CATHERINE, PHILIPPE
Catherine (à part, regardant sortir Frédéric). Il nous trompait ! Philippe avait raison.
Philippe chantonnant comme un homme un peu en train) Tra, la la la la la la !
Catherine. Philippe !.. (Le regardant ) Mais on dirait...
Philippe. Que je suis un peu... ça se pourrait, que veux lu?., si tu nous avais versé de ta propre maiu , on aurait compté les coups ; mais
dam ! là-bas, c’est pas ça , chacun sa tournée... Et alors, (regardant autour de lui) et alors, je viens chercher ma pipe... tous les amis fument... N n’y a que moi qui ne fume pas .. on dit que c’est toi qui me l’as défendu... ça me donne l’air Pinchon . je veux fumer... (Il cherche sa pipe des yeux.)
Catherine. Tii vas encore sortir... me quitter I.. c’est geutil ! ..
Philippe ( cherchant ). Où diable est-elle donc?... Ali ! et mon sac que j'oubliais pour Mulot ! (Il entre dans un calinet à gauche.)
Catherine. Son sac!... pour Mulot... que veut-il faire? (à Philippe gui rentre avec un sac de soldat, et un bonnet de police qu'il met sur la table) Pourquoi prends-tu tout cela ?...
Philippe. C’est pour Mulot qui m’a prié de lui arranger.
Catherine. Mulot !...
Philippe ( visitant te sac). Eh bien ! oui .. là... Mulot, à qui tu refuses ta nièce., que tu as chassé de chez toi et qui est en train de s'engager riiez M. le maire ( mouvement de Catherine...) comme je me suis engagé il v a quatre ans , quand tu m’as préféré cet anima! de Pinchon... (faisant te salut militaire) qui ne fumait pas lui... ( entre ses dents) et qui me fait fumer aujourd’hui, le gueux.
Catherine (avec émotion). Mulot s'engage...
et tu ne t’y opposes pas ! lu vas le laisser partir, comme ça, lui, ton filleul ?
Philippe. Qu'est-ce que tu veux! Il raffole de sa Pcrriue... il aime mieux aller se faire tuer que de la voir donner à un autre.
Catherine. Et je ne le veux pas... Dis lui ça... Par exemple !... s’engager... s'exposer... un garçon qui était pour ainsi dire de la famille, que nous avons vu élever avec nous... ça ne sera pas... j’irai plutôt trouver le maire.
Philippe ( à part). Allons, allons, mauvaise télé... mais excellent cœur! Il y a de la ressource. (Il va pour endosser te sac.)
Catherine. C'est décidé? tu vas me laisser encore seule ?
Philippe. Seule ? tu n'étais pas seule... tu avais de la société... et moi aussi ..
(Il fait un pas vers la porte. )
Catherine. Tu ne sortiras pas...
Philippe. A moins que tu ne m’enfermes...
Catherine. Tu ne sortiras pas...
Philippe. C’est ce que nous verrons...
(Hianl. ) Je suis entêté aussi!...
Catherine. Oui .. je m'en suis aperçue... et tu u’as pas perdu de temps pour le montrer tel que tu es... ça te gênait trop d’être soumis, complaisant, pendant que tu me faisais la cour... et jusqu’à ce matin encore... avant d’allerà la mairie... Tu as vite repris ta revanche!..
Philippe. Soumis!... ça peut être une qualité pour un prétendu... mais un mari soumis, c’est un corm... (se reprenant ) mais non, ca rime trop avec Pinchon...
Catherine. C’est-à-dire que tu m'as caché