H LA VEUVE
tes défauts, pour devenir mon mari... et après...
Philippe Après?... je t’aime comme avant...
et e’est pour ça que je ne rett.r pas.
Catherine. Jene veux pas! encore!
Philippe. Mais les amis m’attendent... et Mulot... Et le Frédéric...
Catherine (Je retenant). Ah! je me souviendrai du jour de notre mariage... il est joli... (Elle ïambe assise sur une chaise , pleurant presque.)
Philippe A qui la faute?...
Catherine Pas à moi!...
Philippe. Pas à moi !...
Catherine (s'animant). Si , c’est toi !
Philippe. Non!...
Catherine. Si !...
Philippe Je te disque non!...
Catherine. Je te dis que si!...
Philippe (riant). Ali! ça va recommencer?
(Il ea pour sortir.)
Catherine. Je ne veux pas que tu sortes.
Philippe. Bon!... (Il ea /mur sortir.)
Catherine (pins doucement). Eli! bien, non... mais tu peux bien me donner un moment .. (lue veux-tu qu’on pense, si tu passes toute la journée hors de ta maison?...
Philippe (A part). Elle a dit ta maison!...
Catherine. On croirait que tu ne peux déjà plus te souffrir chez. toi...
Philippe (à part). Chez loi!... ( haut , mais dame! mais daine!
Catherine Allons, assieds-toi...
Philippe. On m'attend...
Cathehine (avec impatience). Eh bien!...
qu'on attende... (Il s’asseoit.) Est-ce que tu comptes passer désormais toutes les journées dehors ?
Philippe. Mais dam ! ce que j’en fais, c’est pour ne pas te contrarier...
Catherine. Ah! (EUe luiûte son sac.) c'est pour ne pas me contrarier!...
Philippe. Sans doute... puisqu'on ne peut ici ni recevoir ses amis, ni boire un verre de vin avec eux... ni jurer, ni fumer... j’irai prendre tous ces plaisirs-là dehors...
Catherine, (teste donc!...
Philippe. Je suis sflr qu’ils disent déjà là-bas que tu me retiens, que tu me défends de sortir... Ils m'appellent Pmehon II ... moi, un soldat... ea me vexe, ea m'humilie... et toi aussi, toi) ma femme!...' Et plutôt que de souffrir qu’on t’humilie, vois-tu ..
Catherinr (effrayée, le faisant rasseoir). 1 Mais non... mais non... ça ne m'humilie pas!... )
Philippe, Je tedis que si... l’honnear d’une femme vois-tu, c’est relui de son mari... et sitôt que le mari passe pour un imbécile... un être ridicule, et qu’on le montre nu doiitt. tout ce ridicule, toutes ces moqueries-là retombent sur la femme... On la méprise aussi...
Catherine (a part). 11 a raison!...