‹ La veuve à la modeChapitre 6 sur 50 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

Villenaine et Donneau de Visé ne font qu'un seul et même auteur, il suffit de lire ce passage de l'intéressante notice que de Visé a consacrée à Molière et à ses œuvres dans le recueil de Nouvelles nouvelles (Paris, Gabriel Quinet, iG63, 3 vol. in- 12) : « Il fit, après les Précieuses, le Cocu imaginaire, qui est, â mon sentiment et à celui de beaucoup d'autres, la meilleure de toutes ses pièces et la mieux écrite. Je ne vous en entretiendrai pas davantage, et je me contentera de vous faire savoir que vous en apprendrez beaucoup plus que je ne pourrois vous en dire, si vous vouliez prendre la peine de lire la prose que vous trouverez, dans l'imprimé, au-dessus de chaque scène. » Il n'y a qu'un auteur pour recommander ainsi son propre ouvrage sans se nommer.

Molière ne devait avoir que de bienveillantes intentions à l'égard de Donneau de Visé, qui lui avait décerné de grands éloges dans cette notice, la première qui avait été écrite et publiée sur ses comédies. Les critiques qui se mêlaient aux éloges ne servaient qu'à en constater mieux l'impartialité. Molière se trouvait donc tout porté pour faire un pacte d'alliance avec Donneau de Visé, qu'il enleva ainsi à l'Hôtel de Bourgogne; il se servit de lui d'abord, quand la

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