CHAP. I?^ SECT. III
famille Arnauld, dont elles attestent la bienfaisance ; non plus cette bienfaisance qui éclate dans les Mémoires de ses membres en donations au profit de Port-Royal ^ où ceux-ci placent à fonds perdus les dots de leurs filles ^, l'équivalent de leurs retraites, ou le psdn de leurs vieux jours; mais cette bienfaisance obscure qui répand tout en secret, sans rien recueiilir qu'un espoir pour l'autre monde. Tantôt c'est un registre où sont notées les distributions quotidiennes de vêtements octroyés à la nudité soHflrante, et un mémoîte des hardes achetées d après r ordre de la mère Angéiique, où figurent des brassières de fetnmes et des chemisettes de garçons ^ évidemment destinées aux aumdnes des religieuses. Tantdt c'est le testament d'un vieux serviteur du duc de Luynes, SimcHï Eon, mort au château de Vaumurier, sur les hauteurs de la sainte vallée, et qui répartit ses épargnes entre Port^ Royal, sa famille et les pauvres^, en désignant Luzancy pour exécuteur testamentaire. Ou bien c'est Tillemont qui prend celui-ci pour l'architecte d'un bâtiment qu'il se construit à Port-Royal et lui délègue le soin d'en
1 Cr. Lé Glere, fîe> idif, de P. R., t ni, p. &8S; t. tr, p, 61', etc| CEuvra du dùet. Arnmiîd» U lYni et xxiy, pd»Mm\ àtém* de In M, An* géliquet 1 1, p. 56, 391; t n, p. 273, etc. ; Mém. de l'abbé Arnauld, part, ii, p. 147 ; Beeueil m-13, p. 314 ; Hiât» det persécuiion$deP. R,, p. 4-5, etc. ; Acteèt Uitret, relat, t ii, n« 7, p. 50, etc. ; Mém, de Lancetoi, t. ti, p, 324, 2dOj etc. ; Racine, Hiât de P. R,, p. 32, elc.
3 « Tay donné à mes troîs filles aisnées, en les faisant i«l!jKféiises, i 14,000 Ut. t (Compte rendu par d^Anditly à $es enfantin le 23 décembre 1652.)
. ^ C'était ainsi que Saint-Cyran foisaît faire des chemises, des camiMes et des bas pour des femmes qui étaient enfermées avçp lui à Vincennes* portant TatlenUon jusqu'à prescrire quelle devait être la dimension des chemises. (Mém, de Lancelot, 1. 1, p. 188.)
^ n donne 1,500 liv. aux pauvres, 2,000 liv. à sa familje, et 3,000 Ht. à Port-Royal.
compter les sacs de plâtre, les pièces de bois, les voitures de pierres, et les clous [1676]'; oiBce dont Luzancy s'acquitte avec une patience égale à celle du savant historien, dont les citations ne sont ni plus exactes ni plus multipliées que les comptes de son mandataire. A l'appui de ces comptes figurent une foule de Mémoires. — Ce sont les seuls qu'ait laissés le modeste Luzancy.