VI PRÉFACE
nyme du sieur de Neuf-Villenaine, auquel on attribuait les arguments du Cocu imaginaire, de Molière.
Dans la préface au lecteur de la Cocue imaginaire, réimprimée en 1662, on trouve des détails précieux et très flatteurs sur les premières pièces du fameux M. de Molière, et notamment sur le Cocu imaginaire, qui fut joué quarante fois de suite, malgré la saison d'été et le mariage du roi. Maupoint, qui a rassemblé dans sa Bibliothèque des théâtres, publiée en 1733, tant de documents exacts et nouveaux, n'hésite pas à dire : t La Cocue imaginaire, comédie de M. Donneau de Visé, en 1660. » L'on doit supposée que Molière n'avait pas vu de trop mauvais œil la représentation et la publication de la Cocue imaginaire, qui ne pouvait qu'exciter et raviver la curiosité du public à l'égard du Cocu imaginaire. Quant aux Arguments du prétendu sieur de Neuf- Villenaine sur cette comédie, ils étaient rédigés de manière à flatter Fauteur de la pièce, et Molière comprit que ces Arguments mettaient, pour ainsi dire, un éloge permanent à côté de son ouvrage. Il n'eut donc garde de les suppriner, et il autorisa Jean Ribou à les conserver dans toutes les éditions de cette comédie.
Pour être convaincu que le sieur de Neuf»