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L’insurrection dans les villes
Ainsi la prédominance, en France, de l’élément paysan ôte, chez nous, beaucoup de chances à la réussite d’une insurrection violente.
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Maïs ne peut-on pas réussir, dans des circonstances favorables, un mouvement révolutionnaire dans les villes ? Si on se trouvait avoir le concours des soldats, ne peut-on concevoir un succès assez général et rapide pour que les campagnes soient entraînées ? Si les gouvernants sont pris à l’improviste et n’ont pas le temps de mobiliser les paysans :
Admettons ! le paysan ne fera pas la révolution violente ! non seulement :l n’en prendra pas l'initiative, mais il répondrait aux appels de mobilisation.
Maïs si cette mobilisation n’a pas le
temps de se faire ! S’il y a tout de suite,
face à face, deux gouvernements ? Paris et Versailles ! Les villes révolutionnaires et les bourgeois désorganisés et en fuite?
Est-ce possible ?
Car enfin jamais les révolutionnaires n’ont compté faire la révolution par les
paysans ! Ils comptaient, au plus, sur leur sympathie. Nous venons de voir
qu’il n’est pas impossible de nous l’assurer.
Le problème de la révolution d’aujourd’hui, de l’imitation des bolcheviks, se pose donc ainsi : Pouvons-nous, ser-
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