X A M£S AUDITEURS BRETONS
au milieu de leurs querelles intestines ; et qu'enfin il y a des reproches à former contre les plus illustres défenseurs du Jansénisme, indépendamment de ceux qu'ont articulés les Jésuites.
Ces derniers cependant ne peuvent être complètement passés sous silence dans une histoire qui se mêle perpétuellement à celle de leurs principaux antagonistes. Aussi leur ai-je ménagé la place qui leur appartient. J'ai écarté leur témoignage; je ne pouvais irégliger leurs actes. Mais dans l'appréciation de ces actes, que me révélait la Correspondance de la famille Arnauld, il faut bien le dire, j'ai obtenu un résultat opposé à celui auquel m'avaient conduit mes recherches sur cette famille. — Le blâme, cette fois, n'a pas eu la plus large part. — Ceci encore devait être. On a dit tant de mal des Jésuites, et le roman en a tant inventé, que sur leur compte il ne doit plus guère rester d'inconnu que du bien — Je ne leur ai pas épargné les reproches cependant, lorsque j'ai cru qu'ils en méritaient, — J'ai blâmé certaines démarches du Père Adam ' ; et je n'ai pas dissimulé les erreurs du Père Pichon K J'ai flétri Labadie ', un de leurs apostats. Seulement, en bonne justice, je ne puis déclarer
* T. I, p. 74 cl 97.