas est memo le contraire d'un miracle, c'est-adire que, grace a Notre-Dame de Lourdes, un abces de 1'oreille qui aurait pu guerir est devenu irremediablemenl chronique. Mais celte jeune fille avail une telle envie d'etre miraculee qu'au lieu de porler plainte a qui de droit, pour le facheux resultat de son traitement a la piscine, elle se fit gloire de sa non guerison, dans trois colonnes du Journal de la Grotte comme d'une cure miraculeuse.

M" e Josephine avait un abces aigu de 1'oreille, et comme il arrive, la partie de 1'os qui constitue 1'antre formait une mastoidite.

Peu satisfaile des conseils de son medecin habituel,

elle vint consulter un specialiste d'une ville voisine, le D r B..., qui constata une perforation da tympan et une suppuration de 1'oreille interne. Comme il y avait des phenomenes de retention purulente, le docteur enleva des petits polypes de la caisse qui empechaient 1'ecoulement regulier du pus, et en meme temps fit le traitement antiseptique necessaire.

Les phenomenes aigus de mastoi'dite persistant, le specialist laissa entrevoir la necessile de trepaner 1'os ; mais la jeune fille sansvouloir rien entendre partit brusquement pour Lourdes. La, pendant huit jours, elle lava 1'interieur de son oreille avec 1'eau de la piscine.

Dix jours apres M lle Josephine retourna dans son pays. Bien qu'obligee encore a deslavages journaliers et a des injections medicamenteuses, elle declara qu'elle avait ete instantanement et completement guerie a Lourdes de son abces. Pourtant il y avait eu si peu miracle que malgre son grand desir d'etre classee parmi les elues de la Vierge, elle n'avait pas ose monlrer son oreille au bureau des constatations.

Ge n'est que plus tard qu'elle se trouva digne d'etre decoree de la medaille des miraculees, et qu'elle envoya son histoire au Journal de laGrotte dont nous 1'avons tiree.

Dans 1'intervalle, M lle Josephine etait allee voir son medecin specialiste et lui avait raconte le resultat heureux de sa cure d'eau sainte.

Quel fut 1'etonnement de celui-ci, lorsqu'a 1'examen il trouva le conduit auditif baigne de pus ! II fit alors remarquer a M" Josephine que la guerison n'etait pas precisement obtenue, et qu'il etait au contraire tres necessaire de continuer untraitement energique. Le pus

(( que vous pretendez voir dans mon conduit, s'dcria la malade, c'est 1'eau de Lourdes que j'y verse tous les jours! Apres cela il n'y avail plus qu'a tirer 1'echelle et sa reverence, ce que fit le docteur.

Trois mois apres, la terrible Josephine allait trouver son medecin ordinaire, le D r Pauzier, et le mettait en

demeure de lui delivrcr un certificat de guerison 5 avant la visite, elle avait eu soin de faire disparaitre du conduit auditif toute trace de suppuration, neanmoins le medecin prudent sut voir la continuation de 1'ecoulement. Aussi libella-t-il ainsi son attestation : la membrane du tyrnpan reste perforce ; 1'exploration directe de la caisse revele dans le fond la presence d'une youtte de pus.

Gette goutte de pus a tue ce beau miracle ! Et voila comme quoi, Lourdes qui aurait tant desire avoir a son actif d'autres miracles que ceux hysteriques, fut privee par cette goutte de pus, du benefice d'une cure chirurgicale.

Mais que dis-je privee? Elle aurait du 1'etre ; elle ne le fut nullement, car nous lisons dans le n 27 du Journal de la Grotte les lignes suivantes :

Le miracle de M lle Josephine : jamais 1'etude medicale d'une guerison n'est aussi interessante que lorsqu'elle s'appuie sur les garanties suivantes :

1 Une relation ecrite du sujet gueri, donnant luimeme la physionomie de sa maladie par des details circonstancies ;

2 Un certificat des medecinstraitants, donnant clairement le diagnostic et le pronostic de ladite maladie ;

3 La declaration de la personne ou de ceux qui 1'ont plongee dansla piscine de Lourdes, donnant ainsi la physionomie de la marche de la guerison ;

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4 La constatation a Lourdes d'un medecin donnant 1'etat du sujet tout de suite apres la guerison;

5 Le certificat de ou des medecins traitants, donnant 1'etat du sujet au moment du retour.

L' observation que nous aliens donner possede tous les avantages sus-enonces, et a ce litre, nous parait trfcs utile a publier .

Par ce miracle, jugez des autres :

Si nous n'avons designe M lle Josephine que par les initiates de son nom, c'est que le medecin specialiste qui 1'a traitee nous en a prie dans sa lettre ou il nous donnait les preuves de la faussete du miracle. Cette lettre, nous 1'avons montree au Congres de Budapest aux medecins qui assistaient a la seance oil ce memoire fut lu.

