G® PARTIE : APPAREILS DE CHIMIE
Fig. 106.
Ge PARTIE : APPAREILS DE CHIMIE
Puis la fabrication de- portraits eu verre, verre blanc, incolore, d’aspect ordinaire, d’aspect opale (par immersion dans l’acide fluorhydrique, ou par injection de sable fini.
Le verre peut même être revêtu d’une couche, d’un dépôt de cuivre, on obtient alors des effets variés, des médaillons de bronze de différentes teintes, ou bien on peut argenter, dorer le cuivre.
A notre avis, il est préférable délaisser au verre sa qualité principale, la transparence, à laquelle vient s’ajouter la légèreté, et nous pouvons prédire, dans le cas particulier, l’économie, pour cette application nouvelle, aux portraits devant être reproduits en nombre considérable.
Nous avons cité le demi-cristal, ou verre blanc moulé et quelquefois taillé.
• La Bohême fabrique encore en quantité ces verres, et aussi les verres doubles, gravés à la roue par des procédés très économiques sinon très perfectionnés.
Les Américains ont fait pour cette fabrication, et aussi pour celle du cristal, d’énormes progrès. Les moulages américains sont parfaits et peuvent dans certains cas permettre de ne pas recourir à la taille.
Nous avons encore, sous ce rapport, des progrès à réaliser en France, mais nous sommes en bonne voie.' Nous devrons nous attacher surtout à trouver un alliage approprié aux dilatations des verres, à mouler à une température donnée, et aussi à la perfection des ajustages et de la gravure de ces moules.
Le verre est employé de plus en plus dans les laboratoires et aussi en médecine, en chirurgie. Chaque année nous constatons des applications nouvelles et nous sommes fréquemment sollicités par les chirurgiens pour leur indiquer s'il est possible de faire faire en verre telle ou telle pièce, tel ou tel instrument.
Parmi les fabricants qui se sont prêtés à ces innovations nous devons citer, entre autres, M. H. Wulling-Lüer, quia fabriqué la seringue tout en verre.
Plus de 25.000 seringues sont actuellement entre les mains des praticiens les plus en renom ; elles sont donc universellement appréciées.
Leur fonctionnement toujours parfait et la sécurité qu’elles offrent au point de vue de l’asepsie les ont fait adopter par les Professeurs, qui en préconisent l’usage dans les hôpitaux et les cliniques.
La Faculté de Médecine, reconnaissant les avantages de ces outils, qui satisfont aux exigences de la plus rigoureuse asepsie et aux besoins de la pratique la plus courante, a décerné à M. Wulfing-Lüer
l€ prix Barbier, consacrant ainsi le progrès réalisé par la création de cette seringue idéale.
Cette seringue, exclusivement en cristal, présente les avantages suivants :
1° Son extrême simplicité et sa stérilisation facile (il suffit de la plonger dans l’eau tiède et de porter à l’ébullition) ;
2° La perfection absolue de sa graduation, et son étanchéité parfaite, assurent l’exactitude quantitative des injections ;
3° Le piston tout en cristal, inaltérable et toujours prêt à fonctionner sans le secours d’aucune matière onctueuse, assure au malade la pureté
du liquide injecté et enlève au médecin toute inquiétude sur l’état de sa seringue au moment de l’employer.
Logée dans une boite de nickel, cette seringue est la seule vraiment stérilisable , on peut la demander nue, avec aiguilles en acier ou en platine iridié et en 8 capacités, variant entre 1 et 100 centimètres cubes.
Fig. 410.
En outre, on fabrique maintenant pour les hôpitaux et pour les cabinets et salles d'opération des cuvettes, vases, supports de toutes sortes, de toutes formes.
6e PARTIE : APPAREILS DE CHIMIE
On fabrique également des tubes que l’on peut entourer extérieurement de ciment, de métal, nous en décrirons les formes, le mode de fabrication dans un chapitre spécial.
Dans les hôpitaux d’Allemagne on adopte les baignoires en verre, les vases pour bains de pieds, pour douches, les gouttières pour bains locaux, les cuvettes ; et à l’occasion ces vases, ces réservoirs, sont bordés de cuivre soit déposé, par galvanoplastie, soit à l’état de bandes formant aux récipients une sorte de carcasse très ajourée et préservatrice.
L’emploi de l’air comprimé pour le soufflage du verre a été employé en France depuis plus de vingt ans, entre autres fabricants par MM. Appert, qui en ont été les innovateurs. Ces messieurs ont mis à profit l’air comprimé pour le soufflage de grosses pièces de verre et notamment de sphères destinées à la fabrication de bobèches, et de verres de montres.
On pouvait juger, à l’Exposition de 1900, des ressources et de l’élasticité de ces procédés mécaniques : MM. Appert frères avaient exposé, aux Invalides, une sphère en verre de lra,65 de diamètre et d’une capacité de 2.350 décimètres cubes qui avait été soufflée dans leurs ateliers à l’aide d’une pression de 6 kilogrammes par centimètre carré (c’est la plus grande pièce en verre qui ait jamais été produite), et dans la classe 111 (hygiène) ils avaient présenté, en môme temps que des modèles d’appareils de soufflage de leur invention, des sphères en verre de 3 centimètres de diamètre et de 10 centimètres cubes de capacité soufflées à l’aide d'une pression de 2 grammes par centimètre carré.