ISS
Laiton .
Bronze .
En ce qui concerne l’élasticité, le tableau ci-dessous donne les limites de charge à compression admissibles dans la construction.
kg par cm2
V erre. . .
Tôle de fer .
Fonte .
Acier fondu .
75 kg.
Il est commode de pouvoir se rendre compte exactement de l’épaisseur qu’il convient de donner aux feuilles de verre, pour un écartement déterminé des fers à vitrage, ou inversement de déterminer la largeur maxima à donner aux feuilles lorsque l’on connaît leur épaisseur.
Le tableau ci-après fournit ces renseignements, basés sur le 1/10 environ de la charge de rupture.
7 fi
Épaisseur.
Poids par
mèlro carré.
Largeur maxima multiple de 3 cm
3 mm
Épaissour.
Poids par
mètre carré.
Largeur maxima multiple de 3 cm.
6 mm
Briques de verre. — Depuis quelques années on fait usage pour la
couverture des serres, de briques creuses en verre (fig. 33) . L’air renfermé entre les parois de la brique empêche les déperditions de chaleur. L’emploi de ces briques correspond à l’emploi d’un double vitrage.
On peut les employer de diverses couleurs, et alors on obtient pour les jardins d’hiver, pour les serres attenant aux appartements, des avantages réels et nouveaux si on compare l’emploi de ces briques à celui des verres peints ordinaires.
Ces pièces de verre sont fabriquées en France à la verrerie de Dorignies (Nord).
2e PARTIE : PRODUCTION ET MANIPULATION
Cheminées en verre.
Nous avons les voitures en carton, les tours en fer, voire même les maisons de verre, mais ii manquait les cheminées du même genre.
Nous les avons.
Les établissements Àrbel possèdent, nous dit-on, de colossales cheminées en verre.
Ces cheminées sont plus légères, coûtent moins cher et cela permet d’utiliser un sous-produit industriel sans valeur jusqu’ici. Triple avantage.
Cette matière, qu’on n’avait pu encore utiliser qu’imparfaitement, est le laitier ; ce résidu qui s’écoule continuellement des hauts fourneaux a l’aspect de verre noir d’une qualité vitreuse imparfaite.
On coule le laitier sous forme de blocs qui seront reliés par un mortier de ciment de composition spéciale, ce qui permettra de se passer des chaînes et cercles de fer, nécessaires pour les cheminées en
briques.
Verre armé.
L’idée d’insérer dans l’épaisseur des feuilles de verre coulé un réseau métallique afin d’empêcher les fragments de se séparer en cas de rupture, appartient croyons-nous à Bécoulet, négociant en verres à vitres, à Paris, qui provoqua quelques essais à Jeumont.
Mais le procédé industriel de fabrication du verre grillagé, métallifié ou armé nous vient d’Amérique et plusieurs licences en furent vendues en Europe.
La fabrication se fait généralement soit en introduisant le réseau dans le verre encore chaud au moyen d’un outil approprié, soit en coulant successivement deux épaisseurs de verre superposées contre lesquelles on a placé le réseau.
M. Léon Appert a imaginé un procédé différent qui consiste à couler simultanément les deux couches de verre, le réseau venant se placer à mesure entre elles.
On obtient ainsi une soudure plus complète des couches et le réseau se trouve bien au milieu de la feuille qui peut avoir de grandes dimensions. La Compagnie de Saint-Gobain a acquis le procédé de M. L. Appert pour l’Europe.
L’emploi judicieux d’un métal spécial et d’un réseau aussi fin que possible, convenablement construit, parait devoir faire disparaître ou du moins atténuer, dans une forte mesure, les inconvénients inhérents au verre armé. En tout cas, l’emploi de ce verre dans les locaux exposés aux dangers d’incendie est fort utile, puisque les fragments de verre en restant en place empêchent la production de courants d’air dangereux ou la propagation des flammes.
Le verre treillage entre maintenant dans la pratique industrielle.
Moulage méthodique Appert.
Les remarquables procédés de moulage méthodique du verre, inventés par M. Léon Appert, sont exploités exclusivement en Europe par la Compagnie de Saint-Gobain, pour fabriquer des tuyaux de grand diamètre, des colonnes (Palais lumineux) et des récipients cylindriques ou rectangulaires de grande capacité.
L’emploi des grands tuyaux n’est pas encore entré dans la pratique courante des constructeurs, pour des raisons diverses, mais il n’en est pas de môme de celui des récipients, de plus en plus appréciés par les consommateurs. Il y a là une ressource nouvelle qui recule les limites imposées à l’emploi du verre par la méthode du soufflage.