, Surdi-mutite chez les idiots. Nous avons relate" les hystero-miracles de sourds-muets gueris a Lourdes par le fait de leur nevrose, mais il existe d'autres sourdsmuets ou 1'hysterose n'existant pas, le miracle ne peut avoir lieu.

Je trouve soi-disant gueris a Lourdes deux cas de cette nature que nous allons analyser et verifier.

Mais auparavant, pourmieux faire comprendre pourquoi les miracles de cette sorte doivent etre rejetes, il faut savoir ce que sont les degeneres du premier degre.

Ge sont des enfants retardataires au point de vue de Tintelligence et du de>eloppement des facultes intellectuelles. De meme que tous les enfants de moins d'un an neparlentpas,bienqu'ilsnesoientpasatteintsd'unesurdimutite, il arrive que certains enfants en assez grand nombre ne parlent pas encore a deux ans ; d'autres, moins nombreux ne disent que quelques mots : papa,

maman , mimi , bobo , a 1'age de trois an s ; d'autres enfin, en tres petit nombre il est vrai, n'ont 1'usage de la parole qu'a 4 ou o ans ; quelques-uus memes a 6 ou 7 ans.

Nous avons aupres de nous un idiot du deuxieme degre qui, a 1'age de 33 ans, n'avait pas encore prononce un mot articule, qui ne savait que rire et pousser des onomatopees lorsqu'il etait en colere. Son gardien, avec une patience digne d'un meilleur resultat, apres une annee d'efforts, finit par lui apprendre trois mots : bonjour, monsieur, docteur, qu'il scandait fortement. L' annee suivante, a force d'etre serine, il Unit par apprendre et chanter le refrain de la Marseillaise puis ce fut tout. On a done pu croire, pendant toute la premiere moitie de sa vie que cet idiot etait sourd-muet. Conduit a Lourdes, serine convenablement de fagon a dire : Vive 1'Immaculee-Gonception , il aurait ete classe parmi les miracules.

Chez ces enfants retardataires, tous les organes de la parole existent virtuellement, mais sans effet acluel ; c'est comme un instrument de musique qu'ils possedent, mais dont ils ne savent pas encore jouer. II faudra un certain developpement du cerveau et une instruction patiente pour developper peu a peu cette faculte du Iangage.

Pour comprendre cet etat chez les idiots du premier degre, il suffira de visiter les maisons de sante oil sont traites les enfants arrieres. La on leur apprend avec une patience extreme a articuler des mots, sans jamais du reste arriver a les faire parler comme tout le monde.

Dans des cas pareils, comment pretend-t-on que se produit le miracle? Est-ce le vrai miracle comme il

convient, si on admet la toute-puissance de Dieu ? 1'idiolisme disparait, les circonvolutions cerebrales s'cquilibrent et I'enfant entend et parle comme un enfant normal ?

Nullement. Les guerisons qu'on nous donne comme miracles sont les equivalents de ceux des maisons de sante, riende plus. Avantla piscine, I'enfant dit papa , apres la piscine il dira maman , si on lui a serine le mot. Puis, comme on s'occupe de lui, comme chacun lui repete comme a un perroquet le nom a apprendre, avant la fin du pelerinage il saura dire bonbon et lolo et lorsqu'il rentrera dans sa maison, son stock de mots se sera accru de quelques unites de plus, mais il faudra un an ou davantage pour que le miracle s'accomplisse a peu pres, et il sera toujours incomplet.

Rose Burard. Rose Burard est un cas de cette nature. Jusqu'a 1'age de 6 ans, elle a paru ne pas entendre et ne pas parler. Le pere la conduisit a ce moment a Gonjoux, une imitation de Lourdes. Elle commenc.a a dire quelques mots inintelligibles ; elle entendait et comprenait ; chaque semaine, un mot nouveau entrait dans son repertoire, monDieu, papa, maman, mili, Marie . En route elle apprit a prononcer quelques mots distinctement. Elle vint a Lourdes aumois de septembre 1893; la, nous dit le D r Boissarie dans sonlivre, elle fut gue"rie de sa surdi-mutite' instantanement.

Voyons d'apres diverses attestations ce que fut ce miracle, dit instantane.

Un temoin (page 334) declare qu'avant Lourdes I'enfant entendait distinctement et pouvait prononcer tous les mots qu'on lui faisait repeter ; done elle n'etait ni sourde ni muette.

Le D r Lurquin, medecinde 1'enfant, assure que la veille du depart, elle pouvait seulement balbutier quelques mots : papa, maman, etc. Apres son retour, ajoute-t-il, j'ai constate une amelioration tres sensible; pourtant 1'enfant ne parvient.pas afaire sortir quelques consonnes telles que le T et le R . Le D r Delvaux atteste qu'elle repond avec intelligence et d'une facon comprehensible aux questions , mais qu'il existe certains vices de prononciation chez 1'enfant, et que notammcnt clle ne sait pas prononcer la consonne K. En somme, le T, le R et le K manquent au miracle.

