PAPIERS DE LA FAMIIXB ARNAULD
sées sur divers points de la bibliothèque. Associé à la conservation des richesses que contient ce précieux dépôt, nous avons pu rassembler les boites éparses, et nous croyons être utile en donnant un aperçu des renseignements qu'elles offrent sur la famille Amauld. '
La Golleçtion dans son ensemble a été formée par les de\xi mepibres de cette famille qui ont pris la plus large part aux affaires publiques : Robert Amauld d'Andilly, conseiller d'état, né en 1689, mort en 167i, et son fils Simoq Amauld de Pomponne, ambassadeur, puis secrétaire d'état au département des affaires étrangères, né en 1618, mort en 1699. — Vers 1644, selon l'opinion la plus répandue , en 1646, comme nous le démontrerons bientôt, Robert quitta le monde pour la solitude de Port- Royal, où étaient entrés sa mère, le plus célèbre de ses frères, six de ses sœurs, cinq de ses neveux, trois de ses cousines germaines ; où entrèrent deux de ses fils et six de ses filles ^. — Le marquis de Pomponne dut la lenteur et les revers de sa fortune politique à ses liaisons avec Port-Royal.
C'çst en même temps à la vie privée du père et du fils, aux relations particulières qu'ils eurent l'un et l'autre avec le Jansénisme, et à leur participation dans les affaires générales, que se rapportent les documents qu'ils ont recueillis.
i Les richesses amassées par M. ]e nian|uis de Paulmy ne pouTaient édiapper à M. de Monmerqué* dont les travaux littéraires^ délassements d'autre^ tra?aui, et la précieuse bibliothèque réunie en vue de ces délassements» témoignent d'une n grande conformité de goûts avec son illustre devancier. — Trente et une lettres extraites de l'une de nos boites, et communiquées ^ M. de Monmerqué par nos prédécesseurs, ont été publiées à la suite des MémoireM de Coutanges, p. 869-450.
- Voir V Appendice, note A. —Cf. Idém, d/e Vabbé Amw(d, part, ui, p. ».
CHAP. i. S
La plupart de ces documents proviennent de correspondances dont la portion non classée comprend les lettres personnelles de ces éminonts personnages, et celles que leur adressent les membres de leur famille, leurs amis et les personnes avec lesquelles une communauté d'opinions ou d'affaires les met en contact. — Dans cette partie de la collection, c'est Robert, ce sont ses affections, ses projets, son activité qui occupent la plus large place. Soq fils, fout en continuant ses recueils, l'a fait avec une circonspection très louable dan^ ui^ homme d'état, mais fort regrettable pour notre curiosité. C'est donc principalement à Robert que se rattache l'intérêt de cette correspondance intime qui est la plus ignorée du public. En étudier le contenu, c'est s'occuper avant tout de Robert et de ses relations avec les siens, sur qui U exerce ou ambitionne la plus grande influence. — Aussi, après avoir spécialement indiqué les points de sa biographie sur lesquels il nous offre lui-même de nouveaux renseignements, nous ne pourrons guère le perdre de vue, en demaqdant aux répertoires^ dont il est le prin-^ cipal auteur, les faits qui concernent plus particulièrement ses frères, ses fils, ses petits-fils, et les femmes de sa famille vouées ^ix cloître.'
ROBERT ARNAULD D'ANDIUY,