SCENE m
Mme DUPRÉ , BRULL^PHA-GOS.
BRULI--PHA-GOS.
Le seigneur Dupré est-il chez lui ?
3ime DUPRÉ.
Non, Monsieur, il vient de sortir.
BRULL-PHA-GOS.
Ah ! ah! moi qui venais lui parler pour affaire importante. {regardant madame Dupré.) Serait-ce là une de ses esclaves ?
jyjme DUPRE.
C'est tout comme ; je suis sa femme.
BRULL-PHA-GOS.
Eh ! mais , je ne le croyais pas marié.
( lo )
M'"'= DUPRÉ
Plût au ciel ! ... Je suis venue le retrouver.
BRULL-PliA-GOS , la regardant.
Ah! ah! vous êtes sa femme; et vous habiloz désormais ce pays : c'est fort heureux . . . pour nous. M'"'^ DUT»B^,, sèchement.
Et pourquoi.'*
BRULL-PHA-OOS.
Pourquoi.'' Parce qu'on ne sait pas ce qui peut arriver.... non pas que je le désire , ce cher Dupré, mais enfin, j'espère, en cas d'événement, que vous vous adresserez à moi.
M""^ DUPRÉ
Qui êtes-vous donc .^
BRULL-PHA-GOS,
Ali, Erull-Pha-Gos , courtier de commerce, commis feûtier , employé aux bûchers du Malabar.
M""^ DUPRÉ
Quelle est cette place-là ?
BRULL-PHA-GOS,
C'en est une, fort bonne dans ce pays, quand on a une certaine clientelle, et je puis me flatter d'êlre un des plus occupés. A propos de cela, oserais- je vous offrir des billets pour la cérémonie d'aujourd'hui.'' Elle sera superbe!.,, II y aura longtemps, je m'en vante, qu'on n'aura vu un spectacle aussi magnifique.
jl>nf DUPRÉ.
Qu'est-ce donc ?
BRULL-PHA-GOS,
Comment! vous n'en avez pas entendu parler?
M'"« DUPRÉ
Eh ! mon dieu non ; j'arrive.
RRULL-PHA-GOS,
Vous ne pouviez pas mieux tomber : c'est la veuve du vieil Amrou , la jeune Zéila , qui doit se brûler.
JVinr JJUPRÉ,
Comment, se brûler! et pour quelle raison .''
BRULL-pflA-GOS.
Je vous l'ai dii ; parce îjuc son- mari est mort.