Un journal du pays, dans une polemique au sujet du prelendu miracle, cite deux faits que nous signalons comme caracteristiques : Rose parlait mal et etait indifferente pour ceux qui 1'entouraient , comme le sont les retardataires.

Le D l Rutten, un specialiste de Namur, bien que partisan de Lourdes, declare dans un certificat que Rose entend et comprend ce qu'on lui dit, etparle comme une personne qui s' entend parler ; que Tapprentissage de la parole est complet et qu'il a ete tellement rapide qu'il a frise 1'instantaneite.

Ges diverses attestations confirment nos dires : cette petite fille etait une retardataire qui, a cinq ans et demi, n' etait pas plus developpee au point de vue du langage qu'un enfant de deux ans. A cette epoque, elle a commence a prononcer quelques mots comme le font les enfants a 1'age d'un an ou deux. Elle s'est de"veloppee davantage a Lourdes, parce qu'il s'est trouve autour d'elle des educateurs ben^voles qui se sont amuses a lui faire articuler des sons ; mais il a fallu plusieurs semaines d'apprentissage pour que 1'enfant arrive a s'exprimer, et meme a ce moment on s'apercevait du peu

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de developpement de son intelligence : elle etait indifferehte pour ceux qui 1'entouraient.

Apres ces ^explications, je suppose qu'on ne parlera plus de ce miracle aleatoire.

Marie-Yvonne Serson. Cette enfant agee de 6 ans, etait une arrieree comme la precedente ; pas plus que celle-ci elle n' etait atteinte de surdi-mutite vraie, puisqu'elle articulait quelques syllabes comme ma, me -. On la conduisit a Lourdes, et le deuxiemejourdupelerinage, elle ne peut emetlre que quelques balbutiements.

Le troisieme jour, outre les mots qu'elle savait deja, papa, maman, dour Lourdes (eau de Lourdes), on finit par lui faire repeter JNotre-Dame de Lourdes . Au retour, en arrivant dans le village, on parvient a lui faire dire bonjour a tout le monde . Depuis ce moment, on constate qu'elle fait tous les jours de sensibles progres (22 octobre 1898).

Le'3 iiovembre-.18.98, elle est examinee par le D 1 ' Le Forestier, de Le Quillien, qui atteste qu'elle entend et qu'elle parle, mais que la parole laisse a desirer sous le rapport de I' articulation.

M mo Pouliquen, une voisine, declare qu'a son retour, 1'enfant pouvait balbutier seulement quelques mols, mais que mainlenant elle cause plus librement. G'est comme on le voit le miracle d'une retardatairc a qui, a force de repeter im mot, on finit par le lui inculquer, puisqu'a Lourdes pendant six jours on n'a pu lui apprcndre qu'un seul mot; un miracle pour un mot !

En resume Yvonne Serson avant Lourdes n'avait que quelques mots clans son repertoire; a Lourdes, malgre qu'on la scrine du matin au soir, on ne peut lui apprendrc qu'un rnot de plus. Rentrcc a la maison, en continuant

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son apprentissage on parvient a lui apprendre un mot par semaine. Attendons pour crier au miracle que le petit Larousse soit su davantage.

Marie-Louise Cernatte. Surdi-mutite non reclle, mais effet de 1'idiotisme, comme les cas precedents, chez Marie-Louise Cernatte qui vint a Lourdes en 1901, et dont 1'etat, nous dit-on, s'est sensiblement ameliore. Dans la piscine, le miracle ne fut pas grand : quelques mots furent prononces. Depuis, peu a peu, elle en a repete un plus grand nombre. -La guerison n'estpas pariaite, ecrit-on, car la parole indique bienque 1'education du langage n'est pas encore complete. (Journal de la Grolte.)

Cc n'est pas un miracle. Marie-Louise Gernaltc a commence a parlcr a cinq ans au lieu dc deux ans, comme cllc aurait du le faire, voila tout.

Conclusions de la surdi-mutite. Les sourds-mucts sont gucris a Lourdes, a condition d'etre atteints d'hvs-

terose, comme la bonne sreur Lazare.

Quant auxenfants arrieres, semblables a Rose Burard, Yvonne Serson et Louise Cernatte qui, lorsqu'on les conduisit au pelerinagc savaient dire papa , qui a Lourdes apprirent h. dire mam an , et qui au retour dans le village prononcerent Mimil , qu'on nous domic comme dcs sourds-muets gueris par 1'cau de Lourdes, jc laisse au lecteur le soin d'apprecierladose de miracle dont out beneficie ces pauvres desherites et s'il etait bicn utile de les conduire a la piscine, pour obtenir un si pietrc resultal.

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