LANTERNE MAGIQUE
La boite de la lanterne, construite en fer-blanc, contient à l'intérieur une lampe à réflecteur concave en métal poli. Vis-à-vis de ce réflecteur est un tube composé de deux parties, dont l'une, mobile, C, D, rentre dans l'autre. L'extrémité du tube est armée d'une lentille plan convexe ou demi-boule c, tandis que dans l'autre se trouve une lentille biconvexe, d.
Fig. 57. — Lanterne magique.
Chaque plaque de verre, représentant un ou plusieurs sujets peints en couleurs très-transparentes, est poussée dans la rainure bb.
On comprendra que de cette lumière directe de la lampe se concentrant sur la lentille c, naît une lumière assez vive pour éclairer les plaques de verre, de telle sorte que les objets peints apparaissent d'autant plus visiblement sur la toile blanche P, Q, sppendue au mur, que cette dernière est placée dans une chambre totalement obscure.
La toile blanche sur laquelle les objets se dessinent
étant immobile, puisque nous venons de dire qu'elle est tendue sur le mur, on a dû chercher un moyen de varier la distance et la grandeur de l'image ; cet effet s'obtient en enfonçant plus ou moins la seconde partie du tube dans celle du premier qui est fixe.
Comme à aucune époque de l'histoire, même la plus ancienne, on n'a vu les hommes marcher sur la tête, les racines des arbres eh l'air et les animaux trottant sur le dos, le montreur de la lanterne détruit cet effet malséant en plaçant le sujet qu'il veut montrer sens dessus dessous. Renversé par les lois de l'optique, le sujet se trouve alors sur ses pieds 1.
Constatons maintenant les points de ressemblance entre la lanterne magique et les microscopes.