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I. — Fours à grille

Les anciens fours à grille sont presque complètementabandonnés pour les fours à gazogènes et à récupération. Ceux qui sont encore employés ont subi d’importantes modifications. Dans ce groupe, nous trouvons les fours Boétius et leurs dérivés, dans lesquels les foyers, heureusement modifiés constituent de véritables gazogènes, mais ils ne permettent pas la récupération de la chaleur perdue par les fumées et fonctionnent de ce fait en fours à grilles.

Ces fours conviennent principalement au travail de produits facilement fusibles, car leur rendement qui est de CO 0/0 pour une température de 1 000° dans le laboratoire des fours, s’abaisse à 30 0/0 à 1 450°.

(1) Pour l’étude des fours, le lecteur trouvera d’intéressants renseignements dans « Le Chauffage industriel et les fours à gaz. Utilisation de la chaleur et récupération », par E. Damour. Paris, Baudry, édit.

Les fumées s’échappant de ces fours peuvent être utilisées avantageusement au chauffage de chaudières à vapeur à moins que les gaz dégagés pendant la fusion du verre ne soient capables de ronger le fer.

Fours Boétius.

Les fours Boétius se composent du four de fusion proprement dit a (flg. 8 et 9) et de deux générateurs à gaz b 6', situés directement sous le four et séparés par un massif central c. L’aspiration s’effectue par des cheminées d c?', ménagées dans les piliers d’ouvreaux et en communication avec la hotte du four. Le siège est composé d’un massif légèrement incliné vers les parois du four et percé de deux lunettes 1 1 par lesquelles les gaz arrivent au four.

Cf a '

Four Boétius. — Fig. 8. — Coupe selon AB. — Fig. 9. — Coupe selon C D.

Sous le siège se trouve un réseau de petits canaux r r débouchant dans les lunettes l c’est par ces canaux que pénètre l’air nécessaire à la combustion qui s’échauffe en circulant sous le massif du siège.

Directement sous le four sont deux grands foyers à grilles profondes b et b' séparés l’un de l’autre parle massif central c.Ces grilles sont en g et r/, elles sont continuées par les plans inclinés p et p jusqu’aux tisarts t et t' . Sous les grilles court le cendrier K appelé cave. G est un passage ménagé pour l’enlèvement des scories.

En 1885, M. L. Appert a apporté quelques perfectionnements aux fours Boétius, pour augmenter la température de l'air a dmis au four. La consommation de combustible est réduite de 10 à 15 0/0.

Par un système de chicanes placées le long des parois verticales des gazogènes et dans le damier disposé sous le siège du four, l’air est obligé de suivre un parcours beaucoup plus considérable et égal dans toutes ses parties, avec la vitesse la plus faible possible en contact avec les parties chaudes des gazogèneset du four en les rafraîchissant et en rendant l’usure moins rapide.

lre PARTIE : LA FUSION DU VERRE

Des regards convenablement disposés permettent la visite et le nettoyage des chicanes et des canaux. L’air arrive dans le four à une température de 5 à 600°.

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