CHAPITRE NITT
Les Rythmes Lyriques
Un fait frappe tout d'abord le lecteur des liclo d'or et des Oulivado, c'est la rareté de l'alexandrin. Pour qui a l'habitude des recueils français, publiés du xvi® au xx° siècle, c’est un étonnement ; à celui qui réfléchit un instant le fait apparaît vite naturel, et même nécessaire.
L'alexandrin est un vers, si j'ose dire, intellectuel, un vers qui s’est affermi en France en même temps que l’humanisme, par une assimilation inconsciente avec l’hexamètre antique, un vers adopté par les classiques pour des raisons de noblesse et de belle tenue, accepté par les romantiques pour sa souplesse et sa puissance lyrique, aimé des Parnassiens pour sa possibilité de devenir rigide et marmoréen et que les symbolistes ne rejetèrent même pas, le trouvant plutôt trop court que trop longs, et le considérant comme une transition naturelle entre le vers classique et le vers libre tenté par eux. Pour toutes ces raisons, la fortune«de l’alexandrin fut magnifique pren trois siècles de littérature française.
Mistral sans doute ne l’ignore pas, mais ce n’est pas de la littérature française qu’il se réclame spéciale-
"OL. 2, ) nie:
as :
a Ci
Fe
2 A AS SR See au