VERRES DORÉS
La dorure sur verre est également d'origine égyptienne. Nous en avons parlé au chapitre des verres à miniatures (p. (5.54), et nous avons cité quelques-unes de ces petites tessères qui portent des feuilles d'or incrustées ' . Sur une patère plaquée d'or, du British Muséum, on voit la coiffure atcj environnée d'étoiles", et la même collection possède une ampulle entièrement dorée. On connaît d'autres verres de ce genre (ùfiuva Hu»«)> et qui rappellent ceux de la pompe de Ptolémée Philadelphe 1 . Dans les verres marbrés et dans les coupes de la fabrique de Toscaneila (p.' 47. j ,), il y a parfois une veine, un ruban ou des taches d'or; le peintre sur verre (p. ,00) employait la poudre d'or. Une urne cinéraire de l'ancien musée d'Horace Walpole * représente Amour et Psyché dans un massif de cyprès, au milieu de trois enfants dont l'un sonne de la conque; sur le fond extérieur, un buste drapé est entouré de ceps de vigne. Toutes ces figurines, avec leurs accessoires, sont en feuilles d'or adhérentes aux parois du vase.
Mais la plupart des verres a dorure appartiennent à l'époque chrétienne, et comme M. Charvet les a exclus de sa collection, je ne veux pas trop y insister. Une feuille d'or enfermée entre deux verres, dont l'un lui sert d'applique, tandis que l'autre la protège contre l'usure (petak inter vitrum duplication inclum) : voilà la forme sous laquelle ils se présentent. Au x' siècle, le procédé était déjà oublié \ en Occident du moins, car les verriers byzantins n'ont pas discontinué de s'en servir6. M. Salviati vient de le retrouver et d'en faire la plus heureuse application.
Quant aux verres argentés, on ne possède encore que ces vases plaqués d'argent, qui forment le sujet de mon xm' chapitre et qui n'ont rien de commun avec la série qui nous occupe.
t.Qui donc a douté de la possibilité d'incruster des fils ou des lamelles d'or dans la pâte vitreuse?
a. Coll. Slade.